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08-02-2006

 

LA LIBERTE SELON L’UDF

 

 

L’UDF a tenu un congrès les 29 et 30 janvier au cours duquel elle s’est déclarée un « parti libre ». Libre, vis-à-vis de qui ? Et pourquoi faire ?

Ecoutons la réponse de F. Bayrou, président de l’UDF : « Le libéralisme (lire le capitalisme) reste le meilleur moyen de l’économie ». La seule liberté que Bayrou se reconnaisse c’est de bien servir le capital puisque c’est le meilleur moteur. Les salariés qui, tous les jours, voient fermetures d’entreprises, blocages des salaires (F. Bayrou qui est un homme civilisé ne parle d’ailleurs pas de leur augmentation), remise en cause de leurs droits, resteront en attente d’un programme social de l’UDF. Ils attendront longtemps puisque F. Bayrou ne « fera pas la moindre promesse électorale ».

 

Au-delà de ça, F. Bayrou a de grandes ambitions. Il veut « réunir les Français qui ont des valeurs au centre, à gauche et à droite ». En déclarant cela il espère monnayer son influence soit avec la droite, soit avec le PS après les présidentielles et en fonction des résultats. Sans aucun problème de conscience puisque les uns comme les autres voient, dans le capitalisme et dans l’Europe capitaliste, la seule et unique possibilité d’existence.

 

Les critiques de l’UDF et de Bayrou, leurs prises de positions nuancées contre le gouvernement Villepin, apparaissent pour ce qu’elles sont : une roue de secours pour la droite, voire pour le PS le cas échéant, dont il affirme que « leurs valeurs sont honorables ». Tout est dit en quatre mots.

 

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