Retour ACCUEIL

 

 

 

08 MAI 2008

 

Mai 68 dans un bureau

de Poste parisien

 

 

Les facteurs et agents du bureau central PTT de Paris XII, feront grève jusqu’au 6 juin 1968.

 

La CGT majoritaire dans le bureau des PTT de la rue Crozatier décide la grève avec l’ensemble des facteurs ainsi que l’occupation du bureau, jour et nuit. Ils seront à deux reprises évacués par les CRS. Sans incident, le secrétaire de la CGT exigeant à chaque évacuation un état des lieux des officiers de police, les grévistes assurant la sécurité du courrier maintenu sur place, des valeurs déclarées et des fonds conservés au coffre du bureau.

 

A deux reprises donc,  les facteurs ont repris possession de leur bureau avec l’aide de leur camarade du centre de tri postal du PLM.

 

Parmi les acquis, l’augmentation des salaires, le paiement de la moitié des jours de grève, (l’autre moitié devant être « récupéré » selon l’accord, ce que nous ne ferons pas au central de Paris XII, le rapport des forces étant en notre faveur),  la double compensation du travail du dimanche, deux à quatre jours de repos supplémentaires pour l’année 1968.

 

En février 1968, un facteur  ayant 4 ans d’ancienneté gagnait 731,01 francs nets, son salaire sera porté à 843,39 francs en juin 1968 après la grève, soit 15 % d’augmentation, plus des primes augmentées.

 

Avec l’augmentation des salaires, c’est surtout la reconnaissance du droit syndical dans les bureaux des PTT, et des sections syndicales d’entreprises qui seront un acte déterminant. Avant 1968, il n’était pas possible de distribuer un tract syndical à l’intérieur du bureau, sous peine de sanctions disciplinaires ! Nous le faisions dans les vestiaires, à nos risques et périls dirons-nous. Mai 68 permettra l’installation de panneaux syndicaux même si tout ne sera pas réglé pour autant.

Là encore  le rapport des forces  imposera d’autres grandes revendications. La lutte continue.

 

Recommander cet article à un(e) ami(e)

 

 Haut de Page

 

http://www.sitecommunistes.org