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07-04-2006

Premier résultat

L’action contre le CPE a surpris beaucoup de monde, à commencer par Villepin qui pensait que ce texte s’imposerait sans difficulté. Surpris aussi les dirigeants du Parti Socialiste occupés à se quereller pour désigner leur candidat à la présidentielle… en 2007. Elle en a d’ailleurs surpris bien d’autres, à gauche comme à droite.

 

Chez les dirigeants syndicaux, même étonnement. Celui de Chérèque ainsi que son amertume étaient particulièrement visibles. « Pour les retraites, on était partie prenante de la réforme » a-t-il rappelé. Pour le CPE, Villepin a voulu agir seul, sans le consulter, résultat…

L’action  puissante des étudiants et lycéens, intervenant peu de temps après la révolte des jeunes de banlieues, a amené les organisations syndicales à agir ensemble, arrières pensées ou non, contre le CPE et  à appeler les salariés à agir. Leur action a contraint le gouvernement et le patronat à manœuvrer en retrait.

 

Derrière le CPE, il y a la mise en œuvre d’un nouvel ordre social, d’un nouveau rapport salarié/patron reposant sur la généralisation de la précarité, de la flexibilité pour tous les salariés, sur une subordination toujours plus grande des salariés, sur de nouvelles libertés pour le patronat lui permettant de licencier et d’embaucher sans contrainte, liquidant ainsi le droit du travail dénommé « rigide » par Chirac.

L’action unie des étudiants, lycéens et de leurs parents, des salariés, a imposé un premier recul mais les problèmes que soulève le CPE sont loin d’être réglés.

 

Faire de nouveaux pas en avant exige que la lutte se poursuive, une lutte puissante parce qu’unie contre la politique actuelle.

 

 

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