01-02-2006
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SALAIRES :
FONCTION PUBLIQUE Une fois de plus la CFDT… |
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Une
fois de plus la CFDT (avec ses complices de la CFTC et l’UNSA) apporte sa
caution à la politique d’austérité du gouvernement. En approuvant in
extremis des propositions « sociales et statutaires », elle accepte
une baisse importante du pouvoir d’achat pour 5 millions de salariés. C’est
lourd de conséquences et ça donne de nouveaux arguments au pouvoir pour
poursuivre sa politique de remise en cause de tous les droits sociaux. Comble de l’hypocrisie,
la CFDT, par son attitude manœuvrière, se permet de « maintenir son
appel à la journée d’action des fonctionnaires du 2 février ». Les
fonctionnaires apprécieront de tels comportements ! Sur la question
prioritaire des SALAIRES, les mesures annoncées par le gouvernement sont une
insulte, au regard des besoins exprimés par toutes les catégories de
personnel et notamment par celles qui se trouvent au bas de l’échelle. Il
faut savoir que le salaire minimum Fonction Publique se situe au niveau du
SMIC. Attendre le 1er
juillet 2006 pour percevoir une augmentation de 0,5 % (qui correspond, en
masse salariale sur une année budgétaire, à un « coût » de 0,25 % !!).
Dans le même temps, l’inflation va poursuivre son ascension… Pour obtenir l’accord
CFDT, le ministre de la Fonction Publique a repris à son compte une vieille
lune du « syndicat autogestionnaire » : une augmentation
uniforme pour chaque agent … en se limitant au strict minimum d’un POINT d’indice,
soit une augmentation de 4,5 euros par mois. Pour percevoir cette aumône,
les personnels devront attendre fin novembre 2006. Cette mesure équivaut à
une revalorisation moyenne de 0,2 % (… et en masse salariale budgétaire, elle
pèse 0,03 %). Les tractations de dernière
minute, à quelques jours de la journée d’action du 2 février, entre
gouvernement et syndicalistes d’accompagnement, ont finalisé un « accord »
néfaste sur les salaires. Cela mérite d’être connu et largement dénoncé. En
portant préjudice à l’action revendicative, CFDT et ses partenaires offrent
de nouveaux arguments à tous ceux qui justifient le renoncement et la
résignation. Avec l’action du 2
février et au-delà, les salariés de la Fonction Publique, fonctionnaires
titulaires et contractuels, ont toutes les raisons de se rassembler
massivement dans la grève et les manifestations pour exiger l’augmentation
générale des salaires. Prioritairement,
le Salaire minimum doit être porté à 1.500 euros nets mensuels, avec
répercussion sur l’ensemble de la grille indiciaire.
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