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09-03-2007

L’emploi, une priorité !

 

 

Il ne se passe pas une journée, sans que les médias soutenant l’action gouvernementale ne nous délivre un message sur l’emploi et surtout son amélioration.

 

Rendez-vous compte, nous aurons bientôt moins de 9 % de chômeurs (nous utiliserons le terme de privés d’emploi qui est plus juste, personne ne demande à être chômeur). Le gouvernement et ses alliés syndicaux font des prouesses pour faire des économies sur le dos de ces mêmes privés d’emploi.  En revanche lorsque l’on parle emploi, l’honnêteté voudrait que l’on soit plus précis. Pour « COMMUNISTES » comme pour vous certainement, un vrai emploi est un CDI avec une juste rémunération.

 

Regardons ce que met en place actuellement le pouvoir politique et rappelons que la prétendue gauche plurielle utilisait les mêmes recettes sous des noms différents.

 

Nous avions le contrat à durée déterminé (CDD). Dans les entreprises de moins de vingt salariés, il a été créé le contrat nouvelle embauche (CNE) son grand frère pour les entreprises de plus de vingt. Le contrat première embauche (CPE) est mort né, grâce à la réaction des jeunes. Le dernier-né, c’est le contrat à durée déterminée pour les seniors de 59 à 64 ans. Le contrat dernière embauche (CDE  en quelque sorte). Tous ces nouveaux contrats sont, bien entendu des contrats aidés, c'est-à-dire financés par les contribuables. C’est bien la démonstration que des emplois existent, mais au nom de la rentabilité financière, uniquement en faisant baisser le coût du travail. Les exonérations de cotisations sociales patronales aident à cela et dans le même temps cassent notre sécurité sociale et du même coup toute notre protection sociale.

 

Mais l’avenir nous réserve d’autres surprises. Car si les organisations syndicales restent muettes, c’est pour une bonne raison. Organisations réformistes, elles entendent gérer avec le capital. Aussi chacune d’entre elles y va de sa proposition. Pour la CGT, c’est la sécurité sociale professionnelle et le nouveau statut du salarié. Pour la CFDT, il s’agit de sécuriser le parcours professionnel.

 

En examinant de près le contenu, nous constatons que c’est la même chose. Eviter le licenciement proprement dit et l’inscription aux Assedic et comme demandeur d’emploi. Cela évite de se battre contre les délocalisations, les fermetures d’entreprises et les restructurations, qui aujourd’hui font exploser le nombre de chômeurs. Il s’agit en fait de trouver un système de reclassement, qui correspond aux besoins des entreprises. Le MEDEF en rêvait, mais n’osait pas le faire, mais puisque ce sont les organisations syndicales elles-mêmes qui le proposent, alors allons-y. D’ailleurs, le gouvernement ne crache pas dans la soupe, même l’UMP soutient cette idée, quant aux socialistes et alliés, ils se régalent par avance. De ce point de vue, personne n’a réagi pour le CNE qui existe toujours, pas plus, qu’il n’y a eu de réaction lors de la mise place du partage salarial.  C’est pourtant une véritable déclaration de guerre aux salariés et à leurs droits. Bien entendu, cela profite aux patrons avec la complicité du pouvoir. Sachez cependant ce que recouvre ce partage salarial. Il s’agit ni plus ni moins de créer une structure de type GIE  (groupement d’intérêts économique) à plusieurs entreprises et d’embaucher un ou des salariés par le biais de ce GIE. Chaque entreprise utilise le salarié comme bon lui semble. Le salarié, lui, est rémunéré par le GIE, donc pas de convention collective, puisqu’il s’agit en règle générale d’entreprises différentes et en tout état de cause,le salarié ne bénéficie d’aucun accord de type 35 heures ou autre.

 

Mais il existe une autre forme de ce contrat. Toujours un GIE, mais celui-ci recrute du personnel pour des missions précises. Le salarié ne perçoit pas de salaire, mais une somme pour l’ensemble de la mission qu’il accepte. Attention, le salarié est engagé lui, il doit finir sa mission pour la somme prévue. Si celle-ci dure un mois, deux mois de plus, tant pis pour le salarié. De plus, comme il ne s’agit pas de salaire, pas de feuille de paie, donc pas de cotisation sociale, pas de retraite, de sécu etc…

 

C’est inespéré pour l’entreprise, car pour appâter le salarié ont lui parle en salaire brut sans aucune cotisation. C’est une véritable baisse du coût du travail.

 

Comme on peut le voir, l’imagination patronale déborde d’idées pour nous ramener à un esclavage qui ne dit pas son nom.

 

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