03-02-2005
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L’avenir
du Morbihan et de ses industries |
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Il y a moins de quinze ans
encore, le Morbihan était un département fortement industrialisé. Il comptait
plusieurs forges, des fonderies, un fort secteur de l’industrie navale. Depuis, les
privatisations, les restructurations en particulier ces dix dernières années
ont liquidé des pans entiers de l’industrie : les forges et les
fonderies ont disparu les unes après les autres. Les autres secteurs ne sont
pas épargnés. Dans l’agroalimentaire et dans le textile on restructure à tour
de bras, des pans entiers de ces industries sont supprimés (par exemple dans
le groupe Doux). Dans le monde de la pêche il en est de même. Le 27 janvier
2005 les pêcheurs ont manifesté pour la défense de leur gagne pain. Aujourd’hui
il reste deux fonderies : -L’AFE –Redon
(située en Ille et Vilaine à la limite du Morbihan) qui réduit de plus en
plus ses emplois et utilise des intérimaires. Sur un effectif de 400 salariés,
1/3 sont des intérimaires. -La SBFM
à Caudan pays de Lorient, qui appartenait à
Renault, comptait plus de 15OO salariés. Après l’ouverture du Capital de
Renault au privé sous la présidence de F. Mitterrand, Renault a vendu la SBFM
au groupe capitaliste italien FIAT et n’est restée actionnaire qu’à
hauteur de 25%. De plan de réductions en plan de réductions, il ne reste plus
aujourd’hui que 720 salariés en contrat à durée indéterminée et 50 intérimaires
(200 intérimaires ont été remerciés juste avant noël, leur contrat n’a pas été
renouvelé). Que préparent
les patrons de FIAT et RENAULT ? Ils ont mis
le personnel en chômage technique deux semaines en guise de cadeau de Noël et
depuis ils préparent à nouveau un plan en catimini. Un Conseil d’administration
devait se tenir, il a été reporté à une date ultérieure. Les salariés
ont fait une journée de débrayages pour exiger de savoir quel est le plan des
patrons. Ils estiment qu’il y a du travail pour la SBFM, que leur entreprise
a les moyens d’être prospère. Les besoins en fonte utilisée dans l’automobile,
la construction navale, les canalisations de gaz etc…sont immenses en France,
en Europe et dans le monde entier. On voit une
fois de plus dans ce qui se trame à la SBFM où mène l’introduction du capital
privé, la privatisation : le profit par tous les moyens, le recul de la
production industrielle, les réductions massives d’emplois. Les salariés de
la SBFM réclament depuis 1999 que Renault reprenne la totalité de l’entreprise. Derrière
la menace qui pèse sur l’avenir de la SBFM, il y a l’objectif du MEDEF, du
gouvernement et de la région dirigée par la gauche de liquider toutes les
industries du Morbihan et particulièrement de Lorient et ses environs pour en
faire un site touristique et de loisirs. Pour preuve : -La DCN
(direction de la construction navale) est menacée. Le gouvernement a décidé d’ouvrir
le capital au privé. Les salariés sont inquiets, ils craignent les
restructurations, la liquidation progressive. Ils ont fait une journée d’action
en décembre contre la privatisation. -Dans le pays
de Lorient, des quartiers populaires disparaissent pour faire place au développement
du tourisme de luxe. -La presse
annonce par ailleurs que cinq villes de l’Ouest dirigées par des maires
socialistes, vont s’associer pour créer une grande métropole insérée dans l’Union
Européenne capitaliste et partenaire de celle-ci. Elle s’occupera de l’enseignement
supérieur, de la recherche, la santé, le ferroviaire, la cohésion sociale, le
rayonnement culturel, touristique… Cela n’augure
rien de bon pour les salariés, pour la population du Morbihan et des autres départements
de la région Bretagne. Les salariés
de la SBFM ont raison de lutter avec leur syndicat pour l’existence de leur
entreprise, pour la défense de leurs emplois. C’est l’avenir du département
et de ses travailleurs qui est en jeu aujourd’hui. « COMMUNISTES »
leur apporte son soutien le plus total. Dans leurs luttes les
travailleurs du Morbihan pourront toujours compter sur »Communistes ».
http://www.sitecommunistes.org |