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05-09-2005

LES COUPS DE LA RENTREE

 

La conférence de presse du 1er Ministre, qui a une fois de plus désigné les victimes de sa politique anti-sociale et donne le sourire à Madame PARISOT,   nouvelle patronne du MEDEF qui se félicite des valeurs défendues par le premier Ministre : « le travail plutôt que l’assistance » et en redemande.

Le ton utilisé montre son mépris pour ceux qui vivent de leur travail et qui sont les éternels sacrifiés. Après les coups portés pas près d’être digérés, sur les retraites, sur l’assurance maladie, l’emploi, les privés d’emploi et autres précaires, il nous annonce d’autres cadeaux aux entreprises en prétendant que c’est pour nous qu’il le fait.

Soyons sérieux. Parlant de la situation économique, il claironne : « Tout va bien, mais il faut poursuivre la lutte en tête » et pour cela, il nous invente « la croissance sociale ». Il est vrai que son concurrent SARKOZY avait inventé lui, en son temps, « la discrimination positive ».

L’un comme l’autre tente de marier l’eau et le feu. Comment parler de croissance, alors que sa politique consiste à diminuer ou à faire disparaître tout ce que nous avions acquis souvent par les luttes. Quant au social, regardons de près son bilan de cent jours.

La croissance existe bien, mais pour les actionnaires et les patrons, en clair pour le capital et ses représentants. Pas pour le peuple qui lui doit travailler toujours plus pour un salaire toujours plus aléatoire et en tout état de cause très insuffisant, et une protection sociale qui se réduit à une peau de chagrin.

Il faut revaloriser le travail prétend DE VILLEPIN, pour cela il relance « la  prime pour l’emploi ». C’est une escroquerie que lui ont léguée JOSPIN et le gouvernement socialiste et ses vassaux prétendument de gauche.

En fait, il ne s’agit pas de prendre en compte la situation de salariés à très bas salaire, en intérim ou frappés par la précarité. Non. C’est au contraire un dispositif, qui permet de faire stagner voir régresser les salaires à commencer par le SMIC, tout en octroyant quelques miettes de pouvoir d’achat. L’objectif fixé par le MEDEF étant la baisse du coût de travail.

DE VILLEPIN partageant cette approche politique, il a été désigné pour cela, poursuit et accentue cette démarche. Que dit-il ?: «  nous faisons le nécessaire pour revaloriser le travail » et il donne un exemple. «  Aujourd’hui, un salarié payé au SMIC perçoit une prime à l’emploi de 400 euros, je vais l’augmenter de 50 % et la mensualiser ».

En premier lieu, ce qu’il convient de revaloriser, c’est le prix de la force du travail, donc le salaire, vous remarquerez que ce mot n’a jamais été cité et pour cause. Certes, le Smicard percevra 50 euros de pouvoir d’achat en plus chaque mois,  mais celui qui peut s’en réjouir le plus, c’est son employeur. Cela lui permet de maintenir les salaires au niveau du SMIC et de bloquer les salaires supérieurs au SMIC.

Cela ne lui coûte pas un sous puisque cela sort de notre poche, il ne paiera pas de cotisations sociales puisque ce n’est pas du salaire. Bravo ! Par contre, les plus values réalisées sur la production restent à cent pour cent pour lui, c’est certainement cela la croissance chère à

DE VILLEPIN. De la croissance positive pour le capital pas pour les Hommes.

Gouvernement et patronat se livrent à une véritable politique de culpabilisation des travailleurs. Ils ont des réponses pour tout.

Chômage ? Ne soyez pas exigeants, acceptez de gagner moins. Précarité ? prenez ce que vous trouvez, vous aurez plus de chance la prochaine fois. Bas salaire ? non, travaillez plus et vous gagnerez plus.

C’est une spirale très dangereuse pour nous et pour le pays également.

Faire une autre politique ? bien, sûr et c’est possible ! Mais avec qui ?

Nous en reparlerons, car en 2007 il faudra faire un choix. Non pas sur des hommes, mais sur leur politique, sans jamais oublier qu’à ce jour, les promesses électorales n’ont jamais été tenues par ceux qui ont gouverné.

La seule question qui mérite de trouver une réponse : Ou bien il y a rupture avec le capital et ses intérêts ou bien, on gère pour lui. Ce n’est pas de cela que nous avons besoin.

Les grandes manœuvres ont d’ores et déjà commencé dans les deux camps. Chacun cherche un électorat. Le PEN qui tout en continuant à développer sa démagogie est plein de prévenances à l’égard de Sarkozy (il a admis sur LCI « ne pas exclure l’hypothèse d’un soutien à N. Sarkozy au second tour de 2007, heureux de constater que, sur un certain nombre de sujet, celui-ci est d’accord avec lui »). BAYROU qui « joue les opposants au gouvernement »tente une approche vers les socialistes  et ne propose rien d’autre que les recettes  de la droite et DE VILLEPIN qui en appelle aux couches moyennes.

A ce propos, parmi les annonces « sociales »,   il en est une qui sent bon le scrutin de 2007. La modification des tranches du barème de l’impôt sur les salaires. Jugez plutôt : CHIRAC avait annoncé une baisse des impôts sur cinq ans. L’élection passée, cela a duré un an. Cette fois- ci on nous la ressert, en nous précisant quelle ne s’appliquerait pas pour 2006 mais en 2007.

Autre précision de taille par DE VILLEPIN, « nous allons passer de 7 à 4 tranches d’imposition. Ce qui aura pour conséquence pour un foyer qui déclare 48000 euros de voir ses impôts baissés ». Dis- moi combien tu gagnes, je te dirais qui tu es !

La droite, toute la droite, CHIRAC, SARKOZY, BAYROU, LE PEN… elle est disqualifiée.

L’alliance de « gauche » PS, PCF, VERT ou les prétendus révolutionnaires du MNPT, LO ou autre LCR ? Nous avons vu les résultats.

Ça suffit, il ne faut pas se laisser faire. Tous ensemble nous représentons une grande force, on peut les faire reculer. Le capitalisme n’a pas de limite, il en veut toujours plus. Face à cela une seule solution : la riposte.

Mobilisons-nous. Agissons sans tarder. C’est urgent.  

 

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