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07-04-2006
Le CPE, un élément parmi beaucoup d’autres
Si l’actualité concentre les feux sur ce nouveau
contrat, d’autres se mettent en place qui sont aussi dangereux. Dans le cadre
du « plan d’urgence pour l’emploi », de nouvelles dispositions sont
prévues dans la fonction publique, les services publics, la recherche….. Dans l’enseignement
supérieur, cela représentera 5000 emplois en 2006, et au total il y en aura
350.000. Deux types de contrat sont proposés : le contrat d’accompagnement
dans l’emploi (CAE) et le contrat d’avenir (CA).
Le CAE concerne surtout les jeunes en CES (Contrat Emploi Solidarité),
le CA s’adresse, lui, aux bénéficiaires du RMI. Le CAE et le CA sont des
contrats de droit privé d’une durée de six à vingt-quatre mois pour le CAE et
trente-six pour le CA. La rémunération maximale est de 695,40 euros pour le CAE
et de 904,40 pour le CA. Bien entendu, les employeurs potentiels, y compris les
institutions publiques, bénéficient d’exonération du payement des cotisations
sociales patronales.
Ces emplois sous-payés à durée limitée sont conçus pour répondre à
« des besoins nouveaux ». Le texte du ministère cite des fonctions d’appui
à l’enseignement et au fonctionnement général.
En clair, de nombreuses fonctions remplies par des fonctionnaires de catégorie
C seront remplacées par les CAE et CA. Sous le prétexte d’un plan d’urgence
pour l’emploi, il s’agit en réalité, d’une machine de guerre contre le statut
de la fonction publique. Ainsi, peu à peu la précarité s’installe dans la
fonction publique. On estime aujourd’hui que plus de 400.000 agents sont des précaires.
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