01-10-2009
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Brésil : Pour
qui cet or noir ? |
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Membre du G20, le Brésil est
classé dixième puissance économique mondiale. La compagnie nationale des pétroles
brésiliens (PETROBAS) est
devenue en quelques mois l’une des cinq plus grosses capitalisations mondiales. La société pétrolière Brésilienne
Pétrobas a découvert au large de Rio Janeiro et Sao Paulo des gisements de pétrole
qui vont faire du Brésil un des plus grands producteurs d’or noir. Cette société va investir sur
quatre ans 174 milliards de dollars. Elle produit déjà 70% de l’éthanol
mondial, avec des conséquences désastreuses de l’exploitation capitaliste sur
l’agriculture, l’appauvrissement des sols, la déforestation… Le Brésil détient
un record : quatrième rang mondial pour l’émission de dioxyde de carbone
dans l’atmosphère. Le Brésil n’exportera pas son
brut, il veut le transformer lui-même sur place. Le Président Lula a souligné
récemment que le Brésil souhaite « se transformer en
une grande nation du point de vue militaire, du point de vue économique, du
point de vue technologique ». D’où les contrats signés avec
la France et la Russie s’accompagnant de transferts technologiques dans les
domaines militaires et pétroliers (Medvedev est l’un des ex-présidents de
Gazprom). D’ici décembre, le gouvernement
brésilien veut créer une entité chargée de veiller aux intérêts de l’Etat
dans les négociations avec les compagnies et au bon usage de la manne pétrolière. Une partie de l’argent servira
à la création d’un « fond social » dédié à la lutte contre la pauvreté car les
inégalités économiques et sociales sont parmi les plus élevées du monde. Dans
un Brésil où plus de 43 millions vivent avec
moins d’un dollar par jour, un tiers de la population est sous le seuil de
pauvreté et le chômage a augmenté d’un tiers en quatre ans. Telle quelle cette législation
en cours ne plait pas aux compagnies étrangères. Le gouvernement les a rassurées
et a déclaré: « elles auront néanmoins plus de sécurité juridique qu’au
Venezuela. Au Brésil la tradition n’est pas de rompre les contrats ». Lula et son gouvernement rassurent
la classe possédante. En signant des contrats
pharamineux par l’achat de
sous-marins, d’hélicoptères et d’avions de combats, de porte-avions… en
favorisant les riches terriens au détriment des sans-terres… en exerçant une
pression sur les salaires avec un recul de 45% de 1994 à 2005… en privatisant
le secteur public… Depuis qu’il est élu l’ex-syndicaliste a tourné le dos aux
idéaux proclamés par son propre parti, le Parti des Travailleurs. La partie n’est pas terminée, il
faudra compter sur la classe ouvrière, les luttes qui se développent et les révolutionnaires
pour aller plus loin, au Brésil et ailleurs.
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