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DIVERS 04-05-2006 Villepin, Sarkozy, Hollande, triste spectacle ! |
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Depuis dix jours, l’affaire
«Clearstream » du nom du mastodonte financier luxembourgeois, filiale de
la banque allemande Beutsche-Boïse qui a 9.000 milliards d’Euros de dépôts
(31 fois le budget de la France), 2.000 clients parmi lesquels les plus
grosses banques et institutions financières mondiales qui est renommé pour
être un paradis fiscal incontrôlable idéal pour les comptes secrets, rempli
les écrans de Télévisions, les émissions de radios, des centaines de pages de
la presse écrite. Vous pouvez suivre depuis le début – jours et
heures précisés – la chronologie de ce qu’ils nomment une « affaire
d’Etat » : novembre 2003 déclenchement – 9 janvier 2004 à 17h.30- 3
mai – 19 juin - septembre…2004 – 2005 – 2006 etc… etc… Rien n’y manque. Tous les ingrédients d’une série
policière bien ficelée sont là : le corbeau – les dénonciations – le
crime présumé – les victimes – les suspects – les menteurs – les enquêtes –
les perquisitions – les rebondissements … Des dirigeants politiques de droite et de gauches
sont cités, des PDG du groupe Lagardère, d’EADS (groupe de défense
européenne) - protagonistes de « l’affaire ». Cela donne lieu à des joutes politiques à
l’Assemblée Nationale et dans la presse entre tous ceux-là, entre la gauche
et la droite. Le Parti Socialiste accuse Villepin qui proteste.
François Hollande s’en prend au « règne de J. Chirac qui finit dans
l’agonie ». Le PS demande la démission du gouvernement car « l’Etat
est discrédité ». La secrétaire du PCF s’inquiète :
« Il y a des hommes dangereux à la tête de l’Etat… ». Ils parlent tous haut et fort mais personne de
ceux-là, de droite comme de gauche ne parle de la cause, la véritable cause
de tous ces scandales qui éclaboussent régulièrement depuis des
décennies le pouvoir en place : le système. Le vrai, l’immense scandale et
permanent ! Vous n’aurez entendu aucun d’entre eux
dénoncer le scandale du système capitaliste où quelques-uns qui possèdent
tous les moyens exploitent férocement le peuple, s’en mettent plein les
poches pendant que des millions de français vivent avec moins de 900 euros
par mois, pendant que des millions de jeunes sont ou seront privés d’emplois.
Les possédants confisquent, détournent à leur profit à longueur d’année. Les
milliards de la richesse créée par les travailleurs. Ils sont couverts par le
pouvoir, par les gouvernements successifs de gauche comme de droite qui
gèrent loyalement les intérêts des capitalistes français et européens. Les salariés, les chômeurs… eux ne risquent
pas d’être impliqués dans un détournement, ils n’ont rien à détourner. Elles peuvent continuer à dormir tranquilles les
entreprises du CAC 40 qui ont fait plus de 80 milliards d’Euros de bénéfice
en 2005, les PDG de ces entreprises –desquels le journal « Les
Echos » a écrit sans rire que « leurs rémunérations
n’ont guère progressé en 2005 ». En effet, les pauvresont perçu une
moyenne de 2,27 millions d’euros pour l’année contre 2,24 en 2004, plus bien
entendu, les stock-options. Ne nous y trompons pas. Ils se mènent, les
Sarkozy, Villepin, Hollande et compagnie une guerre « fratricide»
en vue des Présidentielles et législatives de 2007. Qui aura le pouvoir ? Pour en
faire quoi ? Aucun de ces gens-là ne propose de s’attaquer au
capitalisme qu’ils ne mettent surtout pas en cause, puisqu’ils sont pour. Le
parti socialiste proclame « le pouvoir est à l’agonie », mais il ne
propose rien de différent de ce qu’il a fait quand la gauche
plurielle a gouverné. C’est l’alternance sans risque pour le capital. D’ailleurs regardez ce qui se passe dans
les pays Européens, en Italie, en Angleterre, en Allemagne, aux USA.
Dans le monde, partout c’est la même chose, les capitalistes, les patrons qui
s’enrichissent , les peuples qu’on exploite (on pouvait lire ce matin que
plus de 200 millions d’enfants sont exploités dans le monde), des scandales
qui éclatent périodiquement, les gouvernements changent, un coup à
droite un coup à gauche, parfois ensemble, pendant que le scandale de
l’exploitation capitaliste est toujours là. Les médias participent activement comme
d’habitude à ce camouflage de la réalité, à ce détournement de
l’opinion au profit de ceux-là qui gouvernent où s’apprêtent à
gouverner sans rien changer de l’ordre établi. F. O. Giesbert de
l’hebdomadaire « Le Point » a affirmé sur antenne
2 : « le rôle d’un journaliste est de rétablir la
vérité ». Quelle vérité ? Monsieur Giesbert, la vôtre ?... Il faut balayer tout ça Ce qui se passe là montre une fois de plus s’il
en était besoin que c’est le système qui est véreux Pour faire cesser le scandale des scandales,
celui qui est à la base de tous les autres, l’exploitation capitaliste, il
n’y a que la lutte. La lutte pied à pied, chaque jour, pour les
salaires, l’emploi, contre la précarité, la lutte pour obliger le patronat et
son gouvernement à reculer La lutte pour changer de politique et de société.
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