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Université – Recherche MAI 2008

 

INVITATION

 

 

Mai 1968, mai 2008, en quarante ans, si le nombre des étudiants a été multiplié par dix, la proportion des enfants d’ouvriers (qui représente plus de 30% de la population active) dans l’enseignement supérieur  est passée quant à elle, seulement de 5 à 12%, comme celle des enfants d’employés. Ainsi, l’élévation des qualifications requises pour faire tourner la production et les services, ne s’est pas traduite, loin s’en faut, par une réduction des inégalités sociales. Pourtant dans ces quarante dernières années, nombre de réformes ont été mises en œuvre dans l’enseignement supérieur et la recherche. Quel est donc le sens de ces réformes et à qui profitent-elles ?

 

Dans la foulée de mai 68 et grâce à un rapport de force revendicatif important dans les années qui ont suivi, des succès importants ont été obtenus par les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur. Citons le statut des personnels de recherche et plus tard leur titularisation, une démocratisation certaine des instances universitaires, un effort de financement et d’équipement des Universités et des centres de recherche.

 

Cependant, cela ne saurait masquer que dans la même période, le patronat, l’Etat et les collectivités territoriales ont mené et mènent une lutte acharnée pour adapter l’appareil de recherche et d’enseignement supérieur aux exigences de la mondialisation capitaliste.

 

Aux mains des intérêts privés, la recherche et l’innovation technologique sont des armes puissantes de domination. La question de l’orientation, du contrôle et de l’appropriation de la recherche comme des contenus des formations supérieures est donc un enjeu fondamental pour les groupes capitalistes dominants. Financés en grande partie par l’Etat, la recherche et les enseignements supérieurs doivent donc être étroitement contrôlés par lui au service des intérêts privés qui le commanditent.

 

Toutes les mesures prisent vont dans ce sens. Elles se traduisent par des reculs sociaux et démocratiques importants, elles n’apportent aucune solution à une sélection sociale déjà impitoyable dans les formations supérieures.

 

Des voix s’élèvent pour refuser cette politique, c’est bien. Cependant le rassemblement qui s’opère doit gagner en force et en clarté. Il ne peut évacuer la question politique au risque de se limiter à des aspects techniques.

 

Nous voulons apporter notre contribution à ce rassemblement de lutte, c’est pourquoi, nous organisons un débat public auquel participeront des représentants chercheurs et enseignants engagés dans les luttes.

 

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 Réunis en congrès les 1er et 2 mars 2002, nous avons fondé un parti révolutionnaire de lutte de classes. Nous l’avons appelé « COMMUNISTES »  

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Rejoignez-nous, écrivez-nous : Robert VEYRIER, 4 rue des Princes 92 100  

 

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