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03-10-2006

BANLIEUES : UN AN APRES

 

 

Il y a un an, en novembre 2005, les jeunes des banlieues se révoltaient contre la situation qui leur est faite : chômage, précarité, bas salaires, logements dégradés, cités ghettos, manque de moyens dans l’éducation nationale, discriminations de toutes sortes, racisme… sans aucune perspective  d’avenir.

 

Face à cette révolte, on a vu déferler des flots de paroles, d’articles écrits par les politiques de tous bord, d’experts, de journalistes. Certains ont même cerné la cause : le chômage. Mais sans, bien entendu, aller jusqu’à en diagnostiquer la raison, la politique du capital et des gouvernements à son service dans ce pays, qui depuis 30 ans développe le chômage la précarité, les bas salaires, la misère.

Dans le même temps, les services publics, les transports publics, disparaissent les uns après les autres, ajoutant aux problèmes rencontrés par la population.

 

Aujourd’hui rien n’est réglé, la même politique continue, la situation des familles, des jeunes continue de se détériorer.

 

Face à cet échec, à l’horizon des élections de 2007 la droite et le parti socialiste se renvoient la responsabilité de la situation, et proposent des solutions qui n’en sont pas, car ils sont complètement d’accord sur une chose : surtout ne pas remettre en cause les intérêts capitalistes, continuer sous une forme ou sous une autre la même politique. Ils sont aussi d’accord sur un point :

il faut plus de répression. Les responsables sont désignés : les juges « laxistes », les familles qui démissionnent, les enseignants pas assez sévères pour les uns ; encadrement militaire pour l’une, répression policière et judiciaire pour l’autre…

 

La sécurité est un droit pour chacun.

La sécurité c’est, sortir dans la rue sans craindre d’agression, sans risquer de trouver sa voiture détruite.

La sécurité c’est avoir du travail, ne pas se retrouver au chômage du jour au lendemain parce que le patron délocalise, ferme l’entreprise, déménage les machines, c’est avoir un salaire décent, de quoi nourrir sa famille, élever ses enfants, les faire étudier, de quoi se loger.

 

La question de la délinquance dont on parle ici (il ne s’agit pas des bandits, des voleurs, des escrocs, des trafiquants, des assassins à l’égard desquels la répression doit être féroce) ne peut pas se traiter en dehors des conditions sociales, de l’insécurité, de la brutalité des conditions de vie, imposées au peuple, aux jeunes par cette société capitaliste pour augmenter les profits des multinationales, les fortunes amassées pare les milliardaires.

 

Le tout répression  ne règle rien, la démonstration est faite.

D’autres révoltes se produiront, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

Il faut s’attaquer aux causes profondes, développer une politique d’emplois, augmenter les salaires, développer une véritable politique d’enseignement, de formation professionnelle, construire massivement des logements à loyer abordable.

Ni la droite, ni la gauche ne proposent des solutions pour aller dans ce sens.

L’extrême droite non plus qui masque sa politique antisociale sous des propos démagogiques et prône le racisme et l’exclusion.

 

Seule la lutte, tous ensemble, contre l’exploitation capitaliste, pour une autre politique peut faire bouger les choses.

 

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