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05-09-2006

« DIALOGUE SOCIAL »

SELON LE MEDEF

Mme PARISOT s’est félicitée.

  

 

Participation relevée à l’université d’été du MEDEF : en premier le patronat grand et petit, venu réclamer toujours plus de déréglementation, de précarité pour les salariés, de remise en cause du code du travail. Venu pour réclamer toujours plus de cadeaux financiers, de nouveaux allègements de cotisations sociales, pour refuser toute augmentation des salaires, toute amélioration des conditions de travail. Tout ça, bien évidemment, au nom de la concurrence mondiale et de la compétitivité des entreprises.

 

Hommes politiques et syndicalistes sont aimablement venus redire au patronat qu’ils partageaient sa vision de la société. En effet, les uns et les autres considèrent que le capitalisme – qu’ils appellent libéralisme ou économie de marché - est le seul système économique qui soit aujourd’hui viable en France comme sur l’ensemble de la planète.

 

On comptait parmi les participants :

*quatre ministres dont N. Sarkozy chef de l’UMP

*François Bayrou le dirigeant de l’UDF

*Raffarin, l’ex. premier Ministre

*Le super révolutionnaire de 1968 D.Cohen Bendit, dont le journal « Les Echos » relève malicieusement qu’il s’est converti à l’économie de marché.

*Les socialistes Strauss-Kahn et J. Lang candidats déclarés à l’investiture PS pour 2007

*Les quatre secrétaires confédéraux des syndicats, CFDT, FO, CFTC, CGC. (B. Thibault de la CGT n’était pas là, mais il a dialogué longuement avec L. Parisot sur trois pages dans l’hebdomadaire « Le Nouvel Observateur »).

*Le président de la Commission Européenne J. Barroso qui a affirmé que les Français faisaient de la mondialisation sans le savoir (M. Barroso, les salariés français qui voient leurs usines et leurs productions partir vers les pays à bas salaires, savent ce que « mondialisation » veut dire).

 

L. Parisot s’est félicitée de cette présence des politiques de droite et de gauche. Elle a été heureuse d’entendre des mots clés comme « vérité » ou « audace » prononcés par Sarkozy ou Strauss-Kahn. S’adressant aux syndicats, elle leur a proposé d’engager des négociations sur la « flexisécurité » qui concilie d’après elle la sécurisation des parcours professionnels et la réforme du marché du travail qu’il faut rendre « plus fluide » et « plus efficace » pour les entreprises. Mais pas question a-t-elle ajouté que le patronat mette un seul sou pour financer cette flexisécurité.

 

Réactions syndicales inquiétantes

Les réactions syndicales sont inquiétantes. Alors que les profits flambent, battant chaque année des records, aucun dirigeant syndicaliste n’a dit au MEDEF qu’il est possible d’augmenter les salaires sans conduire les entreprises à la faillite. Entre gens bien élevés on ne parle pas des choses qui fâchent !

 

Pour Chérèque, l’urgence est de créer au plus vite « un espace de dialogue social » pour parler de tout ce qui intéresse le patronat : « révision » de l’assurance chômage, « rénovation » du contrat de travail, « modernisation » de l’Etat et de la Fonction Publique, « nouvelle sécurité » pour les salariés. Tout cela devant déboucher d’après le MEDEF et la CFDT sur une « démocratie sociale moderne ». On voit ça d’ici.

 

B. Thibault n’est pas en reste. Dans son dialogue avec L. Parisot dans le Nouvel Observateur, après une série de phrases creuses déplorant la précarité et les bas salaires, il regrette que la France « soit un des rares pays en Europe où  le dialogue social soit si difficile ».

 

Décidément chez les dirigeants syndicaux le « dialogue » avec le patronat est devenu une rengaine. Pourtant tout syndicaliste de base sait parfaitement que chaque avancée, y compris la plus petite dans quelque domaine que ce soit, nécessite une lutte acharnée pour faire céder le patronat. Le dernier exemple, l’action contre le CPE, confirme s’il en était besoin cette réalité. Que vaut l’affirmation d’un Chérèque lorsqu’il déclare que « tirer les leçons de la crise du CPE c’est, accepter de s’engager dans la rénovation du dialogue social ». Comme pour les retraites en 2003 ? Non merci.

 

Pour que ça change

La lutte de classe n’est pas née de l’imagination de Karl Marx. C’est la réalité d’une société française et mondiale divisée en classes sociales aux intérêts inconciliables. Que le patronat rêve de la faire disparaître dans les esprits pour continuer à exploiter et augmenter sans cesse ses profits, qu’il reçoive le renfort des réformistes en tout genre qui refusent de s’opposer au capital est une chose. Que les ouvriers, les travailleurs l’acceptent un est une autre. Faisons en sorte qu’à l’arrivée les travailleurs soient gagnants.

Pour hâter la venue de ce moment, rejoignez COMMUNISTES.

 

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