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Comité National 05-06-2010 – rapport introductif
Le 27 mai des centaines de milliers de salariés ont fait grève et ont
manifesté dans tout le pays. Des millions d’autres salariés soutiennent leur
action.
Ils ont exprimé fort leur mécontentement, le refus des reculs sociaux
que le pouvoir voudrait leur imposer.
Dans le même temps des luttes nombreuses ont lieu dans les entreprises
pour les salaires, l’emploi. Cette journée du 27 mai a été puissante
mais pas assez pour faire reculer le pouvoir.
Il faut
aller beaucoup plus loin, il faut frapper beaucoup
plus fort, développer un mouvement de lutte plus large, plus puissant, pour
mettre en échec leurs plans.
Aujourd’hui plus que jamais, ce qui manque c’est un mot d’ordre
d’action clair qui aide les salariés à agir efficacement.
Les dirigeants des centrales syndicales se sont senties tenus de
proposer une nouvelle journée de mobilisation avant les vacances, le 24 juin
(le projet de loi du gouvernement sur les retraites doit être rendu public le
18 juin). Après le 27 mai, ils ne pouvaient pas faire moins tant le
mécontentement est grand.
Le communiqué des syndicats CGT – CFDT –FSU – CFTC – Solidaires – UNSA,
parle « d’incertitude et d’inquiétude sur les véritables intentions du
gouvernement ». Pourtant son objectif est clair et connu. Ils veulent
faire travailler de plus en plus longtemps, casser le système des retraites. Le
capital ne veut plus payer.
Les organisations annoncent qu’elles se réuniront le 14 juin après le
congrès de la CFDT, pour fixer les modalités de la journée du 24 juin. Est-ce
que c’est la CFDT qui va fixer une ligne d’action pour tous ?
Chérèque, le 31 mai, le soir même de la réunion des organisations, a
redit à FR3 ce qu’il avait exposé déjà dans son interview au journal « Les
Echos » à la veille du 27 mai : questionné sur le congrès de la CFDT
(du 7 au 12 juin) il répond « que son syndicat va discuter des conditions
dans lesquelles il peut accepter un allongement de la durée de cotisation et
qu’il poursuivra ses réflexions sur la fusion à terme des différents régimes,
ce qui porte en germe la question d’une réforme systémique ». C’est clair,
non ?
Ces tergiversations, les diversions démagogiques comme celle de FO qui
n’a pas participé au 27 mai mais appelle à une grève le 15 juin, sont des
obstacles de taille au développement du mouvement revendicatif. Le gouvernement
et le capital en profitent.
Il faut que
l’exigence de l’action s’exprime de plus en plus fort. D’abord, pour préparer
une grande journée de grève et de manifestations le 24 juin.
C’est seulement la lutte sans ambiguïté contre le capital, rejetant les
fausses solutions d’où qu’elles viennent qui changera les choses.
Car, pour
le capital, les mesures prises contre les travailleurs et le peuple ne sont
qu’un début ! Aller plus loin c’est pour lui
un besoin impérieux, lié à sa nature même. Il a besoin de faire baisser
toujours plus le prix de la force de travail, directe ou indirecte, sous toutes
les formes. Il veut pousser l’exploitation des peuples au maximum.
En France 680.000 emplois ont été détruits depuis 2008. Les
destructions massives d’emplois continuent : 10.000 au premier trimestre
2010, le chômage repart à la hausse. La productivité est augmentée.
Il y a la réforme des retraites, du système de santé et de la Sécurité
Sociale, de l’enseignement et de la recherche, la réduction massive des emplois
publics, des crédits affectés à l’aide publique, le blocage des salaires,
l’achèvement des privatisations. Tout est livré au capital avec comme
conséquence la casse des statuts et dans cette course au profit et à la
compétitivité capitaliste des augmentations de prix considérables : le gaz
a été augmenté de 11,4% le 1er avril, il le sera de 4,5% le 1er
juillet, EDF veut augmenter de 11,4% en 2010 et 3,5% les années suivantes,
augmentation des transports etc…
Tous les
gouvernements de tous les pays capitalistes du monde, droite ou
sociaux-démocrates et leurs alliés ont le même programme : tout pour le
capital. On peut le voir en
Europe :
Papandréou socialiste, Merkel droite, Zapatero socialiste, Cameron
droite qui vient de succéder à Brown socialiste, Socrates au Portugal
socialiste, Sarkozy droite… Ils ont tous établi des plans d’austérité maximum pour
répondre à l’exigence du capitalisme dans leur pays.
Ils ont d’ailleurs tous depuis 2008 début de la crise actuelle, injecté
des centaines de milliards d’argent public pour venir au secours des banques,
des multinationales, pour relancer le capital. Et ça continue de plus belle.
-En France : 428 milliards d’euros ont été prêtés à 1% pour
renflouer les banques et les grandes entreprises.
-En Europe 1.200 milliards. Dans le monde 4.000 milliards de dollars.
-En Avril 2010 ce sont 750 milliards que les gouvernements européens
ont alloués aux états trop endettés pour payer les banques, les marchés
financiers qui spéculent sur les dettes des états. Les gouvernements
s’endettent pour le capital et font payer les peuples.
Aujourd’hui la Banque Européenne (BCE) prête à 1% aux banques des pays
européens. 27 banques des pays les plus endettés (Portugal, Grèce, Espagne) ont
demandé un prêt. Les grandes banques comme la BNP font de solides profits,
elles ne connaissent pas de problèmes.
Il y a de
l’argent, beaucoup d’argent. Par exemple :
En France, on nous dit :
-Le montant de la dette publique est de 1.639 milliards d’euros – c’est
83,2% du PIB qui est de 1.970 milliards
-En 2010 le déficit est de 158 milliards – 9,5% du PIB
Il faut savoir que la dette publique de la France est détenue à 67% par
les banques, assurances et fonds étrangers. Elle génère une charge d’intérêts
de 37,9 milliards.
Mais pourtant il y a de l’argent, beaucoup d’argent. Où va-t-il ? A qui
profite-t-il ?
-En 2009 les entreprises ont bénéficié de 140 milliards d’euros
d’exonérations de cotisations sociales patronales, taxe professionnelle et
autres cadeaux fiscaux.
-Les produits financiers des entreprises et des sociétés financières
échappent totalement aux cotisations sociales, car ne paient de cotisations que
les revenus du travail. En 2009 la part des revenus du travail n’est que de
10,3% du revenu total des entreprises non financières et de 3,6% pour les
sociétés financières. Le manque à gagner de cotisations sociales en 2009
est :
*pour les entreprises non financières de 70 milliards
*pour les entreprises financières de 46 milliards
Total : 116 milliards par an de cadeaux supplémentaires aux
entreprises
Ajoutons les fonds publics injectés pour la relance capitaliste :
428 milliards en 2008 et la participation de la France au fond européen :
111 milliards.
-Les chiffres d’affaires des entreprises du CAC 40 ont progressé de
5,43% au premier trimestre 2010. « Nous avons enregistré un niveau
historique » vient de déclarer le PDG d’Alstom. Les instituts économiques
prévoient une hausse de 30% des profits cette année.
En 2009, les salariés français ont produit 922 milliards d’euros de
richesses. 242 ont été distribués aux actionnaires, 212 seulement ont été
investis dans la production.
Il y a de l’argent pour payer à la fois de bonnes retraites, un bon
système de santé, pour l’enseignement, pour augmenter les salaires…
Répétons-le, il ne faut pas entrer dans ce faux débat
qu’on veut imposer : l’allongement de la vie, le déficit, les dettes de la
France etc … nous contraindraient à des
restrictions.
Il y a de
l’argent. L’unique question est que c’est le capitalisme qui en dispose ! Et on sait ce qu’il en fait : accroître toujours plus son taux de
profit, baisser encore et toujours le prix de la force de travail.
Des sommes colossales se promènent dans le monde.
Le PIB mondial officiel (donc sujet à caution) est de 55.000 milliards
de dollars.
Le montant des actifs gérés en 2008 par les fonds de pensions, les
sociétés d’assurances, les fonds de placement, les Hedges founds (fonds hyper
spéculatifs dont le but est de faire de l’argent à court terme) est 75.000
milliards de dollars. C’est 150% du montant des richesses crées dans le monde.
Il a plus que doublé en 10 ans. En France, le montant des actifs de tous ces
fonds représente 257% du PIB, soit 5.000 milliards de dollars.
La spéculation repart de plus belle depuis 2008 profitant de la crise
et des fonds publics. La revue financière « Capital » explique que
les milliards prêtés aux banques par les états (au taux de 1%) leur ont permis
de spéculer à tour de bras. La manne des spéculateurs représentait fin 2009,
10.864 milliards de dollars- contre 3.285 en 2.000- soit 20% du PIB mondial. Il
y a 9.000 hedges Funds dans le monde et il s’en crée chaque semaine.
Aujourd’hui, 3 milliards de dollars circulent chaque jour dans le monde
par-dessus les frontières sans le moindre prélèvement d’impôts. Seulement moins
de 2% de cette somme servent directement au commerce mondial et aux
investissements productifs. Plus de 98% servent à des opérations spéculatives
principalement sur les monnaies, sur les titres de la dette, sur les matières
premières.
Le
capitalisme, c’est ça ! Son mode de fonctionnement, c’est ça et rien
d’autre !
Parler de « limiter » ou « d’encadrer » les
spéculateurs comme le font le PS, le Front de gauche, le PCF, le NPA et
d’autres est une duperie.
Il n’y a pas de financiers vertueux. La spéculation c’est l’existence
même du capitalisme. On peut citer pour mémoire une des premières spéculations
connues qui s’est développée au début du 17ème siècle – en 1637- en
Hollande ou les Hollandais découvrent… les tulipes ! Rares, elles se
vendent très cher. Les prix montent. Une poignée d’investisseurs repèrent un marché prometteur, d’autres
les imitent, les prix montent (un seul bulbe valait le prix d’un immeuble à
Amsterdam). Lorsqu’ils réalisent qu’ils sont allés trop loin, ils revendent
tous ensemble leur part. Résultat les prix s’effondrent, ils sont ruinés. C’est
la première bulle financière, mais qui n’est en rien comparable avec ce qui se
passe aujourd’hui.
Pascal Salin, professeur d’économie, écrit dans le « Figaro
Magazine » : « spéculer c’est imaginer l’économie. Certains se
spécialisent dans la production industrielle, d’autres dans la prise en charge de risques et espèrent bien
recevoir un gain pour le service rendu aux premiers ».
La
soi-disant « bonne gestion » du capitalisme n’existe pas. Il n’y a
que la lutte qui puisse atténuer les effets de son exploitation.
En 2009 les dépenses militaires mondiales ont été de 1.531 milliards de dollars, en augmentation de 5,9 sur
2008. En 10 ans, elles ont augmenté de plus de 50%. La France est en 3ème
position avec 63,9 milliards.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Chine et le Japon
totalisent 63% des dépenses militaires mondiales. Israël figure dans le peloton
de tête.
Outre le gâchis de ces milliards détournés du développement humain, les
capitalistes unis pour exploiter les peuples se livrent une guerre sans merci
pour la conquête des marchés, l’exploitation des ressources, pour la domination
économique et politique dans le monde, une concurrence qui va jusqu’à la
guerre, on le voit au Moyen-Orient, en Afrique et ailleurs. Les dangers de
guerre sont permanents.
La conférence sur le traité de non-prolifération des armes nucléaires
(TNP) qui se tient tous les cinq ans s’est tenue le 28 mai. 189 pays
signataires y participaient. Israël, l’Inde et le Pakistan ne sont pas
signataires.
Israël qui, fort de
l’impunité, du soutien des USA, de l’Europe, a organisé lundi une véritable
opération de guerre qui a fait au moins 9 morts et 45 blessés, contre le convoi
humanitaire destiné à Gaza.
La conférence s’est terminée par un texte hybride qui ne fait en rien
reculer l’armement nucléaire, ni les dangers de guerre. Israël n’est pas mentionnée dans le
texte car les USA qui se sont ralliés au texte parce qu’ils doivent tenir
compte de l’évolution du rapport des forces, du poids de la Chine, du Brésil, des pays arabes, s’y sont opposés et
ont été suivis par une majorité d’autres pays.
Israël qui colonise la Palestine depuis plus de 40 ans, qui assassine
le peuple palestinien (rappelons nous l’offensive de guerre sur Gaza, il y a un
an) qui impose le blocus, a été admis la semaine dernière comme si de rien
n’était à l’OCDE (organisme pour la coopération et le développement).
Après son
opération de guerre contre les pacifistes lundi, l’indignation est montée de
partout. Que font les Etats ?
Le Conseil
de sécurité de l’ONU s’est contenté de demander une commission d’enquête. Une
commission d’enquête pour faire quoi ? Israël organise une attaque
militaire meurtrière contre la flottille pacifiste et on va chercher qui est
responsable ? Selon les
diplomates, les Etats-Unis, traditionnels protecteurs d’Israël à l’ONU, ont
bataillé ferme avec la Turquie, rédactrice du texte, pendant des discussions
qui ont duré plus de douze heures, pour éviter une déclaration plus dure à
l’égard d’Israël. Ils ont ainsi obtenu que l’appel ne demande pas une enquête
« indépendante » jugeant qu’Israël était à même de la mener lui-même.
Ainsi, comme toujours complices d’Israël, ils l’incitent à continuer
ses crimes, à tenir un peuple sous sa domination.
L’Etat d’Israël doit être condamné, il doit cesser ses exactions,
l’oppression du peuple Palestinien. Il faut exiger la levée immédiate du
blocus.
Et, ainsi que nous l’avons redis dans notre communiqué : pour
contraindre Israël à évacuer les territoires palestiniens, pour que le peuple
palestinien puisse construire un Etat libre et indépendant, il faut prendre les
sanctions qui s’imposent, mettre l’Etat d’Israël au banc des nations. Nous exigeons que la France rompe ses
relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël.
Le monde
d’aujourd’hui ce sont les possibilités
gigantesques de développement économique, scientifique, culturel, un
développement formidable des moyens de communication.
Le capitalisme capte par tous les moyens ces outils de libération
humaine pour développer l’exploitation des hommes, pour des destructions
humaines par les guerres.
Un milliard d’êtres humains souffrent de la faim.
Les régressions sociales sont programmées dans tous les pays
capitalistes du monde.
Le capitalisme détient les moyens de production et la maîtrise des
moyens financiers. Le capitalisme n’a de cesse d’étendre son emprise partout et
sur toute la vie.
La concurrence capitaliste est sans merci, d’autant plus vive que le
développement inégal du capitalisme dans le monde redistribue les cartes de
l’économie mondiale et du poids politique des pays.
Les pays d’Asie, d’Amérique Latine, d’Afrique ont représenté en 2009,
52% de la production mondiale, contre 48% pour les pays « avancés ».
La Chine avec 10% de croissance représente 8% du PIB mondial, derrière
les USA et juste derrière le Japon 8,5%. D’ici 2020, le Brésil, la Russie et
l’Inde auront dépassé la Grande-Bretagne et talonneront l’Allemagne.
Il est prévu que l’Afrique qui frôlera 7% de croissance en 20l0, passe
de 1 milliard d’habitants à 2 milliards en 2050.
La Turquie dont le taux de croissance est proche de celui de la Chine,
la Turquie alliée de toujours des USA est en train de s’en détacher pour se
tourner vers les pays Arabes et l’Asie. Elle aspire à jouer un rôle important
au Moyen-Orient. Ce qui vient de se passer avec Israël le confirme.
Les 15 premières multinationales de production ont leur siège aux USA,
au Japon, en Chine, en France, en Allemagne, en Italie. Le capital de chacune
va de 114 à 396 milliards de dollars.
La nature
du capitalisme ne changera pas, on ne peut ni l’aménager, ni le réformer. Ou on
le combat, ou on l’intègre et il vous mange.
L’affrontement capital – travail est au maximum dans le monde
aujourd’hui.
La lutte de
classe est un fait incontournable.
Il faut combattre le capitalisme sans relâche, jusqu’à l’abattre, lui
enlever les moyens de production et les moyens politiques et construire une
société socialiste au service du peuple.
Mais nous n’attendons pas l’arme au pied l’arrivée d’un quelconque
grand soir.
Dès maintenant en le combattant sans ambiguïté on peut le faire
reculer, arracher des conquêtes sociales, certaines très importantes comme ce
fut le cas en 1936, en 1945, en 1968.
Toute l’histoire de notre pays prouve que, si seule la lutte peut
changer des choses, la lutte ample, résolue, peut donner de grands résultats.
Dans d’autres pays, les
salariés, les peuples développent des actions contre les plans des
gouvernements, en Grèce, en Espagne, au Portugal. Nous les suivons
attentivement.
Tous les peuples sont confrontés au même ennemi, le capital. Tous ont
les mêmes intérêts à défendre.
Pour tous, il n’y a qu’un chemin : la lutte.
C’est en
développant la lutte sans relâche, chacun dans notre pays que nous les ferons
reculer.
Nous sommes tous solidaires. La lutte de chacun est une aide pour les
salariés des autres pays.
Que font
les partis politiques en France
-La Droite gouverne.
-Le FN est en embuscade. Il surfe sur les difficultés sociales pour développer
sa démagogie. On a même entendu Marine Le Pen dire qu’elle est pour la retraite
à 60 ans ! alors que le FN prône la retraite à 75 ans dans son programme.
-Quant à ceux qui se présentent comme l’alternative à Sarkozy en 2012,
le PS et ses alliés – PCF – Front de Gauche – Vert – NPA… Ils ont tous un point
commun : ils se situent tous dans le capitalisme comme seul horizon. Aucun
ne veut l’abattre et construire le socialisme. Ils veulent tous plus ou moins
l’aménager, le moraliser. Ils en appellent tous à l’Europe – capitaliste – aux
solutions européennes.
Le PS vient de tenir sa convention et de lancer sa campagne.
Il n’a pas de programme pour changer la politique actuelle, pas de
programme révolutionnaire.
Par ex. les retraites : il discourt sur le maintien de l’âge légal
à 60 ans, mais Chérèque se réjouit que le PS ait accepté la réforme de 2003 qui
allonge la durée de cotisation et qu’il soit pour la retraite à la carte. Le PS
précise d’ailleurs que la réforme ne peut pas être indolore pour les salariés
mais qu’elle doit être équilibrée, que les efforts doivent être partagés.
Le PS est là comme toujours pour gérer les intérêts du capital et plus
on approchera de 2012 plus cela s’affirmera.
M. Aubry dans un article commun avec Rassmussen, président du PS
européen affirme dans
« Libération »: « la solution à la crise n’est pas de chercher
des boucs émissaires mais de retrouver le volontarisme qui a fait
l’Europe ».
Pour détourner l’attention du contenu de son programme, le PS lance un
grand spectacle : des primaires entre ses futurs candidats, ouverts même aux
non-adhérents PS « pour la somme de 1 euro de participation ! ».
C’est de la politique spectacle, comme le sont les joutes verbales avec
Sarkozy.
Candidats, M. Aubry, Strauss-Kahn, Hollande, Valls, S. Royal,
Montebourg…l’un ou l’autre, le capital peut dormir tranquille, ils se
ressemblent tous.
Le PCF cherche à exister dans le Front de gauche. Il veut tâcher de garder
ses élus et est prêt comme toujours à s’allier au PS.
On peut lire dans « l’Humanité » à propos du programme du
PS : « Ce projet est un retour aux fondamentaux de gauche… Le PS
ne craint plus d’utiliser des termes marxistes. Preuve de l’influence de la
gauche du Parti… » ! (il faut bien justifier l’alliance).
Le PCF en appelle à l’Europe. Il organise un forum sur l’Europe
nouvelle. Il estime que la gauche européenne doit proposer une alternative pour
une Europe nouvelle qui profite aux peuples, sociale et solidaire. Sans doute
a-t-il en vue l’exemple probant de Papandréou, Zapatero et Socrates, les
socialistes qui mettent en œuvre dans leur pays des plans draconiens
d’austérité pour leur peuple, en pleine osmose avec l’Europe !
Mélenchon
du parti de gauche qui brigue la place de candidat
du Front de gauche en 2012, explique qu’il se désistera au 2ème tour
pour le PS mais attention, il veut que ce ne soit pas Strauss-Kahn car ce
serait dur. Martine Aubry c’est complètement différent, c’est bien.
Le NPA lui aussi par la voix de Besancenot et Grond estime qu’une Europe sociale,
solidaire, écologique est nécessaire. Il veut battre la droite. Il est prêt à
se désister pour le PS au 2ème tour mais si c’est Strauss-Kahn ce ne
sera pas automatique.
Ce genre de manœuvres va se développer de plus en plus.
Un hebdomadaire rappelait récemment une réflexion de feu Philippe
Seguin : « la droite et la gauche sont deux détaillants qui ont le
même grossiste l’Europe ». On pourrait dire aussi « deux détaillants
d’un même grossiste, le capital ».
Il faut combattre toutes les fausses solutions, refuser d’aller dans
les voies de garages sur lesquelles ils voudraient entraîner les salariés.
Ils sont tous dans un consensus capitaliste. Il faut le combattre.
C’est à ce prix que les choses changeront.
Dans cette
période, la lutte de classe va se développer.
Nous savons
que pour qu’elle s’élargisse contre le capitalisme et le fasse reculer, il faut
qu’elle soit consciente et ne se laisse pas détourner.
La bataille idéologique est énorme, les moyens mis en œuvre par ceux
qui veulent réduire la lutte de
classe ou la détourner de son objectif ne manquent pas. Ils se sont déjà
beaucoup amplifiés et vont aller en s’amplifiant encore.
Il est plus que jamais indispensable pour donner force au mouvement de
lutte, de développer la conscience révolutionnaire.
Nous sommes le seul parti révolutionnaire aujourd’hui en France. Nous
sommes les seuls qui ayons une analyse basée sur la théorie révolutionnaire
marxiste qui nous apporte la connaissance du capitalisme et nous permet de
jouer le rôle d’Avant-garde indispensable dans la lutte.
Lénine dans
un ouvrage sur Marx et Engels explique que :
« Pour briser la résistance des classes capitalistes, il n’y a
qu’un moyen : trouver dans la société même qui nous entoure, puis éduquer
et organiser pour la lutte, les forces qui peuvent et doivent de par leur
situation sociale, devenir la force capable de balayer le vieux monde et de
créer le nouveau ».
C’est le but et le rôle de notre parti.
Nous avons
décidé avec la préparation et le déroulement de notre 5ème congrès
de nous fixer l’objectif de franchir une nouvelle étape dans notre activité et
notre organisation.
Tout ne dépend pas de nous, mais nous pouvons modifier beaucoup de
choses si nous déployons encore plus notre activité partout.
Nous le constatons, de plus en plus de salariés, des jeunes
s’interrogent, ils cherchent où aller, comment faire, avec qui.
La donnée nouvelle aujourd’hui, c’est qu’il y a une très grande place
pour déployer notre politique.
Dans les entreprises, les facultés, les quartiers, nombreux sont ceux
qui suivent notre activité avec intérêt. Notre site est lu et rencontre un écho
important.
Beaucoup de chose se font, il y a des résultats. Chacun est conscient
que si nous développons encore nos initiatives, nous aurons des résultats car
cela répond à une attente.
Aujourd’hui
faisons le point : Où en sommes nous dans notre activité ? Quels
résultats, quels obstacles, comment avancer plus vite ?
Nous avons mis en route les décisions du Comité National pour aider au
déploiement de notre activité.
Le collectif propagande, pour travailler à en améliorer le contenu et la diffusion – avec le
site, le journal, les tracts – a tenu une réunion téléphonée. Les choses
commencent à se mettre en place, l’hebdo du site s’améliore. Il faut évidemment
aller plus loin. Les camarades diront où ils en sont.
Le collectif pour les finances a aussi tenu sa première réunion téléphonée. Vous avez eu un
compte-rendu. Il a commencé à évaluer les besoins, pour l’activité, la campagne
des cantonales de 2011 où nous voulons présenter le maximum de candidats. Des
discussions sont en route avec les départements pour réfléchir ensemble comment
développer une réelle bataille financière.
Un collectif démarre pour aider au recrutement, aux initiatives pour élargir notre implantation. Il faut redire
combien chaque adhérent à COMMUNISTES où qu’il soit, est important, combien il
est précieux pour notre parti. C’est par lui que progressent les idées
révolutionnaires. Des adhésions se font, il faut s’en occuper pour en faire de
plus nombreuses.
Notre activité se développe, elle peut se développer bien plus. La
situation nous impose d’accélérer ce mouvement.
Pour déployer toute cette activité, la formation des militants, les
stages doivent se poursuivre.
De même la réunion régulière des adhérents pour débattre de la
situation politique, décider de nos initiatives, est indispensable.
C’est en
déployant toute cette activité que nous préparerons notre congrès des 26 et 27
novembre prochain.
Nous devons déjà veiller à la participation la plus large possible des
camarades des entreprises, des quartiers populaires, des jeunes, des femmes à
notre congrès qui sera le lieu d’un très grand échange politique et
d’expériences et prendra les décisions pour porter notre parti en avant.
Où en sommes-nous, comment avancer plus vite, nous déployer partout.
Discutons de tout cela aujourd’hui.
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