Retour à l’accueil

 

 

 

 

Comité National du 09-12-2017 – Discussion

 

 

* Une camarade de Paris. Comme prévu Macron attaque tous les secteurs de la vie nationale pour répondre aux exigences du capital. Le journal financier « Les Echos », exprime la satisfaction des capitalistes : « la confiance retrouvée des milieux économiques » et en même temps leur inquiétude « la confiance des ménages n’est pas là »  Rien n’est joué. En effet, le mécontentement est de plus en plus général, il y a des luttes partout dans les entreprises, il y a eu  de premières journée nationales. Il faut  aller beaucoup plus loin, développer la lutte tous ensemble pour les faire reculer. La lutte de classe est très rude entre le capital et le travail. Nous devons  bien monter que partout dans le monde, le capitalisme exploite pour le profit, qu’il fait des guerres pour dominer, que la lutte de classe est indispensable. Si la lutte est rude, il faut aussi rappeler que la lutte de classe a imposé des revendications, des conquêtes sociales très importantes ( celles qu’ils veulent reprendre) et que la lutte aujourd’hui doit les faire reculer.

*Un camarade de la Somme. Parle de la situation dans son département. Il souligne que la misère s’étend, s’installe partout. Quand on discute avec les gens ; ils expriment leurs difficultés de plus en plus grandes. Ils se battent mais ils s’interrogent «  comment sortir de cette situation » ils ne croient plus à ce qu’ils nomment : les luttes « à répétition ». La situation s’aggrave  dans les entreprises pour les salariés, de nombreuses entreprises ferment.

*Une camarade de Loire Atlantique, explique qu’il y a des luttes qui se mènent actuellement dans plusieurs entreprises. Il y a chez les salariés, le désir de manifestations importantes qui marquent mais en même temps le sentiment que la mobilisation n’est pas à la hauteur de ce qu’il faudrait.

Elle donne des exemples de lutte : dans l’industrie où il y a plus de 50% d’intérimaires. Il y a eu plusieurs grèves – avec 80% de grévistes -pour exiger leur embauche et dans une de ces entreprises, l’action a imposé l’embauche de 60 intérimaires sur 110. - Au CHU de Nantes (12.000 personnes) il y a de nombreuses actions, sur les conditions de travail à l’initiative de la CGT, qui, il faut le souligner, recrute au syndicat parce que les salariés approuvent son activité pour la défense de l’hôpital public. –Dans les négociations salariales actuelles (NAO) les patrons voudraient imposer : pas d’augmentation générale, juste des augmentations individuelles. Il y a un refus très large des salariés et plusieurs luttes pour une augmentation générale.

*Un camarade de Paris. A la Poste il y a plusieurs luttes en cours contre les fermetures de bureaux de quartiers. Les responsables des ressources humaines (RH) dans les régions sont en grève à 70% contre la modification de leur rôle – avec à terme leur disparition en vue- que la direction veut leur imposer. Les employés du nettoiement de la ville de Paris ont fait grève sur leurs conditions de travail, ils ont fait plier la direction de la Ville de Paris. Dans un sondage, 60% des personnes interrogées disent que la politique de Macron est faite pour les riches. On constate aussi que les gens ne se laissent pas si facilement entraîner n’importe ou, Mélenchon a appelé à déferler sur les Champs Elysées, ils se sont retrouvés à 2000.

*Un camarade du Doubs. Estime que les luttes vont se renforcer.  Dans les luttes dit-il, il faut apporter nos propositions politiques. Ex Alstom, il faut montrer que pour changer vraiment la situation il ne faut plus d’actionnaires capitalistes. Les travailleurs se battent mais ils n’ont pas encore en tête nos propositions et leur portée. La  question, où on va ? est celle de la  perspective politique. Il faut approfondir la discussion avec les salariés, les syndicalistes, développer nos propositions, nos arguments, montrer que les luttes sociales indispensables ne suppriment pas le capitalisme pour autant.

* Un camarade de Paris. Rappelle que l’URSS n’existe plus, le PCF n’existe plus comme parti révolutionnaire, on n’a pas encore fini de payer la note de ce recul. La lutte est difficile. Mélenchon entraîne momentanément du monde mais en 3h. de débat sur Antenne 2,  pas une seule fois un problème politique n’a été abordé. Nous sommes la seule force politique qui aborde le fond politique. Il nous faut donc sur chaque problème, parler des moyens du changement, de la lutte politique. Il faut être révolutionnaires et le dire de plus en plus fort, donner les axes de la société que nous voulons construire. Macron ( et ses successeurs) vont tirer vers un régime de plus en plus sordide, il y aura de plus en plus de réactions, les luttes vont se développer. Nous devons aller partout où il se passe quelque chose, être présents dans les entreprises, dans la jeunesse.

*Un camarade du Calvados. Dans les entreprises, par exemple chez Renault-Truck à Caen,  on constate que les conditions de travail deviennent insupportables avec l’augmentation des cadences de travail, les maladies professionnelles s’accroissent, des travailleurs qui deviennent inaptes à leur travail sont jetés dehors. Le nombre de délégués du personnel a été divisé par 2. Nous distribuons nos tracts, le journal, dans plusieurs entreprises – RVI - Citroën, dans les manifestations. Nous sommes très bien accueillis, les salariés nous connaissent, nous discutons ensemble des contacts sont noués.

*Un camarade de Paris , souligne que pas mal de luttes se développent et dans de nombreuses catégories. Il cite les intérimaires chez Peugeot à Rennes. Il faut encore mieux les faire connaître en utilisant encore plus nos moyens d’expression

*Une camarade du Puy de Dôme , souligne qu’au niveau social, humain, on constate une dégradation rapide. Macron va très vite, par ex, les contrats aidés c’est fini. Dans notre structure médico- sociale on manque terriblement de personnel et les emplois sont de plus en plus réduits. C’est la politique du capital. La CGT est le seul syndicat qui dénonce cette situation. Il est important d’appeler aux luttes mais nous devons expliquer ce qui se passe, pourquoi les « réformes » de Macron, la privatisation de la santé, les graves problèmes de   l’éducation nationale…Nous sommes les seuls à montrer ce qu’il y a derrière. Nous sommes écoutés , nous avons notre place parce que nous sommes les seuls qui font réfléchir les gens, en particulier les jeunes. Il faut développer le plus possible notre propagande, notre site internet (les trentenaires consultent énormément internet).

*Une camarade de Paris : des luttes se développent mais en même temps les gens s’interrogent, où va-t-on, que nous réserve l’avenir ? Des millions de travailleurs, de jeunes n’ont jamais connu qu’un système, le système capitaliste. Expliquons davantage, ce qu’est le capitalisme, ce qui se passe sur le plan mondial avec la concurrence capitaliste mondiale, les guerres impérialistes  qui ravagent des peuples des pays. Montrons ce qu’est cette société socialiste  pour laquelle nous luttons, que nous voulons construire. Nous sommes le seul parti révolutionnaire en France, il faut toujours expliquer que nous l’avons créé car il n’y en avait plus et que le peuple a besoin de cet outil qu’est un parti révolutionnaire pour mener son combat contre le capital

Georges Marchand, Secrétaire National Adjoint de notre Parti, introduit la discussion sur le renforcement du Parti, la vie de nos organisations par une courte intervention. Extraits :

« Dans son introduction, évoquant l’historique de la révolution de 1917 en Russie, Tonio avait fortement insisté sur le rôle du parti dans la préparation, le déroulement et la construction d’une société débarrassée du capitalisme. Cette évocation des faits nous ramène à notre ambition et à notre rôle, construire un parti révolutionnaire c’est le but de notre Parti, sa raison d’être.

2018 est une année sans élection avec à la fin de cette année notre prochain congrès. Une période propice à consacrer toute notre énergie à nous renforcer.

Dès maintenant  nous pouvons organiser des assemblées très larges, au-delà de nos adhérents et avec eux, de remise des cartes.

Le  renforcement de notre Parti passe par les entreprises  où nous intervenons,  où nous pouvons intervenir régulièrement et organiser des rencontres avec les salariés, les militants syndicaux.

L'entreprise est le lieu de l'exploitation, là où on peut porter des coups au capital, là où se déroule d'abord le combat de classe, là aussi où les salariés sont les plus réceptifs aux idées révolutionnaires. Ils ont déjà pour beaucoup une approche de ce qu'est la lutte avec les syndicats

Le nombre de luttes et leur diversité dans les secteurs d’activité où elles se déroulent en sont la démonstration

Tout cela demande une vie régulière  des organisations, des réunions de cellule régulières, en veillant à la participation des adhérents. Il est primordial pour ceux -ci de discuter politique, de notre politique pour agir. Avec la bataille financière, la bataille idéologique et la formation des adhérents et des militants, l’organisation du parti est l’un des pivots pour le développement de notre activité, notre renforcement…

 Notre développement, notre renforcement passent par cette activité et cette vie politique. La régularité et le contenu des débats ne peuvent que renforcer la pérennité de notre vie politique, la nourrir avec des initiatives fortes. C’est par notre politique, notre activité pour la déployer, la faire connaître,  que nous  cassons le mur du silence mis en place par la propagande capitaliste

Ce que nous engageons aujourd'hui avec nos expériences respectives doit nous donner de l'ambition même si, nous savons que le combat est très rude  et sera long. Mais nous avons des atouts : la clarté de notre ligne politique la perspective claire qu’il est le seul Parti à proposer au peuple, d’abattre le capital pour construire une autre société, une société socialiste ».

 

Un large échange de vue s’en est suivi entre tous les camarades:

 

Nous constatons que le travail que nous déployons depuis des années nous a permis d’élargir notre audience, nous avons fait des adhésions  en 2017, des exemples ont été donnés, dans le Calvados, la Loire Atlantique au CHU, à la faculté de Jussieu à Paris, dans l’Indre etc… Nous avons agrandi nos cercles de sympathisants dans les départements, par exemple lors des dernières élections.

Les jeunes sont intéressés par nos propositions, nous le constatons dans les rencontres, les manifestations. Nous l’avons constaté par ex. par leur présence à notre initiative du 18 novembre à Paris pour le 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre. 

Si nous avons déjà une activité régulière, des contacts dans de nombreuses entreprises, nous devons absolument aller plus loin dans de nouvelles entreprises, diffuser notre  propagande, organiser des rencontres.

C’est nécessaire, les travailleurs, les jeunes,  s’interrogent, sont en recherche, à nous d’aller à leur rencontre.

Un nombre intéressant d’initiatives nouvelles sont en préparation dans des entreprises, des établissements d’enseignement.

Il a été souligné également l’importance des contacts individuels que des camarades nouent avec des salariés à l’occasion d’une action ou d’un problème et qui permettent de nouer des liens, d’élargir la discussion politique entre notre Parti et les salariés d’une entreprise.

Nous ne devons rien lâcher sur le combat de classe, passer tout le temps nécessaire à la discussion politique

Des camarades ont rappelé combien il est important dans chaque initiative de faire appel à la générosité de nos amis, nos sympathisants, car pour mener la lutte de classe  il faut beaucoup d’argent et nous ne pouvons compter que sur les travailleurs et le peuple.

La nécessité de discuter  des questions politiques de fond, régulièrement, dans les réunions de cellules a été souligné dans la discussion.

Les dates des rencontres et  de nombreuses initiatives à l’occasion de la remise des cartes 2018, sont en train de se fixer

 

Antonio Sanchez, Secrétaire National de notre Parti a conclu ce CN

 

Nous avons fait des adhésions en 2017, notre travail porte, il y a de la place pour nous mais nous devons faire beaucoup plus, pour être plus nombreux, pour étendre  l’influence des idées révolutionnaires.

Il y a beaucoup d’interrogations, c’est normal, l’intérêt a grandi sur notre politique, nos propositions, la perspective que nous proposons.

Nous devons faire beaucoup de politique, expliquer la situation, parler de la perspective, de nos propositions, des moyens existants, de la lutte de classe. La lutte économique et sociale est décisive, nous y appelons, nous sommes dans les luttes mais ce n’est pas suffisant, la lutte politique est incontournable si l’on veut arriver à changer la situation en France.

Nous sommes le seul Parti à apporter une perspective révolutionnaire. Un Parti révolutionnaire est l’outil indispensable aux travailleurs,  au peuple pour mener le combat anticapitaliste,  jusqu’à abattre le capitalisme et construire une autre société, une société socialiste.

Nous  ne devons rien lâcher sur la lutte de classe et  avoir un esprit critique sur les positions des autres partis ou mouvements.

2018 est une année sans élection. Nous allons consacrer toute notre énergie à développer la lutte contre le plan Macron, contre la régression sociale, pour faire connaître la perspective révolutionnaire que nous proposons et pour laquelle nous appelons à lutter.

Nous allons rencontrer encore plus les travailleurs, les syndicalistes, les jeunes, les habitants des quartiers populaires, les appeler à rejoindre notre combat à venir rejoindre notre Parti.

Faisons de 2018 une grande année de renforcement  de notre Parti révolutionnaire.

 

° ° °

 

 . Lire, enregistrer et/ou imprimer cette discussion au format PDF : 6 pages)  

 

Description : Description : escription : Description : escription : image007Recommander ce rapport à un (e) ami (e)

 

 

Haut de page