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01-04-2008

 

Congrès de la Fédération CGT des PTT

De notre correspondant

 

 

 

  Du 17 au 21 avril se tenait le congrès de la Fédération CGT des PTT à Grenoble. Elle a changé son nom, elle s’appelle maintenant,  Fédération des Activités Postales et de Télécommunications (FAPT).

Les dirigeants de La CGT  FAPT rejoignent le camp des réformistes.

 

4 jours de congrès sans jamais parler des problèmes de ce que vivent les personnels tous les jours. Rien sur la casse du service public, du réseau, de la fermeture des centres de tri, de la transformation des services financiers, de la banque postale en banque comme les autres et des dégâts engendrés partout. Seules quelques interventions ont abordé ces questions et les revendications du personnel (dans la limite des 3 minutes accordées pour chaque intervention). Aucune  décision d’action de lutte dans la profession hormis un fulgurant appel «d’une journée mondiale d’action pour le travail décent »   le 8 octobre 2008.

 

Ainsi, le 33ème  congrès de la CGT FAPT vient de franchir une nouvelle étape. Les caractéristiques  de lutte de classe sont totalement absentes.

 

L’adhésion de la fédération CGT FAPT  à l’ UNI (champ d’activité dans la CES)  en est l’exemple. Adhésion pour faire quoi ? Ce qui est proposé, c’est l’installation pure et simple de la collaboration de classe des métiers de la communication à l’échelle mondiale.

 

Ces mêmes dirigeants mettent en avant le « syndicalisme rassemblé, sur  quelle base, unité pour faire quoi ?... C’est tout simplement la version actuelle de la collaboration de classe. Pire encore ils entendent s’attaquer à la structure de base « le syndicat départemental ». « Il faut repenser le syndicat départemental », « repenser le rôle du syndicat », « le fonctionnement », la composition »,  « il y a des transformations en profondeur à faire... Voyons bien ce qui est en train de se passer.

 

Ajoutons que sur 372  délégués avec mandat à l’ouverture, près de 58% (215) participaient à leur premier congrès confédéral et seulement 17 Secrétaires départementaux étaient présents à ce congrès,

 

Malgré tout, on a pu voir que des délégués syndicaux CGT ne sont pas disposés à accepter cela.

Le document d’orientation celui-ci se votant par mandat et par délégation n’a été adopté que par 75.85%, contre 13%, et 11.15 % d’abstention.

 

Les débats préparatoires à ce 33ème congrès avaient d’ailleurs montré de sérieuses réserves et même de très fortes critiques sur le document d’orientation, notamment sur la finalité du syndicalisme qui abandonnent « le fédéralisme » comme fonctionnement de la CGT, tout en jurant la main sur le cœur qu’il n’en était pas question.

 

Le vote sur les statuts  ne s’est pas fait par un vote global, mais par chapitre. L’article 7 qui visait à comparer  le syndicat à une association a du être totalement supprimé car il n’a pas recueilli les 2/3 des votants nécessaires.

 

Le déroulement du congrès confirme que dans ce contexte l’orientation de la CGT FAPT dépendra de l’influence que les syndicalistes révolutionnaires pourront conquérir dans leur organisation syndicale.

 

Pour les syndicalistes, pas d’autre voie que de continuer à se battre partout, aux PTT et ailleurs, pour faire avancer l’action et développer l’exigence d’un syndicat de classe. Dans cette lutte, nous pouvons compter sur des forces importantes. Nombreux sont les membres de la CGT qui ressentent le besoin de conserver et développer le syndicalisme de classe ; une CGT qui a permis d’écrire les plus grandes pages de l’histoire du mouvement social en France et a contribué au développement du syndicalisme en Europe et dans le monde.  Des salariés luttent contre le capital. C’est de tous ceux-là que, finalement, dépend l’issue de ce combat.

 

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