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08-03-2005
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Paroles de Femmes |
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Lu
dans la presse Salariées dans le
commerce : Bas salaires – précarité –dureté des conditions de travail. AGNES, hypermarché
hard discount ED au Muy (Var) Tous les matins je
commence à 5 h., j’ai trois heures et demie pour décharger les camions,
nettoyer le magasins (toilettes comprises !), mettre les produits en
rayon, mettre le parking en ordre pour assurer la sécurité, pointer les
factures…Avant de m’installer à ma caisse, bien sûr ! En théorie tout le monde
a un contrat hebdomadaire à temps partiel de 26 h. à l’exception de l’encadrement.
Mais si on compte les heures complémentaires et les heures supplémentaires
faiblement majorées, cela fait 37 h. de travail réel par semaine. Je me
plonge dans les méandres de nos fiches de paie : ce n’est pas normal
que nous touchions 700 euros en salaire net (pour 26h.),
nous n’atteignons que 800 euros en faisant 37h.
Avant-hier une collègue m’appelée désespérée, le mois de février ne lui a
rapporté que 500 euros (soit moins que son salaire net) malgré les heures
supplémentaires ». VERONIQUE, hypermarché
Carrefour à Nice (Alpes-Maritimes) « Je travaille à
mi-temps, 28h 25 par semaine en CDI, le plein temps m’ayant été refusé. Je
n’arrête pas de la journée et pourtant il n’y a pas d’embauche dans mon
secteur. Il n’y a pratiquement jamais d’offre d’évolution de carrière pour
une femme dans cette entreprise. …La direction a dépassé
les bornes en installant des caméras de surveillance du personnel jusque dans
nos toilettes. Cet abus sera d’ailleurs jugé aux prud’hommes le 16 mars
prochain » VALERIE, Magasin de vêtements
Pimkie à Lille (Nord) « Les conditions de
travail sont vraiment rudes…Nous sommes plus manutentionnaires que vendeuses.
On fait des colis, on les plaquette, on les cintre, on les démonte, on les
arrache… Additionnées aux salaires ne dépassant pas le SMIC, ces
conditions de travail expliquent le taux impressionnant de 50% de turnover ». MALIKA, hypermarché
Auchan à Lyon (Rhône) « Avec 10 ans d’ancienneté
et un contrat hebdomadaire de 30h. , je gagne 840 euros par
mois. Avec des salaires aussi bas, le magasin utilise
la stratégie des primes individuelles semestrielles afin de doper la course
aux profits…Depuis sa mise en place ce système divise les salariés et se
transforme en chantage. Les rares privilégiées peuvent recevoir une prime
maximum de 700 euros par trimestre (233 euros pour une mois ou 1.530f.)
Depuis que je me suis syndiquée en 2001, je n’ai plus jamais eu de prime.
A Auchan il existe un temps partiel imposé pour les caissières :
personne ne peut travailler plus de 30h. par semaine ». VERONIQUE, Magasin
Tati à Barbès (Paris-18ème Arrondissement) « ..Ils n’hésitent
pas à s’acharner sur nous le petit personnel. Convocations pour des erreurs
de caisse minimes ou pour une attitude… Et depuis le mois d’Août, les
nouvelles têtes sont uniquement des CDD de trois mois et des intérimaires ». FLORENCE, service
photo du magasin FNAC à Toulouse (Haute Garonne) « Il faut savoir
comme le confirme le rapport d’expertise pour le Comité Central d’entreprise,
que les embauches en CDD recrutées à la FNAC après l’accord de réduction du
temps de travail le sont pour l’essentiel à temps partiel. Avant les 35h.
63,3% des CDD occupaient un temps complet. Depuis avril 2001, ce pourcentage
a chuté à 33,7%. Le
niveau des rémunérations a chuté de 1,8% pour la seule année 2003. Quand,
dans le même temps, le bénéfice réalisé de 19,9 millions d’euros était versé à
notre actionnaire Pinault-Printemps-Redoute. Soit l’équivalent de 4.000 euros
par salarié ».
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