07-01-2009
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Le
gouvernement poursuit ses « réformes » pour nous faire payer la crise |
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Pour augmenter sa
rentabilité, le capital doit baisser en permanence le coût du travail. Il
fait pression sur les salaires. En France, le salaire moyen n’a pas progressé
depuis 1990. Un rapport de la Commission européenne de 2007, montre que dans
le partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits, la part des
salaires, prestations sociales, pensions d’invalidité ou de retraite, est
tombée en 25 ans (1980-2005) de 68 % à 56 % dans l’Union européenne, et à peu
près autant dans les autres pays développés, la part des profits, loyers et
intérêts s’élevant eux, de 32 à 44 %.
Les entreprises cherchent d’abord à répondre aux exigences immédiates des
actionnaires, ce qui les conduit inévitablement à ajuster la masse salariale
et les investissements productifs. La priorité absolue est donnée à la
rémunération du capital sur toute autre considération. Les capacités humaines
et matérielles de production sont ainsi sacrifiées pour le profit
capitaliste.
Faut-il s’étonner que les ménages consomment moins, accumulent les retards
dans les paiements (de loyers, du gaz, d’électricité, du téléphone ou
réduisent leurs acquisitions de logements, réduisent les dépenses
alimentaires, culturelles, de vacances… Pendant qu’à l’autre bout, les 100
000 ultra-riches de la planète possèdent chacun plus de 30 millions de $
d’actifs financiers, ils accaparent à eux seuls le quart du produit brut
mondial ?? Il y a un siècle et demi
Karl MARX, écrivait dans « Le Capital »
chapitre sur La loi de l’accumulation). La rente et les
profits s’accroissent aux dépens des salaires et les réduisent presque…
Accumulation de richesse à un pôle, c’est égale accumulation de pauvreté, de
souffrance au pôle opposé, du côté de la classe qui produit le capital
même ». Ce n’est donc pas
d’aujourd’hui! … Il fallait moderniser… Les conséquences sont sévères et
brutales. A
« Communistes » nous affirmons partout et avec force, que notre but
c’est l’abolition du capitalisme.
Cette nouvelle crise économique montre clairement combien la propriété des
grands moyens de production et d’échange est déterminante.
Oui, il n’y a pas d’autre solution pour libérer les forces productives que
d’arracher cette propriété aux capitalistes et de construire une société
socialiste au service du peuple.
Oui il n’est pas de protection plus efficace contre la crise que la lutte
pour l’augmentation des salaires, des pensions et du pouvoir d’achat, pour
l’emploi, pour le développement des services publics et des réalisations
sociales. La
journée d’action interprofessionnelle du 29 janvier sera un moment fort pour
l’affirmer.
http://www.sitecommunistes.org
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