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10-07-2007
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Première mesure de N. Sarkozy et de son gouvernement : Pas de coup de pouce au Smig |
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Ce n’est pas une surprise. Loin du discours
sur le pouvoir d’achat, sur la juste rétribution du travail, la réalité est
là : celle du Medef ; ainsi L.Parisot expliquait « Il y a
de la démagogie à laisser croire que la fixation du Smig est une décision
politique, alors quelle doit résulter d’abord de paramètres économiques,
comme l’inflation, la productivité, la croissance ».
L’OCDE estime de son côté qu’une « évolution plus raisonnable du Smig
est nécessaire ». Le Cercle d’Outre Manche donne
aussi son avis. Il demande « la fixation du Smig par les
partenaires sociaux ». En plus de la rupture du contrat de travail par
consentement mutuel. (sans doute pour faire bonne mesure). Toutes ses exigences
ont été entendues par le gouvernement. Non seulement il n’y a pas de coup de
pouce au Smig, mais un « comité des sages » va être mis en
place pour donner un avis. N. Sarkozy lui a tracé son orientation. Il devra
travailler avec « un peu plus de rationalité économique » et
« un peu moins de démagogie ». En clair se conduire en bon
gestionnaire du capital. Pour le Medef, qui ne paye plus aucune cotisation
sociale sur le Smig au titre de la maladie et de la famille, un salaire brut
horaire de 8 euros 27 est insupportable. Il lui est nécessaire d’en finir au
plus vite avec cette contrainte pour écraser encore davantage la valeur de la
force de travail, pour augmenter toujours plus les profits. Pourtant
l’écrasement des salaires est énorme. Le nombre de salariés payés au Smig
passe de 8% en 1993 à 17% en 2005 soit près de 3,3 millions (salariés,
travailleurs agricoles, intérim). Cette augmentation du nombre des smigards a
comme conséquence de peser sur l’ensemble des salaires à tous les niveaux
hiérarchiques, faisant de la France un pays à bas coût de main d’œuvre. Ce refus du coup de pouce
marque le début d’une nouvelle orientation. Le Smig était un des instruments
de la lutte contre la pauvreté. Il est en passe d’être remplacé par le
« revenu de solidarité active », brillante idée de Monsieur Hirch
et qui consiste à maintenir à ceux qui survivent avec les minimas sociaux une
partie des aides à condition qu’ils retrouvent du travail. Un nouveau cadeau
au patronat qui pourra les sous-payer. Mais qui justifiera dans les années à
venir la disparition de fait du Smig, responsable d’après les mêmes du
chômage et des délocalisations. Pourtant au Luxembourg le Smig est à 9 euros
08 de l’heure et ce pays est souvent cité comme modèle pour sont bas taux de
chômage, faisant appel à des travailleurs frontaliers pour satisfaire à ses
besoins de main-d’oeuvre. Face à cette attaque
brutale sur les salaires d’aujourd’hui et de demain, force est de constater
le peu de réaction des centrales syndicales et des partis dit d’oppositions.
La question des salaires est pourtant au cœur des préoccupations des
salariés. Les moyens financiers existent. Les profits, la Bourse explosent.
Les campagnes électorales n’ont pas stoppé les luttes de ce printemps. Elles
se poursuivront à la rentrée. Il n’y a pas d’autre voie. C’est celle que nous
soutenons.
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