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04-03-2009
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PS, PCF et Verts ou l’art de l’esquive |
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Dans un communiqué commun du 27
février PS, PCF et verts donnent leur point de vue sur la situation dans
l’Université et la Recherche. En dehors de phrases bateaux du
genre : « Nos universités et nos organismes de recherche sont
aujourd’hui privés d’avenir » bien malin qui trouvera dans ce communiqué
la moindre analyse de la politique du gouvernement. Il est vrai que cette
politique qui s’appuie sur la stratégie européenne dite « de l’économie de la
connaissance » est mise en œuvre aussi bien au niveau de l’État que des
régions dirigées par la gauche. Mais prenant en compte le mécontentement
exprimé par les personnels, les signataires tentent de reprendre la
main : « Il incombe donc désormais aux partis politiques de gauche de
prendre leurs responsabilités et de construire les conditions d’une sortie
par le haut ». Le : « désormais », est plus que significatif du fait que les partis signataires
du communiqué entendent corseter les luttes dans une solution qu’ils auront
élaborée au sommet. Ils entendent même faire émerger une réforme de
l’enseignement supérieur : « Dans un premier temps,
nous définirons les grandes orientations d’une politique progressiste de
l’enseignement supérieur et de la recherche. Car prétendre réformer les
modalités de fonctionnement, comme le fait la Loi Relative aux libertés et responsabilités des Universités (LRU) avec la gouvernance
des universités, sans fixer l’orientation générale, n’est pas honnête. Dans
un second temps, nous déclinerons en propositions concrètes ces grandes
orientations. ». Cette affirmation laisse donc entendre que le pouvoir n’a pas
de politique, ne fixe pas d’orientation générale. Il s’agit à l’évidence de
noyer le débat sur la réalité de la politique du pouvoir et du patronat d’un
contrôle strict des filières de formation et de l’appropriation des résultats
de la recherche. L’attaque contre les services publics n’est même pas
évoquée. Quand on sait que la loi LRU vise à privatiser des segments entiers
de la recherche et de l’enseignement supérieur et accroître la précarité en
liquidant à terme le statut de fonctionnaire des personnels, on peut
apprécier que PS, PCF et Verts ne regrettent qu’une chose, c’est la manière da
manière dont le pouvoir de mène les choses. Il n’y a donc rien à
attendre de tout cela, il faut au contraire de ces démarches politiciennes
rassembler dans la lutte intransigeante contre la politique du pouvoir et du
capital et ouvrir la perspective d’une société nouvelle.
http://www.sitecommunistes.org
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