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04
octobre 2009 A propos du début de la seconde guerre mondiale : De nouvelles attaques contre la vérité historique La
falsification de l’Histoire de la deuxième guerre mondiale a pris une ampleur
inégalée en France ces dernières années. En ce moment, c’est le début de la
seconde guerre mondiale qui décroche la timbale, le début officiel s’entend. L’Histoire
revisitée du côté polonais. Une guerre horrible et rien d’autre La Pologne fut récemment le théâtre d’une commémoration officielle
tenant lieu de réconciliation tout aussi officielle entre dirigeants russes,
polonais et allemands. Merkel, à Varsovie, a déclaré : « La
guerre déclenchée par l'Allemagne a infligé une souffrance incommensurable à
de nombreux peuples, des années de privation des droits, d'humiliation et de
destruction. » et « Je rends hommage aux 60 millions de personnes
qui ont perdu la vie à cause de cette guerre déclenchée par
l'Allemagne. » D’après cette dame le grand tort de l’Allemagne semble
donc d’avoir déclenché la guerre. La chancelière allemande a été formidable,
elle s’est excusée pour les morts, spécialement les juifs et le déclenchement
de la guerre ont insisté nos médias. Mais on ne trouve pas un seul mot de ce qui s’est passé
avant : l’Anschluss, le dépeçage de la Tchécoslovaquie, et surtout les
camps de concentration élevés pour les antinazis (Dachau 1933) en premier
lieu les communistes allemands. Evoquer cela serait évidemment faire
référence au comportement des dirigeants des pays capitalistes d’Europe de
l’ouest, qui n’ont pas voulu
résister à Hitler. Les
colonels polonais : de curieuses victimes Dans cette histoire, on veut faire de la Pologne une
victime universelle en mélangeant tout. L’Etat polonais de 1939, il est utile
de le rappeler est un Etat fasciste. C’est un de ces Etats tampons que les
capitalistes britanniques et français ont onstallé aux frontières de l’URSS,
ce pays tant craint et tant honni pour avoir établi la propriété collective
des moyens de production et d’échange. Ainsi, la Roumanie de la Garde de fer,
la Pologne de Pilsudski puis des colonels, la Hongrie de Horthy et la
Finlande de Mannerheim, sont des produits du traité de Versailles. A
plusieurs reprises les troupes des impérialistes ouest-européens seront
dépêchées elles-mêmes pour faire le coup de feu contre l’Armée rouge. Ce fut
notamment le cas en Finlande en 1939 (nous y reviendrons) mais surtout en
Pologne de 1919 à 1921. La
guerre russo-polonaise Un corps expéditionnaire français commandé par le
sinistre Weygand, et auquel
participait le capitaine Charles De Gaulle aida l’armée polonaise qui
soutenait les "Blancs" d’Ukraine dans son agression contre l’armée
rouge, en pleine guerre civile en 1920. Les impérialistes avaient imposé en
1919 une frontière déplacée de 200 km vers l’est (au profit donc des
fascistes polonais) sur la ligne Curzon, du nom du secrétaire d’Etat
britannique aux affaires étrangères de l’époque. Ainsi, toute l’Ukraine
occidentale, réservoir de fascistes dont beaucoup finirent dans la division
galicienne de la Waffen SS, fut donnée au maréchal Pilsudski. Au final,
l’armée Weygand permit aux sbires de Pilsudski d’aller encore au-delà de la
ligne Curzon et d’annexer la Galicie Orientale (province de l’Ukraine), ce
qui fut entériné au traité de Riga. Les frères Balakhovitch, chefs de bandes
russes blancs passés au service de Pilsudski s’illustrèrent dans cette zone
conquise en la parsemant de pogroms. Cette partie de l’Histoire est présentée dans les
manuels et les encyclopédies comme une victoire polonaise, en réalité, sans
l’armée Weygand, l’armée rouge l’aurait emporté (1). La
nature du régime polonais de l’entre deux guerres Les gouvernements "démocratiques" entretinrent
ces Etats fascistes aux bornes de l’URSS naissante comme meilleure garantie
d’empêcher son développement. En 1919, la Pologne est un des nouveaux Etats créés en
Europe de l’est par le traité de Versailles et autres traités. Il faut savoir qu’elle n’existait plus
depuis son troisième partage en 1795 entre Russie (Prusse et Autriche, à
l’exception de l’éphémère grand-duché de Varsovie, imposé par Napoléon Ier de
1808 à 1813). Chef de l’Etat lors de la résurrection de la Pologne en 1919 le
Maréchal Pilsudski s’assura définitivement le pouvoir en 1926 par un coup
d’Etat et s’empressa d’installer un régime fasciste. Ce maréchal n’était qu’un homme de paille. Le véritable
chef de la "République polonaise" était Janusz Radziwill, honorable
descendant d’une famille princière, un des propriétaires fonciers les plus
importants, soudé aux magnats de
la sidérurgie allemande, en particulier Gustav Krupp, qui mit en place
Hitler. Ce fut donc une dictature servant les intérêts des grands
propriétaires et, à l’extérieur, philo-germanique et antisoviétique.
Viscéralement anticommuniste, Pilsudski ouvre en 1934 le camp de
concentration de Bereza Kartuska qui accueillit les Communistes. La
Pologne des colonels et l’Allemagne nazie Pilsudski signa le 26 janvier 1934 un traité d’amitié
germano-polonais. A sa mort en 1935, parmi ses successeurs, on compte le
nouveau maréchal, Rydz-Smigly, qui s’était spécialisé dans les massacres de
la population civile du côté de Kiev durant la guerre russo-polonaise, et
surtout le colonel Jozef Beck, stipendié notoire de Berlin. Ceux-ci ne se contentèrent pas de
refuser le survol de leur pays par l’aviation soviétique afin de soutenir la
Tchécoslovaquie ; ils prirent leur part du dépeçage consécutif aux
accords de Munich en 1938 en récupérant la partie de la Silésie sous
obédience tchèque depuis le XIVème siècle (2).
Enfin, laissant une armée pitoyable, jamais entretenue ni organisée, ils
furent battus à plate couture de manière ignominieuse par la Wehrmacht en
septembre 1939, Beck s’enfuit avec ses trésors et ceux de son pays ainsi que
l’agrément de Berlin, en Roumanie, avec Rydz-Smigly ; leur
frère-en-Christ fasciste Antonescu les accueillit et Beck y mourut
tranquillement en 1944. Loin donc d’être les victimes que l’on plaint
aujourd’hui, les colonels fascistes polonais n’étaient que des profiteurs et
des traîtres qui ont délibérément vendu leur patrie à Hitler et contribué à
la mort de la Tchécoslovaquie. L’Histoire
revisitée du côté français, le même refrain L’accent est mis sur le fait que ce 3 septembre (date de
l’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne) plonge la France dans la
stupeur. Mais personne n’essaie
de chercher avant cette date fatidique ce qui a bien pu se passer. Personne
ne dira que les industriels français ont participé par leurs ventes au
réarmement allemand, ni que les gouvernements successifs, ont laissé ce réarmement s’effectuer
sans parler ni agir. La
bourgeoisie française dans le camp de Hitler Les conquêtes sociales du Front populaire déterminèrent
l’ensemble des capitalistes et de ceux qui les servaient à utiliser tous les
moyens pour prendre leur revanche. Leur stratégie fut définie par un obscur
journaliste du "Messin", le journal des maîtres de forges
lorrains, les De Wendel et compagnie, dans la fameuse formule :
« Plutôt Hitler que le Front populaire ». L’œuvre des gouvernements
"démocratiques" Les différents gouvernements de
l’après Front populaire ont appliqué cette politique-là, et son corollaire
intérieur : briser la résistance ouvrière. Tous les partis politiques, à
l’exception des Communistes mirent la main à la pâte en ce domaine. Tous les députés
sauf les Communistes, un député socialiste, Jean Bouhey et un député de
droite Henri de Kérillis approuvèrent les ignominieux accords de Munich en
octobre 1938. Dans la foulée, le gouvernement dirigé par le radical Daladier,
rétablit la semaine de travail de 48 heures à la demande du patronat. Pire,
avec la complicité des dirigeants réformistes de la CGT, dont Léon Jouhaux (
qui devait en 1947 créer Force Ouvrière avec l’argent de la CIA), qui avaient
appelé trop tard à la riposte et n’avaient rien organisé, le même
gouvernement parvint à briser la grève générale, fit interner au Bois de
Boulogne par le préfet de police Langeron des milliers de syndicalistes
révolutionnaires, dont beaucoup furent renvoyés de leur poste. Le patronat
tenait sa revanche, bien qu’elle ne lui suffise pas. Pendant l’année qui suivit,
Daladier et les autres dirigeants du parti radical, comme Chautemps,
acceptèrent toutes les exigences de la Bourgeoisie française et des
capitalistes allemands que les nazis représentaient. On ne leur en sut pas
vraiment gré, d’ailleurs, on ne les en aima pas plus, puisque, lorsqu’ils ne
furent plus nécessaires, ils furent écartés pour céder la place à Reynaud,
puis, surtout, à Pétain. La bourgeoisie française en effet, en particulier
les magnats de l’industrie avaient fait, à l’avance le choix de la
défaite : la France soumise à l’Europe allemande était une idée qui ne
les gênait nullement, puisque leur plus-value augmentait et que la canaille
était enfin écrasée. Quant aux rapports avec les voisins
d’outre-Rhin, ils furent cordiaux.
Ainsi le radical Chautemps, alors président du conseil, rencontra en
1937 l’ambassadeur du Reich qui n’était autre que Von Papen, l’homme qui avait fait venir Hitler
au pouvoir en 1933. Voici ce que Papen écrivait à son ministre de tutelle,
Von Neurath : « Le
chef du gouvernement français s'est entretenu avec moi, environ deux heures
sur toutes les questions d'intérêt commun. Je souligne comme particulièrement
intéressant, au cours de cet entretien, que lui aussi me parla avec une
certaine fierté de l'assainissement de la situation politique intérieure en
France. La révolution, me dit-il, a en tout cas été chassée de la rue. (...)
Cependant il croit pouvoir dire qu'en cas de désordres de rue, on pourrait
s’en remettre
sans réserve à la
police et à l'armée. L'armée tirerait. (...) Le président du Conseil
souligna en outre
qu'il souhaitait
vivement un règlement des conflits d'intérêt franco-allemands. » Un an
plus tard, Daladier reçut chez lui le nouvel ambassadeur de Hitler, le comte
Welczeck, lequel se réjouit d’être invité « dans la résidence
personnelle du président du Conseil ». Il rapporta que Daladier,
évoquant la
possibilité d'une
guerre, lui avait confié que « des hordes de Cosaques et de Mongols viendraient alors occuper les territoires dépeuplés et dévastés par la
guerre. » et que c'était là « ce qu'il fallait éviter, même au prix de grands sacrifices ». La
poignée de main entre Daladier et Ribbentrop Le moment le plus significatif de cette collusion entre le
gouvernement français d’alors, donc l’ensemble des forces politiques
françaises sauf les Communistes,
et celui des nazis est la visite à Paris de Ribbentrop, un nazi pur
sucre, promu depuis peu ministre des affaires étrangères par Hitler. La visite se déroula à la demande de la France. Il
s’agissait pour Daladier et son ministre des affaires étrangères Bonnet,
d’obtenir une sorte de déclaration bilatérale vantant les bons rapports
franco-allemands afin de convaincre
l’opinion française qu’après Munich, la guerre était définitivement
écartée. La répression de la grève générale de novembre 1938
permit de réaliser leur demande : bien que la principale raison de cet
écrasement fût intérieure, il n’en demeure pas moins que le ministre des
affaires étrangères du Reich en avait fait un préalable. En outre, ni le
gouvernement français, ni le nouvel ambassadeur Coulondre lors de sa
réception à Berlin le 20 novembre ne dirent mot à propos
des événements de la Nuit de Cristal (9 et 10 novembre). Ribbentrop arriva
donc en terrain conquis dans un Paris débarrassé des ouvriers et rempli de
policiers. Il signa une déclaration qui n’engageait à rien les nazis et
transporta dans ses bagages un certain nombre de "policiers"
allemands, qui restèrent après son départ dans le but de faire le ménage chez
les communistes allemands, anciens des brigades internationales, réfugiés en
France ; l’un d’eux était Bœmelburg, qui devint, au temps de
l’occupation l’un des chefs de la Gestapo en France. Rien ne fut épargné pour cirer les bottes des
nazis : lors du banquet offert par Bonnet à Ribbentrop, tous les
ministres sauf deux furent invités : il s’agissait de Georges Mandel,
ministre des colonies et de Jean Zay, ministre de l’éducation nationale, tous
deux juifs… Et, cerise sur le gâteau, Ribbentrop rapporta par la suite à
Hitler que Bonnet lui avait fait part de la volonté des dirigeants français
de ne plus recevoir les juifs d’Allemagne et de sa demande au gouvernement du
Reich de prendre les mesures pour « les empêcher désormais de venir en
France » ; on croit rêver !!! Démocratie
et fascisme Il faut donc bien comprendre que tout ce qui est dit sur
les "erreurs" de Daladier et de ses successeurs, ou sur leur
soi-disant désaccord avec Pétain n’est que pur mensonge. On nous sert par
exemple le « mythe du réarmement tardif », parfois attribué à
Daladier, qui était ministre de la défense. S’il est vrai que, dans les
premiers temps du Front populaire, Blum s’est préoccupé de la question et a
entamé un programme d’armement, surtout d’ailleurs dans l’aviation, sous la
houlette du ministre Pierre Cot, cette politique s’est vite arrêtée : ni
le cabinet Chautemps, ni le second cabinet Blum, ni le cabinet Daladier ne
l’ont reprise à leur compte. Au contraire, en 1938 et 1939, à plusieurs
reprises, Louis Renault a refusé d’honorer des commandes de chars, alors
qu’il fournissait du matériel aux nazis. Les pressions du gouvernement
français sur le "capitaine d’industrie" étaient bien peu
efficaces ! Au début de 1939
les manœuvres pour l’accession
de Pétain au pouvoir, se font
désormais au grand jour. Le chef militaire de la Cagoule est promu par le
"démocrate" et "radical" Daladier, ambassadeur de France
en Espagne auprès de son complice Franco. Quelle fut la réaction à ces menaces de l’Etat bourgeois
républicain ? Entre avril et juillet 1939, une quarantaine d’inculpés de
la Cagoule furent remis en liberté et 33 d’entre eux au cours d’une mascarade
de procès qui se termina par un non-lieu. En juillet justement, l’enquête sur
la Cagoule était terminée et les résultats furent portés à Daladier. Ils
révélaient un complot contre la sûreté de la République ayant à sa tête le
maréchal Pétain, appuyé par la moitié du Conseil Supérieur de la Guerre. Que
fit Daladier ? Absolument rien. Deux mois plus tard, la France se
retrouvait en guerre en gardant à la tête de ses armées une
« conjuration sélectionnée de longue main et dont les plans avaient été
minutieusement préparés », indique un document d’après-guerre. Daladier avait d’autres chats à fouetter, il s’occupait
de « mettre les Communistes à la raison », selon l’expression de
son féal, le ministre des affaires étrangères, Bonnet. Bien avant le pacte
germano-soviétique, les décrets publiés par Daladier les 15 mars, 21 avril et
24 juin 1939 lancèrent la répression contre « la distribution et la
circulation de propagande d’origine étrangère ». Ces décrets
visaient-ils la cinquième colonne allemande ? Que nenni. Ils ne
servirent qu’à l’arrestation de militants communistes. Enfin,
la police française se chargea de la chasse aux communistes étrangers, en
collaboration avec la police allemande. Un responsable de l’inspection
générale des services de Police criminelle, service qui devait, en octobre,
centraliser la répression anticommuniste en France, fut reçu en juillet 1939
par le chef de la Gestapo, Heinrich Müller, afin de coordonner l’action
anticommuniste franco-allemande. L’ambassadeur Pétain mena alors une campagne active pour
le renvoi en Espagne des réfugiés républicains espagnols et Bonnet le
rejoignit sur ce point. Il négocia avec les autorités fascistes espagnoles
les conditions de la reprise des réfugiés : il s’agissait de livrer à
Franco des combattants républicains condamnés à mort !!! Les
pacifistes La politique de non intervention
vit le gouvernement du Front populaire laisser honteusement assassiner la
République espagnole par Franco et ses complices fascistes Mussolini et
Hitler. Au moment où la guerre semblait
inévitable, à la fin de l’été 1939, Marcel Déat, dirigeant du courant le plus
à droite de la SFIO, montait au créneau
dans un fameux éditorial intitulé « Faut-il mourir pour
Dantzig ? », dans son journal "L’Œuvre", faisant ainsi
écho à la non moins célèbre phrase d’Adolf Hitler : « Qui voudra
mourir pour Dantzig ? » Déat, comme ses camarades syndicalistes
Dumoulin et Belin, devait devenir un des cadres du régime fasciste de Pétain. Décernons une mention spéciale à l’écrivain Jean Giono,
auteur d’une formule dont le cynisme le dispute à l’ignominie :
« Je préfère vivre couché plutôt que mourir debout ». L’Etat-major
français et la drôle de guerre L’une des preuves les plus évidentes de la collusion
entre la classe dominante française, ses sbires du gouvernement et de
l’Etat-major et l’Allemagne nazie fut bien la drôle de guerre. Alors qu’on
savait l’essentiel de la Wehrmacht occupée à l’est en Pologne, puis au
Danemark et en Norvège, il ne vint pas à l’idée des chefs de l’armée
française de passer à l’offensive,
d’attaquer les Allemands, de pénétrer sur le territoire du Grand
Reich. Les uns dans la ligne Maginot, les autres dans la ligne Siegfried, les
soldats des deux armées n’échangèrent pratiquement aucun coup de feu pendant
huit mois. Lorsque
Daladier céda sa place à Paul Reynaud, le 22 mars 1940, la drôle de guerre
s’alanguissait. Aussi celui-ci appuya-t-il le nouveau projet antisoviétique
de Weygand : lancer, depuis la Syrie sous protectorat français, une
offensive vers le Caucase soviétique ; le gouvernement et les généraux ne se
sentaient décidément pas en guerre contre l'Allemagne. Ayant
réglé le cas des Scandinaves (hormis la Suède "neutre" mais ô
combien bienveillante envers les nazis) après celui des Polonais, Hitler put
enfin se tourner vers l’ouest. Le 10 mai 1940, l’offensive commençait. Les
gouvernements n'avaient rien fait pour réarmer le pays, aussi l'armée
française n'était pas prête. Elle n’avait pas de forces blindées à la
hauteur, malgré l’insistance de De Gaulle sur ce sujet. Elle s'effondra comme
un château de cartes. Pétain
après Reynaud : la suite logique Il faut, pour terminer, tordre le coup à cette idée que
l’arrivée de Pétain au pouvoir aurait été une surprise ou aurait constitué
une rupture avec la période d’avant. La plupart des ministres du premier
cabinet Pétain, dont nombre d’entre eux devaient rester au moins jusqu’en
1943, furent nommés avant
l’armistice par Daladier ou Reynaud. Notons par exemple que lors du
remaniement du 5 juin 1940, Reynaud avait promu deux Cagoulards
notoires : Yves Bouthillier comme ministre des finances et Paul Baudouin
comme secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, lui-même gardant, en théorie
le ministère de tutelle (3). Un
objectif idéologique : la révision de l’Histoire Une
version de la guerre qui n’explique rien Plus un mensonge est gros, plus il a de chance d’être
cru, disait Gœbbels, lequel était expert en la matière. On peut dire que,
s’agissant de la seconde guerre mondiale, les élèves propagandistes,
essentiellement en France, ont dépassé le maître. Voici
de courts extraits de l’encyclopédie en ligne wikipédia. En ce qui concerne
les fascistes polonais, on y apprend que Rydz-Smigly « libéra la Livonie
des bolchéviques. » et que « assistant à la montée de deux
totalitarismes : soviétique puis nazi en Europe », Pilsudski « a
tenté dès 1933 de prévenir la catastrophe qu’il percevait clairement. ».
C’est probablement pour cette raison qu’il a signé en 1934 le traité d’amitié
germano-polonais et que ses successeurs ont participé à la curée contre la
Tchécoslovaquie. Si l’on veut évoquer la France, nous voici avec
Weygand « vice-président du
Conseil supérieur de la guerre jusqu’en 1935, qui « tente de mettre en place plusieurs plans
d'action militaire visant à la constitution d'un front d'Orient qui pourrait
prendre à revers l'Allemagne et ses alliés. Il prépare notamment une
offensive contre l'URSS, alors liée à l'Allemagne par le Pacte
germano-soviétique, dirigées principalement contre les champs de pétrole de
Bakou. » On n’évoque pas son corps expéditionnaire en Finlande, sans
doute parce que ce n’est pas à l’Orient ou peut-être parce que combattre aux
côtés des Allemands ne semble pas le meilleur moyen de les prendre à revers. Mais, on a trouvé encore plus fort : le
documentaire baptisé Apocalypse, diffusé en septembre au soir sur France2
nous indique que : « voyant qu’il ne peut s’emparer de
l’Angleterre, Hitler décide de trahir son allié l’URSS. ».
Scandaleux ! La volonté politique des révisionnistes est de faire
entrer coûte que coûte dans les crânes cette idée mensongère, crapuleuse, qui
fait fi du sang versé par les millions d’ouvriers, au premier chef les
soviétiques, que l’URSS et l’Allemagne nazie auraient été des alliés. Jamais
on n’évoque l’isolement diplomatique dans lequel Britanniques et Français
avaient laissé l’URSS, bien persuadés qu’ils étaient qu’Hitler se lancerait
d’abord à l’attaque du premier pays socialiste. Car
enfin, ce n'est pas la Pologne qui avait seule le pouvoir d’interdire à
l’armée rouge l’entrée du territoire polonais en 1938 (pour sauver la
Tchécoslovaquie) ou en 1939 (pour sauver la Pologne elle-même) mais ses
maîtres français et anglais, qui avaient en outre sur le papier « garanti »
ses frontières en mars-avril 1939, et qui l’encouragèrent à traiter Moscou en
« valet de ferme » selon l’expression de Jdanov. Exactement comme les élites
tchécoslovaques cédèrent, par souci de classe et par effroi de voir sauver
leurs frontières par l’armée rouge, aux pressions exercées par Paris et
Londres pour obtenir d’elles la destruction de leur propre État. Et comment expliquer le déroulement de la
guerre si URSS et l’Allemagne nazie étaient alliées ? Comment expliquer
que chacune d’entre elles ait défendu un camp différent lors de la guerre
d’Espagne ? Comment expliquer qu’Hitler, le 22 juin 1941, jour de
déclenchement de l’opération Barbarossa, l’invasion de l’Union soviétique,
écrivit à son complice Mussolini : « C’est la décision la plus
importante de ma vie. » ? Comment expliquer que c’est l’Armée rouge
qui a joué le rôle essentiel dans la défaite de l’Allemagne nazie ? Ce qu’ils ne veulent : une analyse de classe de ces évènements Il est tout d’abord interdit d’avoir une lecture de
classe des événements : de l’avant-guerre comme de la guerre ;
sinon, toutes les théories révisionnistes fondent comme neige au soleil. Dire
que le fascisme est un stade exacerbé du capitalisme face à la menace
révolutionnaire ; dire qu’Hitler était un homme du Capital et pas seulement du capital
allemand ; dire que la Bourgeoisie française a organisé la défaite pour
augmenter ses rentes et en finir avec le danger communiste : tout cela
est rigoureusement interdit !!! Cacher les causes et les origines de la seconde guerre
est une nécessité impérieuse pour ceux qui récrivent l’Histoire. Il faut donc
que tout commence le 1er septembre 1939. Sinon, on devrait parler
de Munich, de tous les événements et les personnages qui ont encouragé
Hitler. Et l’on verrait bien que la bourgeoisie française ne voulait pas la
guerre contre Hitler, pas plus que les propriétaires fonciers polonais. Le
véritable sens de la seconde guerre mondiale Cette guerre revêtait, à l’est et à l’ouest, deux
réalités différentes. Le Grand Capital britannique ne s’est majoritairement
pas satisfait de la politique d’apaisement de Chamberlain ; c’est
pourquoi Churchill est arrivé au pouvoir pour mener vraiment la guerre contre
Hitler . Contrairement à sa
congénère française, la
Bourgeoisie britannique ne courait pas de risque intérieur, il n’y avait aucun
danger révolutionnaire. Elle voulait défendre sa place de première ou seconde
(il y avait les USA) puissance du monde capitaliste. Or Hitler combattait
pour offrir la domination du monde au Capital allemand. Il n’y avait pas de
médiation possible, l’un ou l’autre devait l’emporter… Mais la guerre, inter-impérialiste en septembre 1939,
revêtit un autre sens lorsqu’elle devint, pour le peuple français, une guerre
de libération nationale, et surtout, elle prit sa véritable nature lorsque
l’affrontement, qui, depuis le départ, était inévitable, entre l’Allemagne et
l’URSS commença. La guerre germano-soviétique avait un autre sens que celui
que nous avons évoqué : c’était l’affrontement entre les partisans du
monde nouveau, de la propriété collective des moyens de production, et ceux
du capitalisme dans sa version la plus dure, la plus terrible, la plus
cruelle. Dans ce combat-là non plus, mais pour d’autres raisons, il n’était
pas possible de transiger. La
guerre d’Espagne, de 1936 à 1939 avait déjà vu s’affronter les partisans de
ces deux conceptions du monde et de l’humanité. Déjà le gouvernement
français, pourtant celui du Front populaire, avait fait le mauvais choix, en refusant de combattre Hitler, en
pratiquant la politique de non intervention en Espagne. Les combattants des
brigades internationales se sont retrouvés sur tous les fronts, dans les
Balkans, en France, en URSS, et avec eux les réfugiés espagnols : les
deux premiers chars de la division Leclerc entrée à Paris le 21 août 44 pour
aider à la libération de notre capitale étaient conduits par des républicains
Espagnols… Combattre à outrance
les révisionnistes Il
y a un enjeu d’une extrême importance à rétablir la vérité historique, à
diffuser les analyses marxistes de la Guerre. Cela constitue une partie
intégrante du combat de "Communistes".
Les menteurs ne veulent pas seulement modifier la vision que nous avons
d’événements précis. Ils veulent empêcher toute analyse marxiste de
l’Histoire, ils veulent éviter d’accuser le système capitaliste. S’ils nient
ou cachent la part décisive prise par l’Union soviétique dans la victoire
contre le nazisme, c’est avant tout pour que la vérité ne transparaisse pas
sur le régime socialiste. « COMMUNISTES » rétablit la vérité. Notes : Note 1 : un correspondant militaire,
membre de la mission du général Dupont présente en Pologne en 1922, après la
victoire du corps expéditionnaire de Weygand, s’inquiète du niveau de l’armée
polonaise en cas d’éventuelle attaque soviétique. Il évoque :
« l’esprit nettement hostile à la Pologne qui est constaté dans les
régions de l’Est Polonais » et indique que « Les paysans d’une
façon générale font preuve d’une indifférence absolue. Ceux des régions
russes de l’est annexées par le traité de Riga, après deux années de
malentendus et de froissements nationaux et religieux, sont nettement
hostiles aux Polonais». Note 2 :
La façon dont dictionnaires et encyclopédies traitent le rôle de la Pologne
dans le découpage de l’Etat tchécoslovaque est assez significative. Ainsi le
Robert encyclopédique n’en dit mot, tandis que le Petit Larousse
indique : « 1938 : La Pologne obtient de la Tchécoslovaquie
une partie de la Silésie. » Note 3
: Dans ce premier cabinet Pétain figurait encore Chautemps, en tant que
vice-président du Conseil, ainsi que l’ancien premier président de la cour de
Cassation, Charles Frémicourt, promu garde des sceaux en remerciement de son
zèle à étouffer l’affaire de la Cagoule. On peut aussi noter la présence de
deux personnages particuliers, qui étaient étrangement absents de la liste
des ministres et secrétaires d’Etat de Pétain, fournie en septembre 1944 par le
ministre de la justice d’alors, René Capitant. Il s’agit de Robert Schuman,
le valet des maîtres de forges, le petit télégraphiste des De Wendel, futur
héraut de la construction européenne. Il s’agit aussi du magnat de la presse Prouvost,
porte-parole des pacifistes et de la finance munichoise.
http://www.sitecommunistes.org |
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