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DIVERS 08-03-2005 Journée internationale
des femmes EGALITE ? |
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En France pays de bas
salaires, les femmes sont les plus mal payées *Les profits des entreprises se portent à
merveille, « Des progressions exceptionnelles, 2004, une année record et
la saison des résultats est loin d’être achevée » titre le journal « Le
Figaro ». L’Oréal 3,6
milliards d’euros en 2004 plus 143% sur 2003, la Société Générale 3,12 milliards d’euros plus 38% sur 2003, Total 9,04 milliards d’euros plus 23% sur 2003 etc…etc… *Quant aux salaires des patrons, cela va de mieux
en mieux, l’an dernier chaque dirigeant des 40 sociétés cotées en bourse (le fameux
CAC 40) ont touché en moyenne, 6,25 millions d’euros – 450 fois le SMIC. *Pour les salariés, cela va de plus en plus mal,
le recul des salaires se poursuit : Alors que la loi dit qu’aucun salaire ne doit être
inférieur au SMIC (1178 ou 1195 euros selon la date de passage aux 35h.),
dans le secteur privé 3 branches sur 4 ont des salaires d’embauche inférieurs
au SMIC. 1 salarié sur 7 gagne moins de 900 euros
mensuels, 70% sont des femmes. *Le commerce emploie 3 millions de salariés (1
salarié sur 5), 60% sont des femmes. 40% sont des temps partiels imposés.
Chez AUCHAN 80% des employés ont des temps partiels à 30h., 32h. et sont
ainsi maintenus dans les plus bas salaires. Les grands magasins, les grandes
surfaces n’embauchent pratiquement qu’à temps partiel. En 2003, 30% des femmes salariées étaient à temps
partiel contre 22% en 1978. *Une employée du groupe ATAC déclare : « Je
gagne 950 euros nets après 36 ans de maison. Et avec ça les samedis et les
dimanches sont payés au même tarif que les autres jours, les dates de
vacances et de récupération sont le plus souvent imposées. Il faut se battre
pour avoir un jour de repos fixe ». *Dans les entreprises de conditionnement
alimentaire, poisson, volaille, comme chez PERE DODU (N° 1 de la volaille en
Europe), les femmes sont affectées aux postes les moins qualifiés les plus pénibles
(les gestes répétitifs, les poids lourds à porter déclenchent des maladies de
la colonne vertébrale et des articulations), les salaires sont en dessous de
900 euros mensuels. *Dans la Fonction Publique où les femmes représentent
57%du personnel et où 7% seulement occupent des postes de direction, le
premier niveau de traitement est en dessous du SMIC et le gouvernement a décidé
de n’augmenter les salaires que de 0,5% au premier Novembre. *Les statistiques officielles de 2004 elles-mêmes,
montrent qu’en moyenne l’écart des salaires en France entre les femmes et les
hommes est de 18,50%, en premier lieu parce qu’elles sont maintenues dans les
emplois les plus mal payés, dans des statuts précaires et ont le moins de
promotions. *En France où le chômage vient de repasser au dessus de 10%,
son augmentation est de 0,9% pour les hommes et de 3,6% pour les femmes,
essentiellement les jeunes de moins de 25 ans. *On pourrait continuer l’énumération. Disons
encore que à diplôme égal, 69% des femmes accèdent au statut de cadre contre
83% pour les hommes. Dans le secteur privé, les femmes ne représentent que
26% des cadres. Et l’Europe. Quel avenir pour les femmes ? Les projets du gouvernement et du patronat se résument
en une phrase : utiliser les moyens pour que les profits capitalistes
grimpent toujours plus. On sait ce que cela signifie pour les travailleurs et
donc encore plus pour les femmes. Dire OUI à la constitution européenne c’est
leur permettre de faire un grand pas dans cette direction. Qu’a apporté aux femmes cette Europe, faite par
les capitalistes pour les capitalistes avec le concours actif de tous les
gouvernements de droite et de gauche ? -des
centaines de milliers d’ouvrières jetées au chômage avec la fermeture des
usines textiles en particulier. -les
bas salaires : une statistique fait apparaître que dans l’Union Européenne,
77% des salariés qui ont qui ont les plus bas salaires sont des femmes. -la
remise en cause des acquis : *la retraite, la Sécurité Sociale, cela
dans tous les pays européens *En 2001 le gouvernement français (gauche
plurielle avec Chirac président) s’est autorisé à agir par ordonnances (sans
consulter le parlement) pour transposer les directives européennes : -L’autorisation du
travail de nuit des femmes dans l’industrie, la loi votée en France en 1979 l’interdisant
ayant été déclarée non conforme par la cour de justice européenne. -La possibilité pour l’employeur
de licencier une femme enceinte en congé de maladie au nom « de la nécessité
de remplacement à son poste » alors que la loi l’interdisait jusque là. C’est pourquoi « COMMUNISTES »
appelle à dire NON sans ambiguïté à l’Europe capitaliste lors du référendum
du 29 mai prochain. La parité ? Ils n’appliquent même
pas leurs lois J. Chirac annonce un projet de loi sur l’égalité
salariale homme – femme. Qu’attend-il pour appliquer celles qui existent déjà ? Le préambule de la constitution française de 1946 pose le principe de l’égalité
homme – femme dans tous les domaines. 1983 : Une loi sur l’égalité professionnelle des femmes
est votée au Parlement Tous les gouvernements successifs de droite et de
gauche ont poursuivi le même objectif primordial : favoriser le développement
maximum des profits pour les capitalistes. Tout le peuple paye, les femmes en
tout premier lieu. Pour diminuer ce qu’ils appellent le « coût du
travail » ils se gardent bien d’augmenter les salaires des femmes pour
les rapprocher de ceux des hommes. Au contraire ils tirent toujours vers le
bas les salaires des hommes et ceux des femmes. Leur conception de l’égalité
c’est l’alignement par le
bas. En 2004 : encore une loi a été votée. Elle fait obligation
aux entreprises dans les négociations salariales annuelles avec les
partenaires sociaux de traiter du problème de l’égalité hommes – femmes et de
définir la politique qui à terme doit mener à l’égalité. Les patrons refusent d’en discuter. Dans la
Fonction Publique le Ministre n’en discute pas non plus. Même cette loi
pourtant d’un flou qui leur permet de ne rien changer, les dérange ! Aujourd’hui, la nouvelle loi « Chirac »
sera présentée fin mars
« pour atteindre l’égalité d’ici 2010 ». Mais attention, le projet
ne prévoit aucune sanction pour les entreprises ne respectant pas l’égalité.
Le texte fait largement « appel à la bonne volonté des syndicats
et des organisations patronales pour réduire l’inégalité salariale ». Le
Ministre dit-on, privilégie l’incitation aux sanctions. A ce titre il a
octroyé les premiers « label égalité » décernés aux entreprises modèles
en terme d’égalité professionnelle. PEUGEOT-CITROEN a obtenu ce label !!
Les salariés apprécieront. Encore une loi qui répond à la question : que
faut-il changer pour que rien ne change ? Cerise sur le gâteau J. CHIRAC a créé une Haute Autorité de lutte
contre les discriminations y compris celles visant les femmes. Organisme
consultatif, chargé de faire des recommandations et un rapport annuel. Onze membres sont nommés pour 5 ans. On y trouve
N. NOTAT qui fait fortune dans une société privée qui travaille avec les
entreprises, Cathy KOOP directrice des ressources humaine chez ACCOR. Le Président
est Louis SCHWEITZER qui vient de quitter la direction de Renault et qui, en
remerciement de ses bons et loyaux services à l’égard du capital, présidera
en même temps que cette Haute Autorité, le MEDEF International. Comme d’habitude on se moque des femmes. Seule la lutte On veut nous berner, nous endormir avec de belles
paroles. La cause des femmes ne peut avancer que par la lutte. Chaque fois qu’elles ont conquit des droits, c’est
par la lutte, une lutte qui d’ailleurs a fait avancer l’ensemble de la société. L’histoire en témoigne : *1944 Les femmes obtiennent le droit de vote et d’être
éligibles qui était inscrit dans le programme du Conseil National de la Résistance. *1945 La Sécurité Sociale est instaurée ainsi que la
retraite par répartition. Les femmes ont droit pour la première fois au congé
maternité. *1967 La loi autorisant la contraception est votée *1968 Après les grandes grèves, lors des accords de
Matignon, l’augmentation du SMIG obtenue a fait que des centaines de milliers
de femmes travaillant dans les branches les plus mal payées ( textile,
habillement, commerce) ont vu leurs salaires augmentés jusqu’à 300% *1975 Après des années de luttes, vote de la loi
autorisant l’interruption volontaire de grossesse. La lutte des femmes est inséparable de
la lutte pour changer de société Le mécontentement est grand et profond chez les
femmes comme chez tous les salariés. Les actions démontrent une combativité
qui grandit. Elles étaient le 5 février dans l’action. Elles le sont ce 10
mars, dans les grèves et manifestations à l’appel des syndicats, pour les
salaires l’emploi, la protection sociale… Le mouvement en avant des femmes pour leurs
revendications, pour leurs aspirations à vivre mieux, à être libres,
responsables, égales dans tous les domaines est inséparable de la lutte des
travailleurs, du peuple tout entier, contre l’exploitation capitaliste. Il est inséparable de la lutte pour la
transformation des rapports sociaux, de la lutte pour changer de société. Il faut se méfier de tous ceux qui proclament l’égalité,
la parité, qui une fois au pouvoir font toujours la même politique au service
des capitalistes sur le dos des peuples, une politique qui ne peut qu’accroître
toujours plus les inégalités. Il faut se méfier de ces fameux promoteurs d’une
soi-disant « solidarité féminine ». Toutes les femmes auraient les
mêmes problèmes dans notre société. Non ! Il y a les exploitées et
les exploiteuses. Celles qui sont dans les gouvernements qui font la politique
du capital, celles qui sont dans les partis qui les soutiennent et
celles qui les combattent. La solidarité comme dans toute la société est une solidarité de
classe. L’opposition entre le
capital et le travail est irréductible. Les socialistes et leurs alliés de gauche
viennent dans les manifs croyant faire oublier qu’ils ont été au gouvernement
avec les résultats qu’on connaît. Non, ce n’est pas avec ces marchands d’illusions
qui ne pensent qu’à revenir au gouvernement en 2007 qu’on fera avancer la
condition des femmes. Aujourd’hui plus encore, Chaque revendication,
chaque droit nouveau pour les femmes seront conquis par leur lutte
contre le capital et tous ceux qui sont à son service. Seule la lutte, celle des femmes et celle des hommes,
ensemble contre le capitalisme peut ouvrir de réelles perspectives de progrès. Nous avons créé « COMMUNISTES »
en 2002, un parti révolutionnaire pour lutter contre le capitalisme, pour
changer de société. Nous ne disons pas aux femmes : « faites
nous confiance et on fera le reste ». Nous disons : « tout dépend
de vous et de nous. Nous avons besoin de vous, vous avez besoins de nous. Prenez votre place avec nous dans ce
grand combat pour l’émancipation humaine ».
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