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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°156 Semaine du 19 au 25
juillet 2010
D. Kessler patron d’une société
d’assurances est un des idéologues du patronat. Saluant l’élection de Sarkozy,
il s’était réjoui de la fin du programme du Conseil National de la Résistance écrit
pendant l’occupation de la France par les nazis et mis en œuvre à la libération.
Ce programme de progrès social et économique avait deux axes que le capitalisme
n’a jamais admis : la protection sociale de la naissance à la mort (sécurité
sociale, allocations familiales,
retraite) et économique avec la création
d’un fort secteur public et nationalisé qui lui ôtait une source de profit
considérable. Il n’a eu de cesse de le démanteler. C’est ce qu’ont fait tous
les gouvernements qui se sont succédés depuis 30 ans.
Ainsi après avoir remis au capital
des pans entiers de l’économie, le gouvernement poursuit son œuvre de casse
sociale.
D’abord la santé :
Sécurité sociale, retraite, plan hôpital
autant de mesures prises qui visent à liquider le service public et ouvrent au
privé de nouvelles sources de profit. Assurances, mutuelles, hôpitaux privés se
taillent des parts de marchés juteuses et sont bien décidés à en profiter au
maximum. A terme il y aura ceux qui pourront payer pour se soigner, pour les
autres……
Ensuite sous le prétexte de l’ouverture
à la concurrence dans les chemins de fer, la privatisation est déjà une réalité
dans le fret. Elle va le devenir dans le transport voyageurs et régional. Les
projets sont prêts, seule la lutte des cheminots et des usagers retarde leur
mise en œuvre.
Enfin après avoir privatisé GDF, c’est
au tour d’EDF d’être vendue par tranches. Le gouvernement se couche devant les
exigences de Bruxelles qui n’a rien à refuser au capitalisme international. Une
loi dite de la nouvelle organisation du marché de l’électricité (Nome) est
discutée au Sénat. Un sénateur UMP propose d’ouvrir le capital des centrales
nucléaires au privé à hauteur de 10 à 20%. L’Allemand E. ON se déclare très intéressé,
d’autres sont prêts à suivre. Avec
la remise sur le marché de la concession des barrages hydro-électriques, ce sont
donc des pans entiers d’installations financées par les usagers français qui
risquent d’être remis au privé.
Arrêtons là l’énumération !
Ce que veut le capitalisme c’est le contrôle pour son profit de l’ensemble des
activités humaines. Il ne faut pas
compter sur les partis politiques de droite comme de gauche pour agir contre
cette politique. Ils sont tous d’accord avec l’économie capitaliste.
Avec Communistes ne laissons pas
faire.
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