|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
04-09-2005
|
|
|||
|
Voici le communiqué que l’UL CGT de Longwy nous a transmis fin
juin 2005, COMMUNISTES continue de soutenir le
combat de Kamel BELKADI : INCENDIE DE DAEWOO : KAMEL BELKADI
CONDAMNE A 2 ANS DE PRISON AVEC SURSIS POUR UN CRIME QU’IL N’A PAS COMMIS. LA JUSTICE AUX ORDRES DU POUVOIR ET DU PATRONAT ! La
Cour d’Appel de Nancy vient de condamner Kamel BELKADI à 2 ans de
prison avec sursis pour l’incendie de l’usine DAEWOO-ORION de
Mont-Saint-Martin, alors qu’aucune preuve matérielle ne pèse contre lui. Ce
jugement est le point d’orgue d’une manoeuvre visant à criminaliser la lutte
menée par les salarié(e)s de DAEWOO contre leur patronat mafieux, et, plus généralement,
toutes les actions syndicales qui ne rentrent pas dans le cadre d’un
consensus avec le patronat et les pouvoirs publics. C’est
UN DENI DE JUSTICE : lors des audiences d’octobre 2004 à Briey et le 5
avril à la Cour d’Appel de Nancy, le scénario imaginé par l’accusation s’était
vidé de tout contenu au point que l’avocat général de Nancy a été obligé de
reconnaître que « ce n’est pas le procès BELKADI, c’est l’affaire
DAEWOO », et de revoir son réquisitoire
à la baisse. Les
contradictions et les incohérences du seul témoin qui accuse Kamel, l’impossibilité
matérielle que celui-ci ait pu mettre le feu dans le créneau horaire déterminé
par l’enquête, les différents témoignages qui attestent de la présence de
Kamel au poste de garde en continu depuis ½ heure avant le départ de feu
jusqu’au moment de l’alerte, tous ces éléments ont fait ressortir l’évidence
de l’innocence de Kamel. Ce
jugement est aussi UN NON-SENS JUDICIAIRE : dans la foulée du TGI de
Briey, la Cour d’Appel de Nancy avait « besoin » d’un coupable, même
au rabais, parmi les ouvriers les plus en pointe dans la lutte ; elle a
donc condamné celui qui était dans le collimateur depuis le début. Mais comme
tous les éléments du dossier montraient que Kamel n’était pas réellement
coupable, elle a revu la peine à la baisse, en l’assortissant d’un sursis
complet, alors qu’un incendie volontaire, selon la jurisprudence habituelle, « ça
vaut » 7 à 10 ans de prison ferme ! Reste que notre Camarade a fait
réellement 3 mois de détention préventive. En
dévoilant publiquement l’inconsistance de l’accusation, la mobilisation menée
par l’UL CGT LONGWY et le comité de soutien à Kamel a permis de faire reculer
la justice de classe sur la nature de la peine (de 3 ans de prison dont 18
fermes, on passe à 24 mois avec sursis), mais pas de faire reconnaître
l’innocence de Kamel. Kamel
et son avocat, Maître BEHR, ont formé un pourvoi en Cassation à l’issue du
verdict prononcé par la Présidente de la Cour d’Appel. Il
est évident que nous ne laisserons notre Camarade payer pour un crime qu’il n’a
pas commis. Plus
que jamais la question se pose, à laquelle il faudra bien que la justice réponde :
A QUI PROFITE LE CRIME ? Cet
incendie tombait « à point » pour tous ceux qui voulaient en finir
avec la lutte des salariés. Il a permis à la direction de DAEWOO de faire l’économie
d’un plan social qui lui aurait coûté au minimum 3 fois plus que le stock de
produits finis, parti en fumée. Les
circonstances du départ de feu montrent sans équivoque que l’incendie n’est
pas le fait d’un individu isolé qui aurait « pété les plombs »,
mais d’une entreprise organisée, impliquant une préparation et des complicités :
système de sécurité neutralisé, restriction des effectifs de gardiennage
depuis la veille, déménagement des pièces comptables par la direction le
matin même de l’incendie, etc … DAEWOO
et ses complices doivent rendre des comptes pour leurs pratiques mafieuses ! Où
est passé l’argent public que DAEWOO-ORION a empoché (46 millions d’Euros de
subventions, 5 ans d’exonération de taxes professionnelles !!) ?
Pourquoi a t-on présenté cette usine comme le fleuron de la reconversion de
Longwy » alors qu’elle présentait plus de 3 000 points de non-conformité
aux normes d’hygiène et de sécurité ? Pourquoi les a t-on laissé vendre
leurs produits à perte aux autres filiales du groupe ? Pourquoi a t-on
laissé faire lorsqu’il s’est avéré que DAEWOO possédait plusieurs comptes à
CLEARSTREAM, la « banque des banques » spécialisée dans le « blanchiment »
d’argent sale ? Quelles personnalités politiques sont compromises dans
cette affaire ? Et les cotisations URSSAF impayées pendant 18 mois ? Kim
Woo Choong, l’ex-PDG du groupe, bénéficiant de la nationalité française et décoré
de la croix de la Légion d’Honneur a coulé des jours tranquilles sur la Côte
d’Azur et a été récemment embauché par la société Lohr en Alsace, alors qu’il
était recherché par Interpol pour malversation et détournement de fonds !
Il vient de « se livrer » à la justice coréenne, sans doute
pour bénéficier de la grâce présidentielle, dont ont déjà profité 4 de ses
complices condamnés dans cette affaire. D’autre
part, le Conseil de Prud’Hommes de Longwy vient de condamner DAEWOO-ORION (en
la personne de son liquidateur judiciaire) pour licenciement sans cause réelle
et sérieuse des 107 salariés qui avaient introduit un dossier, avec l’aide de
la CGT, à la suite de la fermeture de l’usine. Jugeant
que ces licenciements étaient liés à la politique financière de l’entreprise,
qui vendait ses produits finis à perte aux autres filiales du groupe, le
Conseil a condamné le liquidateur judiciaire de DAEWOO-ORION à verser aux
ex-salariés la somme globale de 640 000 Euros pour des rappels de salaire sur
pause et pour des dommages et intérêts compte tenu de leur licenciement
abusif. C’est un premier pas dans le sens d’une vraie justice ! Nous
avons également porté plainte contre Kim Woo Choong pour complicité de
Banqueroute, et nous veillerons à ce que ce dossier ne reste pas sans suite. Plus
que jamais, la mobilisation continue ! KAMEL
EST INNOCENT DAEWOO-MAFIA,
ETAT COMPLICE ! Pour l’Union Locale CGT, Isabelle BANNY Secrétaire Générale
http://www.sitecommunistes.org |