Tract sur les retraites du 01 février 2003

 

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Réunis en congrès les 1er et 2mars Communistes  nous avons fondé un parti révolutionnaire

De lutte de classe que nous avons appelé

« COMMUNISTES »

 

 

         

 

CE N’EST QU’UN DEBUT…

 

 

Aujourd’hui dans toute la France les salariés et retraités manifestent massivement. Ces puissantes manifestations vont peser lourd pour que l’action grandisse encore. Ce sera nécessaire pour faire reculer le patronat et le gouvernement à son service.

 

Les uns et les autres visent loin. SEILLIERE affirme qu’ «il faut se préparer à travailler cinq ans de plus » et le ministre FILLON vient de dire : « la France est en retard, quatorze pays européens ont déjà une durée de cotisations de quarante cinq annuités ». Ils veulent aller bien plus loin, ce qu’ils veulent c’est carrément liquider le système actuel que le patronat estime trop coûteux pour lui. Ils veulent installer en France la retraite individuelle, payée par les seuls salariés comme on paie une assurance vie.

 

Le patronat ne veut  plus payer sa part ce qui lui rapporterait des centaines de milliards. C’est en 1945, à la Libération, que les représentants des salariés ont imposé au patronat de participer au financement des retraites « à partir des richesses créées dans l’entreprise par le travail ». D’exonération en exonération, la participation patronale qui était de 50% à la Libération est tombée à 30% aujourd’hui et depuis 1995 le patronat  a reçu vingt milliards d’euros (132 milliards de F) de réductions supplémentaires.

 

Ce n’est pas le vieillissement de la population (pourquoi pas les progrès de la médecine pendant qu’on y est ?) qui met nos retraites en péril. Aujourd’hui on peut répondre positivement aux besoins sociaux de notre temps, en prenant sur les profits patronaux. Les responsables de la situation ce sont le patronat, les CHIRAC-RAFFARIN et les gouvernements précédents.

 

Les mêmes opposent les salariés du privé à ceux du public. Au nom de l’équité bien sûr ! Leur équité à eux  c’est l’alignement par le bas. La nôtre c’est l’inverse, c’est l’alignement de tous sur le régime le plus favorable. Dans un pays qui compte trois millions de chômeurs nous devrions travailler encore plus longtemps ?

 

LES FAIRE RECULER

 

Dans le combat long et difficile qui est engagé les manifestations d’aujourd’hui compteront. Pour faire échec à ce qui se met en place il faut agir ensemble. Si les confédérations syndicales impulsent et organisent l’action nationale et interprofessionnelle dirigée résolument, sans concession d’aucune sorte, contre le patronat et le gouvernement, l’action sera très puissante et des résultats important pourront être obtenus. A l’attaque globale contre les salariés il faut opposer une riposte globale.

 

Les syndicats doivent s’opposer de toutes leurs forces à cette attaque, ils doivent appeler à résister sans compromis aucun. Les centrales syndicales ont accepté de rencontrer le patronat et le gouvernement à plusieurs reprises pour, ont-elles dit, étudier le dossier des retraites. Quel est le résultat ? Patronat et gouvernement maintiennent leur position. Il ne fallait pas s’attendre à autre chose. On sait ce que contient le « dossier » : la fin du système actuel des retraites. En aucun cas le syndicalisme ne doit cautionner  cette attaque par sa présence à leurs côtés. Participer à cela c’est aider ceux qui nous exploitent. Nous ne sommes pas contre la négociation, à quoi servirait un syndicat s’il ne négociait pas ? Mais pour aboutir, la négociation doit défendre sans compromis les revendications des salariés, sur la base d’un rapport des forces établi par l’action.

 

On peut faire reculer les prétentions du MEDEF et du gouvernement. A d’autres époques les salariés ont gagné de grandes avancées sociales par la lutte. Il peut en être de même aujourd’hui. On peut contraindre les patrons à payer leur part (soit 50%) du financement des retraites, on peut obliger le gouvernement à supprimer toutes les « exonérations » scandaleuses accordées aux employeurs. L’application de ces mesures à elles seules permettraient non seulement de payer les retraites mais encore d’améliorer le système actuel.

 

Les travailleurs ne doivent compter que sur eux-mêmes. C’est d’eux que dépendra l’issue de ce combat.

 

 

 

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