04-03-09
Elections Européennes :
« COMMUNISTES » aura des
candidats partout
Notre
parti présentera dans toutes les régions des candidats aux élections
Européennes du 7 juin. Ils seront porteurs de notre mot d’ordre :
NON à l’Europe capitaliste.
Que recouvre ce mot d’ordre ? Quelle est notre conception des
relations en Europe ?
Qui est aux commandes de l’Union Européenne ?
Ce sont les grands groupes capitalistes qui ont la main mise sur l’Union
Européenne.
Dans le monde entier de grands ensemble capitalistes se sont formés et
se développent, En Amérique, en Asie, en Europe bien évidemment, demain en
Afrique…
L’Union Européenne actuelle comprend 27 pays avec 500 millions
d’habitants, soit un ensemble économique capitaliste de tout premier plan.
L’objectif de ses promoteurs est son renforcement permanent, économique
évidemment mais aussi politique ne l’oublions pas, pour la placer dans la
concurrence mondiale énorme entre les groupes multinationaux. Tout est fait
pour être centralisé économiquement et politiquement. On a vu les fusions
acquisitions galoper comme dans le monde entier ces dernières années. En 2007,
en Europe, elles ont augmenté de 73% sur 2006.
Dans cette Europe, les profits battent des records (voir nos articles à
ce sujet). Dans le même temps, on assiste dans chacun de ces pays aux
privatisations, à la casse des statuts et des conventions collectives, à la
réduction des dépenses publiques et sociales, aux fermetures d’entreprises, aux
délocalisations.
Avant la crise, il y avait en Europe 108 millions de travailleurs
précaires, 26 millions de travailleurs et travailleuses pauvres. Aujourd’hui
en Europe comme dans le monde, la crise du capitalisme est loin d’être
terminée. La récession gagne tous les pays. Des centaines de milliers d’emplois sont détruits. Le BIT (Bureau
International du travail) prévoit qu’en Europe il y aura 8 millions de chômeurs
supplémentaires en 2009. Mais les gouvernements de tous les pays, droite et
gauche confondus, donnent des centaines de millions d’euros pour aider les
banques et les grandes entreprises capitalistes.
L’Europe actuelle a été créée par les capitalistes pour les capitalistes. Le
premier acte a été la création de la communauté européenne du charbon de
l’acier en 1951 à l’initiative de Robert Schuman Ministre des finances d’alors.
Pour renforcer sa puissance, cet ensemble capitaliste a besoin :
*De s’élargir. C’est
ce qui s’est fait. De 9 pays, elle est passée à 15 puis à 27 pays aujourd’hui.
Ce n’est pas fini. Il est aujourd’hui question de l’étendre à l’Ukraine, la
Turquie, aux pays de l’ancienne Yougoslavie…
*De se structurer économiquement.
La libre circulation des capitaux et des hommes permet d’aller là où le
taux de profits peut être le plus élevé, les salariés exploités au moindre
coût.
L’Euro a été mis en place
en 2002 comme un outil pour le patronat pour lui permettre d’utiliser une main
d’œuvre mobile et flexible selon ses besoins, d’écraser les salaires. On le
voit fonctionner depuis 6 ans. C’est un outil puissant que patronat et
gouvernements utilisent pour casser les statuts, revenir sur les acquis
sociaux, réduire la protection sociale.
Il a servi au capital pour pratiquer une politique d’exportation de
capitaux et de délocalisation, de spéculation financière. On voit aujourd’hui
ce que valaient les discours sur l’Euro fort pour « remettre en cause
l’hégémonie du dollar ». L’Euro a joué un rôle complémentaire à celui du
dollar dans le développement de la crise du capitalisme.
L’euro est un outil conçu pour accélérer l’intégration
européenne, la désintégration des Etats nationaux.
* politiquement :
Déjà depuis des années, 90% des textes qui régissent notre pays émanent de
l’Union européenne : - réduction des dépenses publiques et sociales –
pénétration du secteur privé dans le public – réformes des universités, du
secteur santé… déficit budgétaire fixé à 3%.
Rappelons les étapes principales de l’intégration européenne : Après le traité de Rome, le traité de
Maastrich en 1992 – le pacte de stabilité en 1997 – le traité d’Amsterdam en
1998- le traité de Nice en 2000- l’euro en 2002 – le projet de constitution
européenne en 2005 (rejeté en France par le NON majoritaire) – et le
« traité simplifié » mis en place à Lisbonne en septembre 2007.
La logique d’intégration est appelée à couvrir de plus en plus de domaines et à
se substituer de plus en plus à la souveraineté nationale.
La disparition des nations est programmée
Les nations sont un handicap au renforcement au pouvoir capitaliste en Europe. La disparition
des Etats nationaux est un grand objectif.
La réforme du territoire français contenue dans le projet de la commission Balladur est prévue pour
être achevée en 2014. Elle est une adaptation des structures de la France à
l’Europe. Elle est une avancée vers l’éclatement de la nation :
disparition de milliers de communes- disparition des départements- regroupement
des régions à 14 ou 15 pour commencer- création de métropoles autour de 11
grandes villes, régions et métropoles directement liées à l’Europe.
L’autonomie des Universités privatisées, concurrentielles, la réforme
des hôpitaux régionalisés avec l’introduction du privé, la privatisation et le
regroupement des services publics fait partie intégrante de cette adaptation à
l’Europe capitaliste.
P. Mauroy 1er Ministre de François Mitterrand de 1981 à 1984
explicitait déjà dans un rapport qu’il fallait engager la refonte du territoire
français en liaison avec l’Europe.
L’Europe est une puissance militaire
C’est une puissance militaire énorme qui a une force d’action
rapide, prête à intervenir partout pour assurer la présence capitaliste,
faire régner l’ordre capitaliste dans un pays. Elle pourrait intervenir demain
contre les travailleurs de cette Europe en lutte.
Par ailleurs l’industrie d’armement est une source énorme de profits. La
France à elle seule a vendu en 2005, pour plus de 6 milliards de dollars
d’armement aux seuls pays en développement.
La perspective que nous défendons est à l’opposée des objectifs
capitalistes que nous combattons.
-Nous défendons l’indépendance nationale
Une véritable coopération pour le progrès ne peut exister que sur la
base du développement de chaque nation, du respect de la souveraineté de chaque
peuple. C’est pourquoi nous sommes contre tout traité, organisme ou
gouvernement supranational. Nous sommes pour des accords de coopérations
mutuellement avantageux qui respectent la souveraineté de chaque nation.
Il y a en France les moyens d’augmenter le SMIC, les salaires, les
pensions, qu’on peut développer l’emploi, les capacités industrielles, assurer
la santé pour tous, la retraite, développer une véritable politique publique
d’enseignement et de recherche. Nos objectifs participent de l’action pour le
développement économique et social de la nation française et des moyens
d’assurer son indépendance.
A Gauche comme à droite, en France, tous les partis politiques
s’inscrivent dans l’Europe Capitaliste.
Le PS a voté OUI à tous les traités européens. Il a été un artisan particulièrement
actif de la constitution de cette Europe capitaliste quand il a été au pouvoir
en France. Tous les autres partis de gauche et d’extrême gauche sont pour
l’Europe. Laisser croire que cette Europe pourrait devenir
« sociale » relève de la mystification.
Dans nos prochains articles, nous reviendrons sur ces questions.
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