03-03-2011
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Crise : les impasses du réformisme |
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Dans le journal « Télérama » le socialiste
A. Touraine (sociologue) a fait part de son analyse de la crise. Conscient de
sa profondeur il s’interroge : « Puisque l’économie est
au-dessus de la société, libérée de toute contrainte sociale, qui peut
s’opposer au triomphe de l’argent » ? Il ne voit d’issue que dans… l’écologie et les droits
individuels ! En clair, il ne touche pas au capitalisme devenu selon lui
intouchable. Cette analyse est loin d’être marginale. Ainsi, la Confédération
Européenne Syndicale, à laquelle adhèrent toutes les confédérations
syndicales françaises, s’attache-t-elle a faire porter l’essentiel des causes
de la crise sur ce quelle appelle le « capitalisme casino ». Cette analyse permet d’évacuer la question de la crise globale du
capitalisme qui a pour origine son propre mode de développement basé sur la
recherche du profit maximum. Elle permet dans le même temps d’évacuer la
question centrale du changement de société, des forces sociales capables de
le porter et de l’existence d’une force révolutionnaire les organisant. S’inscrivant dans le
maintien du capitalisme, les solutions ainsi préconisées se heurtent inévitablement aux intérêts des
salariés. J.P. Delevoye, Président UMP du Conseil Économique et Social répète
qu’il s’agit d’une question prioritaire dans la concurrence féroce que se
livrent les États pour assurer au capital des bases territoriales «
attractives et compétitives » (Interview
au journal « Les Echos » du 14-15
janvier 2011). Cette adhésion aux fausses solutions que préconisent les
« réformateurs de gauche comme de droite » se reflète partout. Faut-il rappeler à M. Touraine que l’objectif central et
archi-claironné de la politique de Sarkozy et des siens est la baisse du
« coût du travail » ? Il ne peut y avoir d’issue sans combattre le capitalisme en France,
en Europe et partout dans le Monde.
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