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10-05-2007

F. CHEREQUE

ANNONCE LA COULEUR

 

 Dans une interview au journal « les Echos » du 27 avril F. Chérèque a donné son opinion sur la manière dont il voyait la situation sociale dans le pays et les moyens de l’intervention syndicale. Le choix du journal ne doit rien au hasard. On ne parle pas de la même façon dans « le Parisien » journal populaire que dans « les Echos » qui s’adresse aux milieux patronaux.

 

Extraits :

Question : Vous ne partagez pas la crainte d’une remise en cause des libertés syndicales ?

Réponse : Il existe une loi qui engage tout gouvernement à passer par la négociation avant de légiférer…

Nos remarques. C’est accorder une bien grande confiance à un gouvernement qui à tous moments peut modifier ou contourner la loi. D’autant qu’il peut légiférer si la négociation n’aboutit pas. Qui peut garantir qu’elle aboutisse ? Personne, sauf à dire d’avance que le syndicat est prêt à signer un mauvais accord pour les salariés.

 

Question : Peut-il y avoir un risque de troisième tour social ?

Réponse : Le principe du troisième tour social c’est de contester dans la rue le résultat des urnes. C’est antidémocratique.

Nos remarques : Curieuse conception de la démocratie. Elle rejoint celle exprimée par Raffarin en 2003. Ce n’est pas la rue qui gouverne disait-il. D’après eux les salariés devraient attendre la prochaine échéance électorale pour, peut être, voir leur situation s’améliorer. Quel que soit le résultat de l’élection l’action sociale ne connaît pas de pose. L’histoire le confirme : les acquis de 1936 ou de 1968 et tous les autres l’ont été par la lutte unie des salariés sur les lieux de travail. Il en sera de même demain. N’en déplaise à F. Chérèque.

Il donne un conseil au futur gouvernant sur la manière de procéder « … à chaque fois qu’un gouvernement a voulu mettre en oeuvre deux réformes en même temps, il en a fait échouer une et rendu l’autre difficile. ». En clair, consulter, nous on vous facilitera la réalisation de vos objectifs.  

Son seul souci, c’est de rendre acceptable l’économie de marché (en clair le capitalisme).  Comment réguler cette économie de marché ? » Grave question. L’économie de marché ne se régule pas. Depuis que le capitalisme existe tous ceux qui se sont essayés à cet exercice ont échoué. Seul le combat contre le capital donne des résultats.

 

Le mérite de cette interview est d’annoncer la couleur. Il ne faut pas attendre que la C.F.D.T. oppose une grande résistance aux mauvais coups du patronat et de son gouvernement.

: Bravo la CFDT

 

Dans  ce même journal  «Les  Echos », F. Fillon félicite Chérèque.

Question : La C.F.D.T. pourrait-elle être partenaire de vos réformes ?

Réponse : J’appelle les syndicats à constituer un pôle réformiste. Que la C.F.D.T. en soit un des acteurs principaux ne m’étonnerait pas. J’espère qu’elle sera suivie par d’autres. Mes contacts avec F.O., la C.F.T.C., la C.G.C. , ces derniers jours m’incitent plutôt à l’optimisme. 

 

Les choses sont claires. Entre le discours public et les conversations plus discrètes les propos échangés ne doivent pas être toutefois les mêmes. Merci de l’avoir dit. Aux salariés, aux syndiqués d’en tirer les conclusions.  

 

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