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09-11-2005
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LA COLERE DES JEUNES |
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Pourquoi ? Les évènements actuels
sont le résultat de la situation sociale dans laquelle la politique des
gouvernements successifs de droite et de « la gauche plurielle »
depuis 30 ans a plongé ces banlieues ouvrières. Cette politique a conduit à
une accumulation et une concentration de misère dans ces grandes cités où les
populations sont confrontées à un chômage massif qui peut atteindre jusqu’à
50 % dans des cités comme à Clichy sous bois avec des logements dégradés, les
bas salaires pour ceux qui ont un emploi. Dans ces cités où bien souvent 30 %
des salariés (es) ont un salaire inférieur au SMIC, ce sont des problèmes de
transport ( absence et coût élevé), c’est la liquidation des services publics
, le manque de moyens dans l’éducation nationale, l’absence de politique d’intégration,
la chasse « au faciès » pour les immigrés, l’absence totale d’entreprises
dans certaines villes de banlieues, les fermetures massives d’entreprises
comme en Seine Saint Denis où La Courneuve, Stains, Saint Denis, sont devenus
des déserts industriels. Dans le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, la
situation n’est pas meilleure et il en est de même dans nombre de villes dans
la France entière. Les causes sont à
rechercher dans la politique mise en place au profit exclusif du capital,
tout pour le profit, destruction continue des entreprises, délocalisation,
précarité, attaque contre tous les droits et libertés des salariés (es).
Sarkozy est responsable au même titre que tous ceux qui gouvernent et il ne s’agit
surtout pas de le dédouaner. Leurs
solutions Nous remarquons une fois
de plus, qu’un consensus politique se réalise entre droite et gauche. De l’UMP
au PCF, aucun ne met en cause les raisons de fond, la politique favorable au
capitalisme mise en œuvre depuis plusieurs décennies, tous
proposent « le cataplasme, sur la jambe de bois ». Borloo propose
par exemple de créer 20 000 emplois de fonctionnaires, des emplois que
la droite a supprimés dans ses budgets précédents tout comme « la gauche
plurielle », celle-ci préférant les CDD et De Villepin le CNE
(contrat nouvel embauche). De Villepin avec le Medef
continue sa politique de privatisation des grandes entreprises publiques, même
si nous pouvons considérer qu’ils ont fait l’essentiel (vous trouverez la
liste sur notre site Internet). Notons que sur 33 privatisations de1985 à
2005, 11 sont le résultat de « la gauche plurielle », les dernières
comme EDF, la SNCM après le conflit qui a opposé le pouvoir aux marins, SNCF,
La Poste avec la création d’une banque Postale au 1er Janvier
2006, ont été préparées par le sommet de Barcelone avec Jospin. Pour les
autoroutes, Breton annonce qu’il rendra sa décision en décembre
pour la reprise des 50 % d’ASF, des 70,2 %d’APRR, et des 75,7 %
de la SANEF, ensuite Aéroport de Paris etc...Les arsenaux sont sur la
sellette, la Régie des Transports de Marseille, le 12 de France Télecom
est ouvert à la concurrence. De Villepin poursuit la
politique de cadeaux au Patronat, il poursuit la mise en place des pôles de
compétitivité dans les régions avec les présidents socialistes et le Medef,
il poursuit les attaques contre la protection sociale, la sécurité sociale,
les retraites, les hôpitaux. Le 1er ministre exige sans rire un état
des lieux de chaque ministère ! Objectif « service public, = services
rendus », l’Etat s’attaque aux libertés publiques ; depuis
quand un juge aurait le droit de déclarer une « grève illégale »,
comme on vient de le faire avec la « RTM » à Marseille. Les
fermetures d’entreprises se poursuivent, après Hewlett Packard, c’est
maintenant la fermeture de Massey Fergusson etc… Face à
la situation, quelles sont les réactions des partis politiques ? L’UMP essaye de se dégager
de ce mauvais pas, en affirmant (à juste raison) que la « gauche
plurielle » n’aurait pas fait mieux. De Villepin dans son
interview à TF1, le 7 11 à 20 heures, annonce d’emblée la répression : l’état
d’urgence instauré, 8 000 CRS + 1500 réservistes de la gendarmerie,
plus de 1500 interpellation, des comparutions en justice à la chaîne,
des centaines d’incarcérations. Il en appelle au « sursaut républicain ».
Il faut rétablir l’ordre, vite. Quel ordre ? L’ordre capitaliste pour
continuer à exploiter de plus en plus pour le plus grand profit des
entreprises, car, quant aux mesures concrètes qu’il avance, du vent :
renforcer le pouvoir des maires, en matière de répression ? Restaurer les
subventions aux associations qu’ils jugeront utiles ? En matière d’éducation
nous noterons, au travers du chiffre qu’il cite, qu’il y a 15 000
enfants déscolarisés, c’est la reconnaissance d’un échec énorme.
L’apprentissage pour les de14 ans en difficultés, c’est leur mise à
disposition du patronat. Est-ce cela qu’il appelle « apporter une réponse,
à ces jeunes » ? Le FN utilise la
situation pour mettre en avant des solutions fascistes, le recours à l’armée
par exemple ; le droit et la loi dit-il! Quel droit ? Quelle
loi ? Celle du MEDEF ? La gauche, du PS au PCF
en passant par les Verts et la LCR, fait cause commune avec la droite ;
d’abord l’ordre ! Fabius ne critique pas Sarkozy, Strauss-Kahn et
Hollande font front avec la droite, parlent de rétablir le calme, de la loi
et du droit mais surtout pas de la politique qu’ils ont mise en œuvre avant
et qui a conduit au déclenchement de la révolte de ces jeunes. Le chômage
massif n’est-il pas une manifestation de l’absence du droit élémentaire au
travail pour ces populations? le PCF demande la démission de
Sarkozy, mais que propose-t-il comme politique ? Une table ronde pour débattre !
Pas question de nationalisations, ils parlent « de nouveaux droits des
salariés pour présenter des projets alternatifs ! » de « partage
de pouvoir entre les salariés et les actionnaires », on croit rêver ! Les moyens existent de
faire une autre politique, d’offrir à la jeunesse un autre avenir, mais pour
cela il faut résolument s’attaquer au Capital et aux centaines de
milliards d’€ de profit qui sont le résultat de l’exploitation capitaliste.
Les intérêts des jeunes comme ceux de tous les travailleurs sont
inconciliables avec ceux des capitalistes. Oui il faut se rassembler pour
lutter contre ceux-là, pour imposer une autre société. C’est le But de
COMMUNISTES. *Notre journal « COMMUNISTES »
sera imprimé lundi 14, il reviendra sur ces questions
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