03-07-2006
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Les luttes se développent dans le privé aussi |
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Le
ministère du travail vient de rendre public le nombre de journées de grève de
2005. Avant d’examiner les
chiffres, une constatation. Les médias (les grands) si prompts à dénoncer les
actions dans le service public avec les usagers pris en otages par des salariés
protégés défendant « des intérêts corporatistes », comme nous
venons encore de le voir à propos de la grève des éboueurs à Marseille, ces médias
sont restés d’une discrétion absolue sur cette information. On les comprend,
contrairement à ce qu’ils disent ou qu’ils cachent, cette statistique ne
porte que sur le secteur privé. Elle indique qu’en 2005
les conflits collectifs sont en hausse de 5% sur 2004 et que le nombre de
journées « perdues » est de 224 000 (soit autant qu’en 2003,
année de mobilisation pour la défense du système de retraite par répartition). Encore quelques chiffres,
73 % de ces actions ont eu lieu sous forme d’arrêts continus de travail,
27 % de débrayages. Le thème central de ces
conflits : l’augmentation des salaires (45 %),
viennent ensuite les conditions de travail, l’emploi, bien loin des
propositions défendues par les confédérations syndicales, celles-ci mettent
en avant « la sécurité sociale professionnelle ». Nous nous réjouissons que
les salariés, malgré les formidables pressions qui s’exercent sur eux,
agissent pour la défense de leurs revendications essentielles au quotidien. Les médias, propriétés du
capital ou à son service, ont soigneusement caché cette information. Leur but
est clair : ne pas le faire connaître, c’est tenter de freiner le développement
des luttes, c’est tenter de faire grandir le sentiment d’impuissance
face à la situation qui est faite aux salariés, c’est tenter d’opposer le
secteur public au secteur privé pour les diviser. Faire
connaître les luttes, les soutenir, est donc bien une nécessité !
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