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06-10-2006
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Lutter pour le salaire et l’emploi |
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La
situation faite à la population de notre pays est de plus en plus
insupportable. C'est le pouvoir d'achat et sa composante essentielle, le
salaire qui provoque un profond mécontentement à tel point que le
gouvernement de droite réinvente des artifices pour calmer ce mécontentement
avec la participation, l'intéressement etc… tout sauf augmenter le salaire
qui entre 1998 et 2004 n'a progressé que de 0.6% (INSEE). Cet intéressement
n'intéresse d’ailleurs que 40% des salariés du privé. Une minorité donc,
car pour 60% ce n'est que discours. Mais si le gouvernement
par calcul politique propose de fausses solutions pour calmer le jeu
devant le souci prioritaire des Français, les centrales syndicales n'ont que
des paroles et peu d'actes concrets pour organiser et faire s'exprimer ce
mécontentement bien réel. Menaces verbales, pétitions tables rondes avec le
MEDEF, sont leurs solutions alors que tous les concernés que sont les
salariés savent que seul le rapport de forces organisé, unitaire et déterminé
peut faire céder le patronat et le gouvernement. Cette absence de réaction
des syndicats est d'autant plus grave dans la période que les plans massifs
de licenciement tombent tous les jours, chez Peugeot-Citroën, chez Noos, chez
Aubade, Chez Polmari (caoutchouc) etc…, Tous restructurent et délocalisent
pour "diminuer le coût du travail" et augmenter les profits. EADS
annonce un plan drastique d’économies, une restructuration afin de réduire
les coûts de 30% ; on parle de 2.000 suppressions d’emplois (10%
des effectifs). On choisit l'actionnaire
contre le salarié. De plus le déclin industriel du pays s'accélère. Et le
gouvernement n'est pas en reste en programmant la suppression de 30000 postes
de fonctionnaires, dont 15000 en 2007. Des actions, des grèves
ont lieu dans les entreprises, les corporations, chez Noos, Aubade, les
pompiers, les conducteurs de Bus de St Etienne, à EGF, à la SNCF, à la Poste,
dans la chimie, les enseignants… Les salariés veulent en
découdre avec les patrons et si cela ne fait pas la une des médias, les
salariés se battent, refusent les décisions patronales qui font des salariés
des chômeurs et des smicards, des SDF. Mais ces actions sont dispersées et
viennent les unes après les autres, elles ne sont pas relayées par un appel
des centrales syndicales, à tous les salariés qui ont le même ennemi, les
mêmes revendications, à coordonner leurs luttes dans une grande action
nationale qui seule ferait reculer le patronat et le gouvernement. Pendant que les
syndicats négocient avec le MEDEF, dans les salons ministériels, refusant
d'affronter les décideurs, considérant de fait que la loi du capital est
incontournable, les capitalistes peuvent continuer leur course au profit sur
le dos des salariés, du peuple. Les grandes luttes
victorieuses du mouvement ouvrier prouvent que seules les luttes paient. Le
dernier exemple est la lutte contre le CPE qui a contraint le gouvernement à
l’abandonner. Inutile d'attendre 2007
pour agir quand on voit les ambitions des partis politiques sur le sujet des
salaires ou de l’emploi. La droite c'est clair continuera sa politique de
droite. A gauche, rien de déterminant non plus. Ainsi le PS propose le SMIC à
1500 euros brut pour 2012 (ça correspond à l’augmentation annuelle du SMIC
qui est donnée actuellement). Pour l’emploi, rien. Bref la démagogie et les
manœuvres ne cachent pas que sur le fond, ils sont tous d'accord pour laisser
les choses en l'état amenant l'idée qu'il n'y a pas d'autre solution. Donc pas touche au
capital et aux profits qui ne cessent de battre des records à coup de
milliards d'euros (voir notre site et le journal). Il y a de l'argent, donc
des moyens pour faire autre chose que d'enrichir les plus riches. Tout le
monde le sait. Mais entretenir la fatalité est une stratégie qui aide le
capital et l'absence de riposte des syndicats y contribue. Seule
les luttes de plus en plus puissantes et déterminées peuvent stopper cette
escalade contre les salaires, l’emploi, les acquis et imposer des
revendications. C’est urgent. L’exigence d’organiser cette action doit grandir
et s’exprimer de plus en plus fortement.
http://www.sitecommunistes.org |