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DIVERS 07-02-2007 RECHAUFFEMENT
CLIMATIQUE : Tous
coupables ? |
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Consacrée au réchauffement du climat, une
conférence internationale de scientifiques vient de se tenir à Paris. Elle a
conclu sans peine que l’activité humaine avait une part de responsabilité dans
cette situation. Elle n’a pas pris position sur les solutions possibles,
estimant qu’il appartient aux dirigeants politiques de prendre les décisions
qui s’imposent. Une formidable campagne de culpabilisation. Depuis des années, avec une accélération ces
derniers mois, une formidable campagne de culpabilisation se développe autour
de l’idée « tous responsables, tous coupables ». Chacun devant
faire des efforts pour protéger l’avenir de la planète, pour consommer
« moins mais mieux », se chauffer moins, se déplacer à vélo et
recycler ses déchets ménagers. Il devra payer de plus en plus de taxes dites
écologiques en application du principe bien connu du
« pollueur-payeur ». Médias, spécialistes en tous genres, dirigeants
politiques, tous ont dressé un épais rideau de fumée pour détourner
l’attention des grands problèmes qui préoccupent la société : salaire,
emploi, logement, école … Tous les candidats à l’élection présidentielle se
sont précipités – sous le regard bienveillant des caméras - pour signer la
charte de l’écologie. Cela n’engage pas à grand chose et c’est dans l’air du
temps (si l’on peut dire !). Le responsable : le capitalisme Le responsable de ce réchauffement c’est d’abord
et avant tout le capitalisme et sa gestion à court terme de l’économie au nom
du profit. N’est-ce pas au nom du profit que s’effectuent
les délocalisations industrielles entraînant une explosion des transports des
lieux de production vers ceux de la consommation ? N’est-ce pas la spéculation immobilière qui rejette
de plus en plus de salariés loin des villes avec comme conséquences des
déplacements individuels avec les embouteillages quotidiens pour se rendre du
domicile au travail, les moyens de transports collectifs étant insuffisants,
voire inexistants ? Dans ces cas – et il est possible de multiplier
les exemples - qui est responsable ? Le camionneur, l’automobiliste ou
le capitalisme ? Poser la question c’est y répondre. Seule l’action. Nous refusons cette culpabilisation des
travailleurs, des salariés, premières victimes du capitalisme et de la
recherche du profit avant tout. Seule l’action, dans ce domaine comme dans tous
les autres, peut changer la donne. Ne nous trompons pas d’adversaire. ***** Patronat et
écologie Dans une récente émission de TV, L. Parisot,
présidente du patronat, déclarait : « Naturellement les
entrepreneurs sont très attentifs au réchauffement de la planète … à
condition que cela ne nuise pas à la compétitivité de leur entreprise
(comprenez aux bénéfices). Comme on dit : Madame ne manque pas
d’air ». ****** Carburant ou
nourriture Des écologistes, mais aussi des pétroliers
viennent de découvrir avec enthousiasme un nouveau carburant non polluant. Connu
sous le nom de biocarburant et produit à partir du maïs, il s’appelle le
méthanol. Le problème c’est que le maïs sert à la nourriture des hommes et
des animaux. L’augmentation de la demande a eu comme conséquence
l’augmentation des prix (c’est la règle dans l’économie capitaliste). Résultat : si les grands
propriétaires terriens des USA ou de l’Amérique Latine voient leurs profits
exploser, les populations dont le maïs est la base de la nourriture ont de
plus en plus de difficultés à l’acheter. Les compagnies pétrolières commencent à regarder
de très près cette nouvelle source de profit. Peu leur importe que des centaines de millions
d’êtres humains s’enfoncent chaque jour davantage dans la misère, voire la
famine. Pour faire rouler les voitures, des solutions non
polluantes existent ou peuvent être rapidement mises au point. A condition de
ne pas subir la loi du profit immédiat…
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