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01-11-2006
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TRAINS
DE BANLIEUE ET MONDIALISATION |
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et… Le 25
octobre dernier le socialiste Huchon, président de la région île de
France et la PDG de la SNCF, Madame Idrac (ex-ministre du gouvernement Juppé
en 1995, chargée des transports) ont passé une commande de 172 rames pour les
trains franciliens à la firme canadienne Bombardier alors qu’Alsthom
remplissait les conditions pour être retenue. Peu de commentaires chez les
dirigeants politiques, pas de protestations sérieuses parmi les syndicats,
pas d’avantage d’action. Rien de surprenant
puisque tous inscrivent le capitalisme et sa mondialisation comme un
phénomène incontournable, qu’il ne serait pas possible de combattre et auquel
il faudrait s’adapter. Le député UMP Carayon
proteste contre ce contrat mais vote très régulièrement toutes les lois, tous
les textes qui favorisent l’action du capitalisme dans la concurrence féroce
qu’il se livre dans les conquêtes des marchés et des territoires. Quand est-il
sincère ? Le délégué CFDT d’Alsthom
Creusot proteste. Il est scandalisé que « l’impôt des Français n’aide
pas les entreprises Françaises à vivre ». Qu’il soit scandalisé
tant mieux mais sa confédération n’a jamais mis en cause cette
mondialisation, sa seule proposition est de s’y adapter et d’y apporter son
concours. Alors ? Jean-Paul Huchon justifie
son choix en affirmant que le prix proposé par Bombardier est inférieur de 10
% à celui d’Alsthom. En bon gestionnaire du capitalisme, il explique que la
région île de France agit en fonction des intérêts des franciliens. Il ne dit
pas que les économies réalisées serviront à prendre en charge le
désengagement de l’Etat et les cadeaux faits par la région aux sociétés
capitalistes implantées en Ile de France sous diverses formes (réduction des
taxes locales, aménagements divers, etc…). En oubliant bien sûr de préciser
que cet intérêt n’est pris en compte ni dans les augmentations des impôts
régionaux, ni dans celle des prix des transports en commun qui dépassent
largement le cours de l’inflation des prix. Un autre député UMP a
trouvé la solution à cette concurrence, il pose la question « pourquoi
est-on 10 % plus cher ? » et répond : « le vrai
patriotisme consiste à donner à nos entreprises un environnement
favorable ». En clair, il faut finir de liquider tout ce qui en France
protège encore un peu les salariés de l’exploitation patronale. Les prochaines
« négociations » entre le Medef et les cinq confédérations
syndicales portant sur le code du travail, la « séparabilité »
entre patrons et salariés, la sécurisation du parcours professionnel vont
dans le sens de ce député et de Chirac. A moins que les salariés ne s’en mêlent.
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