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05-09-2006
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DISCUTONS, DISCUTONS… |
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La
CFDT n’a jamais commis d’excès dans son engagement contre le patronat. Aussi
quand son secrétaire général rappelle dans la presse quelques données, celles
du nombre de chômeurs par exemple, on ne l’accusera pas d’exagérer, au
contraire ce sont des nombres minimums. Interviewé par le journal
financier « Les Echos » du lundi 4 septembre sur les créations d’emplois,
Chérèque cite que « l’OFCE (organisme officiel) nous dit que
78% de ces emplois sont des emplois à durée déterminée, dont la moitié n’excèdent
pas un mois. En cas de ralentissement de l’économie ces emplois-là seront détruits
tout de suite… La réalité c’est qu’il y a en France entre 3,5 et 4
millions de personnes au chômage ou à charge de l’Etat ». Bien, mais que propose Chérèque ?
L’action ? NON, la discussion ! « A notre dernier congrès nous
nous sommes engagés à réfléchir à tout autre mode d’action avant de recourir à
la grève… Ce n’est pas malin de nous chercher querelle à ce sujet » répond-il
à son interviewer qui évoque la proposition de Sarkozy d’imposer un vote à
bulletin secret dans les entreprises en grève. Chérèque critique l’exonération
totale de cotisations patronales au niveau du SMIC dans les entreprises de
moins de 20 salariés ce qui est la moindre des choses, mais pourquoi ?
Parce que dit-il « le premier Ministre met à nouveau la charrue avant
les bœufs… C’est contradictoire avec
l’engagement de réunir une conférence sur l’emploi et les revenus. S’il prend
des décisions avant même d’avoir réuni cette conférence, il va en diminuer
sensiblement l’intérêt ». M. Chérèque, il faudrait envisager un autre
moyen que ce genre de « dialogue social » pour faire reculer le
patronat et le gouvernement. L’action serait infiniment plus efficace, non ? Le même Chérèque n’a pas
de mots assez durs pour fustiger le comportement des chirurgiens, anesthésistes
et obstétriciens libéraux. « Leurs assurances privées sont financées par
les fonds de la collectivité. Et maintenant ils décident unilatéralement d’augmenter
leurs honoraires. Ce sont des pratiques de voyous ». Jusque là, bien !
Mais c’est la CFDT qui préside l’assurance – maladie. Or que fait-elle ?
Rien ! Il y a loin des paroles aux actes… On
lui demande : Comment jugez-vous le projet socialiste ? La réponse
est éclairante, « il comporte des promesses qui ne pourront pas être
tenues, comme l’abrogation de la réforme des retraites. Une de nos exigences
pour la campagne électorale est de ne promettre que ce qu’on pourra tenir ».
Nous voilà avertis sur le rôle que jouera la CFDT pendant la campagne présidentielle.
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