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02-06-2006

Solidarité ou escroquerie ?

 

 

2003, souvenez vous : l'été chaud a viré à la canicule meurtrière (15 000 morts, un bilan à comparer au passage à la petite dizaine de victimes des tornades, des phénomènes climatiques bien plus graves, à Cuba, cette affreuse dictature sanguinaire…)

Nous avons été condamnés publiquement et collectivement tous les soirs à la télé parce que nous avions abandonné  nos anciens à la mort. Et pour expier, quoi de mieux que de mettre à contribution notre solidarité ? C'est ainsi que la journée de solidarité fût portée sur les fonds baptismaux.

Le résultat pour les patrons ? Des économies monstrueuses sur les salaires pas versés, plus de profits aussi parce que les marchandises produites ont été vendues alors qu'elles n'avaient rien coûté en termes de salaire et rien du tout bien évidemment pour les personnes âgées.

Au contraire, les choses s'aggravent dans nos hôpitaux et j'en veux pour preuve un exemple concret, celui de ma grand-mère : A 83 ans, elle avait commencé à se plaindre de douleurs récurrentes puis s'est de moins en moins alimentée jusqu'à ce que maman décide de la faire hospitaliser.

Dès l'entrée, les carences étaient observables : à 38 kilos, grand-mère était dans un état de faiblesse tel que nécessitant au minimum une aide pour manger et au maximum une perfusion mais voilà, l'infirmière de service n'était bien souvent que trop seule pour 20 malades !

Au bout d'une semaine, un transfert fût décidé, sans aucune concertation ni information avec la famille, dans une maison de repos. Et là, à nouveau l'attente pour un rendez-vous avec un médecin, pendant que l'on sondait aussi discrètement que possible maman sur sa disponibilité à s'occuper de grand-mère. Et pourtant que de disponibilité il faut déjà faire preuve quand on s'occupe du dentier, des soins intimes de son parent…

Le médecin qui a reçu maman n'avait visiblement pas lu le dossier mais eu le temps d'affirmer tranquillement qu'aucun cancer n'avait pu être diagnostiqué étant donné qu'aucun examen n'avait été effectué ! Enfin, une infirmière a jugé dernièrement que l'état de grand-mère ne justifiait pas une hospitalisation (perte totale d'autonomie, problèmes cardiaques, sous alimentation patente etc…) Ça s'appelle comment docteur ?) et qu'il fallait prévoir la maison de retraite (12 000 francs par mois pour 6 000 francs de retraite, tant pis pour les pauvres !)…

L'histoire n'est pas finie, mais en résumé, l'état de nos hôpitaux nécessite un traitement de choix : dans les deux lieux cités, les infirmières comme les médecins n'ont pas le temps de s'occuper comme ils voudraient et devraient, faute de personnel. Du coup, la famille devient auxiliaire de soins, l'idéal étant la prise en charge à domicile par les familles. 

Les hôpitaux ont un coût et ce n'est pas à notre solidarité qu'il faut faire appel. C'est bien à ceux qui empochent l'argent que nous leur faisons gagner jusqu'à notre retraite qu'il faut s'en prendre, contre la bourgeoisie qui trouve encore trop cher une fin de vie dans la dignité et sans douleur inutile alors nous ne pouvons déjà plus, dans bien des cas, subvenir qu'au minimum vital !

La leçon personnelle, c'est bien une nécessité de classe incontestable, parce que nous sommes ses victimes collectives, que de combattre le capital. Le seul outil dont nous disposons et que nous devons absolument renforcer c’est notre parti révolutionnaire "Communistes" !

 

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