03-05-2006
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FETE DU 1er MAI ? |
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Depuis
son origine en 1886 le 1er mai a souvent été l’objet de récupérations
politiques, comme celle de 1941, qui le voit officiellement désigné
comme « Fête du travail et de la concorde sociale » pour
tenter de rallier les ouvriers au régime de Vichy. L’appellation fête des
travailleurs est moins sujette à caution. Le 1er mai 2006 ne
restera pas dans les esprits comme une grande journée de fête des
travailleurs. 25 000 à 30 000 à
Paris, une centaine de manifestations à travers le pays avec il est vrai une
participation de la jeunesse, mais un mot d’ordre qui après le conflit du CPE
fait figure de pis aller. Certes, il faut résolument
s’attaquer à la précarité, véritable fléau pour la seule satisfaction du
capital et de ses représentants. Mais l’emploi, le pouvoir d’achat et plus
précisément l’augmentation des salaires sont une exigence de plus en plus
forte. Où est passée la fameuse
unité, tant vantée par tous et qui à elle seule aurait permis le
retrait du CPE, ce texte inacceptable. La responsabilité des
confédérations est lourde. Ce serait pourtant à elles de créer les
conditions d’une vaste mobilisation. Pour cela, il faut le vouloir et faire
vivre les véritables revendications qui permettent de se rassembler. Pourquoi un tel
silence sur une question aussi cruciale ? Le patronat et le gouvernement
y sont hostiles. Nous savons pourquoi. Mais le rôle d’une organisation
syndicale, n’est-il pas de répondre à l’attente des salariés ? Peut-être faut-il le
crier encore plus fort.
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