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05-12-2006
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FRANÇAIS, IMMIGRES, même combat Immigration et élections |
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2006 aura
vu des dizaines de milliers d’immigrants tenter de rejoindre l’Europe.
Poussés par la misère dans leur pays, ils se lancent dans l’aventure pour
tenter de survivre eux et leurs familles. Une campagne qui vise à
masquer la politique et les propositions anti-sociales. En dénonçant
l’immigration, responsable de tous les mots qui existent, droite et extrême –
droite évacuent leur propre responsabilité (voir les articles
concernant Sarkozy et Le Pen). Côté PS c’est le silence
sur les vrais problèmes, humains, économiques et politiques que soulève
l’immigration. Le capitalisme
responsable du sous-développement et de la misère en Afrique, du chômage en
France. En Afrique, avec l’aide
des régimes économiques qu’il a mis en place et qu’il soutient y compris
militairement contre leurs peuples. Le capitalisme pille les richesses
– pétrole, métaux rares, or et pierres précieuses, tandis qu’il achète à très
bas prix les productions agricoles (arachide, cacao, café…). Fuir cette misère apparaît
comme la seule solution. C’est ce qu’on fait bien avant eux les
Polonais, les Italiens, main d’œuvre à bon marché exploitée dans les mines et
les usines de France. « Ils prennent le
travail des Français » hurlent la droite et l’extrême – droite. Qui
prend le travail ? le patronat qui licencie et délocalise à tour de bras
ou l’immigré ? Que fait donc Foltz, le PDG de Peugeot quand il annonce
la suppression de 7.000 emplois ?. Et Duralex, Aubade Well, Thomson
etc… Et AXA qui annonce 1.500 suppressions d’emplois sur ses
plates-formes d’appel en France pour les transférer au Maroc ? La main d’œuvre immigrée,
source de profits supplémentaires. Jeune, disponible,
acceptant des salaires que refuseraient les nationaux, ils sont une source de
profits supplémentaires pour le patronat, quelle que soit par ailleurs
l’attitude des gouvernements à leur égard (gouvernements qui depuis toujours
laissent d’ailleurs faire le patronat). Deux exemples : En France, le
refus de régulariser les immigrés crée une masse de clandestins expulsables à
tout moment. Ce qui ne les empêche pas de travailler, certains au
« noir », véritables esclaves modernes, d’autres dans des
conditions plus normales mais tous dans l’impossibilité de revendiquer
salaires et conditions de travail décentes, étant en permanence sous la
menace de l’expulsion. Les conséquences de cette politique sont apparues de
façon encore plus criante cet été autour de la régularisation des parents
d’enfants scolarisés. En Espagne, le
gouvernement a massivement régularisé les immigrés. Respect des droits de
l’homme, souci de justice ? La réponse cynique est venue de Miguel
Sèbastian, conseiller économique du Premier ministre socialiste. Il explique
que la venue massive d’étrangers a « réduit le problème des postes
de travail non pourvus, amélioré la mobilité géographique et tiré à la baisse
les salaires ». C’est clair, non ? France, Espagne, deux
politiques au nom du même intérêt, le profit capitaliste. Français ou
immigrés sont les victimes de la même politique. Des solutions immédiates. Immigration choisie dit
Sarkozy etc… etc… Tous les candidats (sois) y vont de leurs solutions, mais
qu’ont-ils fait pour répondre à ce problème quand ils étaient au
pouvoir ? Des expulsions spectaculaires pour l’un, une visite à Dakar
pour l’autre accompagnée de belles paroles. L’Afrique qui croule sous
le poids de sa dette remboursée à un taux usuraire, alimente ainsi les
profits des groupes capitalistes français et européens. La première mesure
est l’annulation de cette dette. Il faut payer à leur
juste prix les matières premières et les productions agricoles. Développer
des coopérations sur un pied d’égalité pour aider au développement de ces
pays pour répondre aux besoins de leurs peuples. Cesser de fomenter tous
ces conflits qui ensanglantent le continent, font des centaines de milliers
de morts, déplacent les populations. Sur le sol français, les
immigrés doivent être à égalité de droits et de devoirs avec les
Français. En matière de salaires et d’emplois , ils ne doivent
pas être traités comme des salariés au rabais. Nous refusons qu’ils soient
traités comme des citoyens de seconde zone. Les sans papiers doivent être
régularisés. Ils doivent pouvoir être électeurs et élus dans les élections
locales. Ne pas se tromper d’adversaires,
ni de combat. Français
et immigrés nous le redisons, ont le même adversaire : le capitalisme
qui les exploite et cherche à les dresser les uns contre les autres pour
continuer à les exploiter. Français et immigrés, même combat.
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