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01-07-2006

L’EMPLOI, UNE PRIORITE !

 

 

Il ne se passe pas une journée sans que les médias soutenant l’action gouvernementale ne nous délivre un message sur l’emploi et surtout son amélioration.

« Rendez-vous compte, nous aurons bientôt moins de 9 % de chômeurs » clament-ils. (Nous utiliserons le terme  "privés d’emploi" qui est plus juste, personne ne demande à être chômeur). D’autant que le gouvernement et ses alliés syndicaux font des prouesses pour faire des économies sur le dos de ces mêmes privés d’emploi.

Comment oser dire : le chômage recule, quand chaque jour des licenciements dits « préventifs » sont annoncés comme chez DIM,  - BOSCH, Chaffeauteaux et Maury, dans l’Automobile etc…etc… Les chiffres réels du chômage sont camouflés. Les chômeurs sont classés en 8 catégories. N’entre dans les statistiques officielles que la catégorie 1, à peine plus de 50% du total ! Sont exclus des statistiques, ceux qui trouvent à s’employer quelques heures dans un mois, les chômeurs malades, les plus de 55 ans etc… etc…

Il y a en réalité pas 9% de chômeurs mais autour de 5 millions soit 16% de la population active.

Des emplois, précaires, sous-payés, sous-qualifiés.

Lorsque l’on parle emploi, l’honnêteté voudrait que l’on soit plus précis. Pour « COMMUNISTES » comme pour vous certainement, un vrai emploi est un CDI avec une juste rémunération.

Regardons ce que met en place le pouvoir politique et rappelons que la gauche plurielle utilisait les mêmes recettes, sous des noms différents.

Nous avions le contrat à durée déterminé (CDD). Dans les entreprises de moins de vingt salariés, il a été créé le contrat nouvelle embauche (CNE). Il a été créé  son grand frère pour les entreprises de plus de vingt salariés, le contrat première embauche (CPE), contrat mort né grâce à la réaction des jeunes.

Dernier-né, le contrat à durée déterminée pour les seniors de 59 à 64 ans, le contrat dernière embauche (CDE  en quelque sorte).

Tous ces nouveaux contrats sont, bien entendu, des contrats aidés, c'est-à-dire financés par les contribuables. C’est bien la démonstration que des emplois existent mais au nom de la rentabilité financière, uniquement en faisant baisser le coût du travail. Les exonérations de cotisations sociales aident à cela et du même coup cassent notre protection sociale.

Et pendant ce temps

Chaque année ces 100.000 emplois industriels qui disparaissent. On supprime des milliers d’emplois, par exemple, à France Télécom qui a déjà supprimé 6.000 emplois et programme 17.000 suppressions d’ici 2008, le gouvernement qui programme 15.000 suppressions d’emplois de fonctionnaires pour 2007, dans l’aéronautique comme chez EADS avec 1050 emplois à Mérignac  etc…

Mais l’avenir nous réserve d’autres surprises. Car si les organisations syndicales restent muettes, c’est pour une bonne raison. Organisations réformistes, elles entendent gérer avec le capital, c’est la raison pour laquelle chacune y va de sa proposition.

Pour la CFDT, il s’agit de sécuriser le parcours professionnel. Pour la CGT, c’est la sécurité sociale professionnelle et le nouveau statut du salarié.  En examinant de près le contenu, nous constatons que c’est la même chose. Il s’agit en fait de trouver un système de reclassement, qui correspond aux besoins des entreprises.

Cela évite de se battre contre les délocalisations, les fermetures d’entreprises et les restructurations, qui aujourd’hui font exploser le nombre de chômeurs.

Le Medef n’osait pas le mettre en avant mais puisque ce sont les organisations syndicales elles-mêmes qui le proposent, alors allons y. D’ailleurs, le gouvernement ne crache pas dans la soupe, même l’UMP soutient cette idée, quant aux socialistes et ses alliés, ils se régalent par avance.

De ce point de vue, personne n’a réagi contre le CNE qui existe toujours, malgré la CGT qui lors de son congrès annonçait une déclaration de guerre à celui-ci, pas plus qu’il n’y a eu de réaction lors de la mise place du partage salarial.  C’est pourtant une véritable déclaration de guerre vis-à-vis des salariés et surtout de leurs droits. Bien entendu, cela profite aux patrons avec la complicité du pouvoir.

Sachez cependant ce que recouvre ce partage salarial. Il s’agit ni plus ni moins de créer une structure de type GIE (groupement d’intérêts économique)   à plusieurs entreprises et leur permettant d’embaucher un ou des salariés par le biais de ce GIE.

Chaque entreprise utilise le salarié comme bon lui semble mais le salarié lui, est rémunéré par le GIE. Pas de convention collective, puisqu’il s’agit en règle générale d’entreprises différentes et en tout état de cause il ne bénéficie d’aucun accord de type 35 heures ou autre.

Il existe aussi une autre forme de ce contrat. Toujours un GIE, mais celui-ci recrute du personnel pour des missions précises. Le salarié ne perçoit pas de salaire, mais une somme pour l’ensemble de la mission qu’il accepte. Si la mission est estimée durer 6 mois, la somme est déterminée en fonction de cela.

Attention, le salarié est engagé lui, il doit finir sa mission pour la somme prévue. Si celle-ci dure un mois, deux mois de plus, tant pis pour le salarié. De plus, comme il ne s’agit pas de salaire, pas de feuille de paie, donc pas de cotisation sociale, pas de retraite, de sécu ect…

C’est inespéré pour l’entreprise, car pour appâter le salarié on lui parle en salaire brut sans aucune cotisation. C’est pour le coup, une véritable baisse du coût du travail.

Comme on peut le voir, leur imagination déborde d’idées pour nous ramener à un esclavage qui ne dit pas son nom.

Créer des emplois c’est possible

L’argent et les moyens ne manquent pas pour engager une grande politique économique et de développement de l’emploi, des emplois stables et bien rémunérés.

Pour cela il faut utiliser autrement les milliards de profits réalisés chaque année par les multinationales, utiliser autrement le budget de la France.

Pour cela il faut  sans ambiguïté s’attaquer au capitalisme, à ses privilèges.

 

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