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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°157 Semaine du 26
juillet au 01 août 2010
« C’est une véritable
guerre que nous allons livrer aux trafiquants et aux délinquants » a déclaré Sarkozy le 21
juillet. Ce n’est pas la première fois que le mot : « guerre » est utilisé par
les hommes du pouvoir pour qualifier la lutte contre la délinquance et … les révoltes
urbaines, faisant ainsi un amalgame entre les véritables délinquants et les
jeunes qui se révoltent contre le sort funeste qui leur est réservé par la
politique du capital. Ce mot est utilisé chaque fois que s’enflamment des
banlieues à la suite d’incidents avec la police. Cela fut le cas en 2005 et
plus récemment à Villeneuve en Isère. Nous avons déjà donné notre analyse sur
ces émeutes urbaines et sur leurs causes profondes (voir
notre article publié sur ce site en 2005 : « La colère des
jeunes »). Le
cas de Villeneuve n’échappe pas à cette analyse. Dans les cités concernées, 30%
de la population est au chômage dont 50% des jeunes qui vivent sans
perspective. Dans ces conditions, Sarkozy et le pouvoir ont-ils déclaré la
guerre au chômage, à la surexploitation, à l’enrichissement sans limite des
gros capitalistes ? Non, ils réservent le mot : « guerre » à une catégorie
bien précise de problèmes et qui renvoient à la misère imposée à des millions
de citoyens. C’est le pouvoir et le patronat, les sbires à leur service, qui
ont besoin de la violence, comme c’est le cas à Strasbourg chez Général Motor
pour imposer une reddition en rase campagne aux salariés et à leur syndicat CGT
qui refusent les reculs sociaux. Combattre la misère et le chômage passe par
une lutte résolue contre le capital et non par la recherche d’un consensus
politique comme le font les élus de gauche comme de droite autour de la
question sécuritaire.
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