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11-01-2009

A propos de la Télévision.

Le point de vue de « COMMUNISTES »

La gauche contre Sarkozy : douzième épisode

Les bonnes consciences de la gôche française ont trouvé un cheval de bataille. Ce n’était pas si simple ! Dénicher aujourd’hui un thème politique à propos duquel la droite et la gauche ne disent pas peu ou prou la même chose relève de l’exploit. C’est chose faite avec la "réforme" de l’audiovisuel. Elle suscite une volée de cris d’orfraie de la part de ces bonnes gens, qui, bien évidemment, n’ont aucune responsabilité dans l’état lamentable de l’audiovisuel en général et public en particulier.

A en croire les Mamère, Ralite et compagnie, la fin de la publicité à France Télévision (une fin bien timide pourtant) signifierait la fin de la télévision de qualité, étranglée par le manque de moyens. Il semble donc que, même pour le sénateur PCF Ralite champion autrefois du contraire, l’exception culturelle, la publicité soit le seul et unique moyen de financer la télévision. Comme dirait Sarkozy, les caisses sont vides (sauf pour les banques) !!!

Une partie du personnel de France Télévision, et notamment ses journalistes, semble penser de même, ce qui confirme l’horizon étroit de la profession de passeur des messages du Capital. Ils ont quand même réussi le tour de force, en surfant sur l’inquiétude légitime des personnels, d’organiser une journée de grève pour le retour de la publicité !

A "Communistes", nous n’avons aucune sympathie pour la "réforme" de Sarkozy. Mais nous n’en avons pas plus pour l’audiovisuel public tel qu’il est aujourd’hui, défendu bec et ongles par les chevaliers blancs de la gauche.

 

II    L’état peu reluisant de l’audiovisuel public

Le postulat de départ de la gauche est ici le même que pour d’autres sujets tenant au service public (l’école par exemple) ; il tient en quelques mots : défense et valorisation de l’existant. Tout est fait pour présenter Sarkozy comme l’unique responsable de toutes les attaques contre les acquis sociaux ou les services publics dans ce pays, comme s’il n’y avait rien eu avant, si des entreprises de démolition de longue haleine n’avaient pas été commencées par d’autres s’agirait-il,  par exemple, de nous faire oublier que le gouvernement Jospin est celui qui a le plus privatisé ?

Malheureusement, cette "position" ne résiste pas à une analyse ou même à une observation un peu sérieuse. Non, l’audiovisuel public en France n’est pas ce phare rayonnant, illuminé par la publicité que l’on tend à nous présenter. Sans aborder le volet idéologique, que nous évoquerons plus loin, il est aisé de voir que la qualité n’est pas au rendez-vous.

—  des séries américaines en veux-tu en voilà ;

—  des téléfilms de création française au ras des pâquerettes ;

—  des émissions produites par le privé, outrageusement sponsorisées ;

—  pratiquement plus d’émission culturelle de qualité ;

—  l’introduction massive, plus sournoise que dans le privé, de la télé réalité ;

—  les soi-disant comiques qui ne font pas rire et brossent les puissants dans le sens du poil ;

—  une forte tendance nombriliste, voire introspective avec pléthore d’émissions où la télé regarde la télé, à croire qu’ils en oublient qu’il y a des spectateurs ;

—  la publicité omniprésente.

Enfin, il faut souligner qu’une cinquantaine de personnes à peu près, artistes, hommes politiques, hommes de télévision et surtout "spécialistes" de l’économie, du social, de n’importe quoi hantent les studios de toutes les chaînes, privées ou publiques, pour nous porter la soupe et se congratuler.

A la vérité, on se doit de dire que la différence avec la télévision privée n’est pas évidente à saisir. Pour ceux qui ont connu l’ORTF, tant vilipendée surtout par la gauche, nous y reviendrons, force est de constater que trois chaînes proposaient plus de choix d’une qualité bien supérieure à toutes celles d’aujourd’hui. Il n’y a plus de débat à la télévision, que ce soit politique ou culturel, puisqu’on n’y invite que des gens qui sont d’accord entre eux, si l’on excepte, une fois sur dix, la tardive émission de France3 "Ce soir ou jamais". Sans nostalgie excessive, évoquer les téléfilms des Lorenzi, Bluwal ou Failevic, les émissions de Santelli, les "Ouvrez les guillemets", "les dossiers de l’écran", sans parler de "A armes égales" ou un homme politique en affrontait un autre, sans le filtre de "journalistes" soi-disant neutres en réalité défendant systématiquement le point de vue des capitalistes.

La télévision est aujourd’hui complètement envahie par le fric ; le démantèlement de la société de production (la SFP) fait que ce sont des officines privées qui réalisent la plupart des émissions, même dans le public. Elle est complètement soumise aux puissances d’argent dont elle dépend, alors que ce n’a pas toujours été le cas dans le passé, quand le rapport de force dans le pays permettait le maintien d’une télévision de qualité. Elle obéit à la dictature, non de l’audimat, comme on essaie de nous le faire croire avec quelque mépris pour le téléspectateur moyen, mais à celle des capitalistes qui la financent ou dont les idées règnent en maîtresses. Il n’est pas besoin que M Bouygues ou M Lagardère possèdent France Télévision : on y fabrique une télévision telle qu’ils la conçoivent et on y déballe à longueur d’antenne leur idéologie dominante.

 

III  Comment en est-on arrivé là ?

Il est important de revenir sur le passé, sur les transformations d’ampleur qu’a subies la télévision dans notre pays depuis les années 80. Nous y découvrirons que les responsables de la dégradation continue et de l’état lamentable de ce media omniprésent ne sont pas forcément ceux que l’on croit. La gauche a de sacrées responsabilités dans ce domaine.

C’est le gouvernement de l’union de la gauche, celui de Mauroy, qui, le premier, a placé le vers dans le fruit en organisant la création de la première chaîne privée : Canal plus. A partir du moment où il a été possible que l’actionnaire X ou l’actionnaire Y fît de l’argent sur le dos de ses salariés en vendant de la télévision, il était inéluctable, dans le système où nous vivons, que nous en arrivions où nous en sommes.

L’exemple "grandeur nature" des radios privées est là pour le montrer. Au début, lorsque Mitterrand les a autorisées, les bonnes âmes de gôche (déjà !!!) se réjouissaient de cette mesure. Nous avons assisté à une sorte d’ère de l’irréel, où monsieur tout-le-monde parlait à la radio des disques qu’il aimait ou de la grève qu’il avait menée dans son entreprise. Mais, pour paraphraser Malherbe, cette embellie n’a duré que « l’espace d’un été ». Très vite, les requins ont rappelé à ceux qui l’auraient oublié que la loi du capitalisme, c’est le droit du plus fort, de celui qui possède. Une à une (ou presque, il subsiste quelques exceptions, qui, comme toujours, ne servent qu’à démontrer la règle) ils ont acheté les radios "libres" devenues radios privées, ont bouleversé les programmes pour en faire ces outils que l’on connaît, envahis par la publicité, avec un seul but : ni distraire, ni informer, ni cultiver les auditeurs mais remplir l’escarcelle des actionnaires.

Il en a été de même pour la télévision. L’entrée du renard dans le poulailler ne pouvait que modifier profondément le fonctionnement de la télévision. On sait que Mitterrand, revenu au pouvoir en 1988, après avoir laissé à son Premier ministre Chirac le soin de faire le sale boulot (privatiser TF1) ne changea rien à l’affaire, mais ce n’était pas son premier coup de canif dans le contrat passé avec les Français en 1981 ; après Canal +, il y avait eu la Cinq et la Six. Mais, avec l’ancienne première chaîne publique, un palier était franchi puisqu’il s’agissait d’un medium existant, ayant pignon sur rue et les téléspectateurs qui allaient avec. La gauche, par la suite, dans beaucoup de domaines, a continué de laisser la droite commencer le travail sans rien y changer une fois revenue au pouvoir. Qu’on se souvienne seulement du plan Juppé pour la Sécurité sociale ou de la partition de la SNCF avec la création de RFF : Juppé l’a fait, Jospin n’y a rien changé….

C’est ainsi que nous avons vu se créer des sociétés de production, comme Endemol, venues là attirées par l’odeur de l’argent facile. Le public a découvert que les TV achetaient tel ou tel présentateur célèbre, lequel produisait lui-même son émission. Sonnantes et trébuchantes !!! Remarquons par ailleurs qu’aucune de nos bonnes consciences de gôche, si affolées par le manque futur de moyens de l’audiovisuel public, n’a suggéré qu’on arrête d’avoir recours à toutes ces sangsues. Cela ferait pourtant de sacrées économies !!!

Evoquons pour finir le milieu des "copains et des coquins" qui se congratulent en permanence à l’antenne : Machin invite Truc le lundi, Truc lui rend la pareille le mercredi, et, au cours des deux émissions, on se livre au panégyrique de Bidule, qui recevra les deux compères samedi sur une autre chaîne. Leur décalage avec le vie réelle prêterait presque à rire, s’il ne passaient leur temps à étaler leurs paillettes tout en conseillant aux chômeurs d’accepter n’importe quoi ou en dissertant sur les efforts financiers que les autres doivent fournir en temps de crise ; sans parler de la charité qu’ils organisent pour telle ou telle maladie en faisant cracher ceux qui n’ont rien sans jamais demander pourquoi ni l’Etat ni les capitalistes ne mettent la main à la poche.

 

IV   Plutôt que de célébrer la publicité, il faut l’éradiquer.

Il nous faut à présent dire un mot de la publicité et de l’enjeu qu’elle représente. Si l’on écoute les hérauts de la gôche parlementaire, comme Mamère, il s’agit simplement du mode de financement adéquat et personne ne semble s’interroger sur le poids, le pouvoir qu’elle donne sur les programmes à ceux qui paient. C’est là le premier volet, le plus évident. Qui peut croire qu’une société comme L’Oréal appartenant à l’une des plus grosses fortunes de France, pourrait payer autant de publicités sur le réseau public si elle n’avait pas en échange l’assurance que les idées de Mme Bettencourt étaient bien défendues par les "journalistes" ou les animateurs des chaînes de France Télévision. Le sénateur Ralite, du Parti "Communiste" Français, ardent défenseur du maintien de la publicité, doit avoir oublié, que, du temps où il menaçait encore un  peu l’ordre capitaliste, le journal "L’Humanité" se plaignait que certains ne voulussent pas lui accorder de publicité….

Mais il y a un élément beaucoup plus important. La publicité, partout où elle s’exerce et pas seulement à la télévision, constitue l’une des armes les plus efficaces dans les mains des idéologues du Capital. Son but est simple : nous convaincre d’acheter des produits dont nous n’avons nul besoin. Il ne s’agit pas simplement, comme beaucoup le croient, d’un but commercial à court terme : vendre le plus possible de tel ou tel produit.

Le stade du capitalisme que nous connaissons est celui du brouillage des repères idéologiques. La publicité en est totalement partie prenante. Le brouillage des repères est aujourd’hui plus qu’évident dans le domaine de la consommation. Quels sont les besoins réels de l’homme qu’une société juste et collective devrait satisfaire ? La réponse n’est pas évidente, notamment avec l’ensemble des produits technologiques actuels.

Ainsi donc, tout ce qui peut maintenir ou augmenter la place de la publicité partout où nous vivons, où nous travaillons, où nous nous déplaçons est objectivement un moyen d’aide important à la survie du capitalisme, car cela éloigne les salariés des priorités réelles. En ce sens, la démarche des partis de gauche, du PS à la LCR, visant à maintenir la publicité est totalement réactionnaire et nous sommes en total désaccord. A "Communistes", nous pensons, bien au contraire que la télévision publique doit se passer complètement de publicité.

Disons enfin un mot de ce que font réellement Sarkozy et ses sbires. En l’état actuel des choses, il s’agit tout au plus d’un effet d’annonce. Bien sûr, "Le Monde" peut titrer sur le "choc"" du 5 janvier. Il n’en demeure pas moins que la publicité reste omniprésente jusqu’à 20 h 00, que l’on peut compter sur les dirigeants de France Télévision pour en augmenter la dose. En outre il n’a été question nulle part de supprimer les sponsors des émissions. Les marques de lessive pourront allègrement continuer à présenter des émissions "culturelles" !!!

V     L’audiovisuel, l’Etat et les Capitalistes

Reste la subordination de l’audiovisuel public au gouvernement. C’est là le deuxième reproche majeur fait par la gauche à la mini "réforme" entreprise par Sarkozy. Si l’on comprend bien, cela signifierait que, jusqu’au 5 janvier, la télévision publique était indépendante du gouvernement. Et, s’agissant des puissances d’argent, qu’en est-il ? C’est une question qu’il ne faut pas poser ; d’ailleurs, les parlementaires de gauche, rangés en ordre de bataille contre la loi, ne l’ont  absolument pas posée.

Tout est fait d’ailleurs là encore pour nous tromper. Même dans la critique de TF1, la gauche ne critique pas le capitalisme, les actionnaires des télés privées, mais seulement Bouygues, en tant qu’ami de Sarkozy. C’est une banale affaire de corruption : le président rince ses amis. Une telle façon de traiter les enjeux n’a qu’un but : éviter que l’on s’en prenne au système, au principe même de la télévision privée !!!

       On s’émeut, chez les bonnes âmes, de ce que désormais le PDG de France Télévision sera désigné en conseil des ministres et l’on hurle à la dépendance. Comme si la télévision (publique et privée) avait jamais été indépendante des capitalistes et de leurs idées ! Comme si les plus hautes autorités de l’Etat n’avaient pas toujours veillé à avoir des dirigeants de l’audiovisuel à leur botte ! Mitterrand et Chirac ont autant commandé aux chaînes, même privées, que Sarkozy aujourd’hui.Non que cela soit défendable, mais il faut bien se résoudre à dire qu’il n’y a là rien de nouveau sous le soleil !

Il est de bon ton, dans les salons de la gôche, de critiquer cette soi-disant reprise en main en comparant à la défunte ORTF, pour le coup accusée de tous les maux. Nul ne niera ici que la TV était alors aux ordres de De Gaulle ou de Pompidou, mais le rapport de force à l’intérieur du pays, l’existence d’un parti communiste ayant encore des positions révolutionnaires, influençant une partie des travailleurs intellectuels, notamment de la télévision, permettait que, malgré le verrouillage de l’information, des émissions culturelles  de qualité et des débats vivants aient lieu.

La disparition des pays socialistes et la domination presque totale des impérialistes sur la planète ont changé la donne : dans des pays comme la France, l’Italie ou la Suède, dans lesquelles les domaines de diffusion de l’idéologie dominante (école et media audiovisuel notamment) étaient dans les mains de l’Etat, il devenait possible de les glisser dans celles des grands capitalistes, lesquels pourraient désormais s’en occuper sans intermédiaire.

 

VI   Des journalistes indépendants ?

En filigrane, la question de la soumission de la télévision aux capitalistes et à l’Etat bourgeois appelle celle de l’indépendance des journalistes. Celle-là, en revanche, ne semble pas émouvoir les politiciens de gauche. A ce sujet, l’état actuel de la télévision publique semble leur convenir. Ils s’y ébattent sympathiquement en compagnie de leurs amis journalistes ou présentateurs, comme Besancenot avec Drucker.

Pourtant s’il y a bien un problème éternel avec la télévision publique dans ce pays c’est la soumission ou l’accord de ceux qui s’y expriment avec l’idéologie dominante. La télévision publique ou privée, pas de distinction à ce sujet, c’est la voix de son maître, à savoir celle des grands capitalistes qui dirigent notre pays et de ceux qui dirigent les autres impérialismes US ou UE.

Il n’est qu’à voir avec quel mépris ils traitent les Palestiniens, comment ils s’accrochent à la fable de la guerre entre Israël et le Hamas et non pas la Palestine, comment ils nous serinent à longueur d’antenne cette autre fable qui serait risible si elle n’était pas si monstrueuse : c’est le Hamas qui est responsable de la guerre. Le pire est qu’à force de débiter le discours officiel ainsi, il semble qu’ils y croient et sont totalement déconcertés quand quelqu’un du monde réel vient les contredire. Un enfant de six ans pourtant peut comprendre qu’aucune comparaison n’est possible entre une dizaine de roquettes de mauvaise tôle et l’une des armées les plus puissantes du monde. La déformation des faits est patente : ainsi c’est le Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza si l’on en croit les présentateurs des "vingt heures" et leurs envoyés spéciaux ; mais rien n’est dit sur la tentative des hiérarques du Fatah de chasser le gouvernement élu avec des armes américaines, tentative qui a échoué, ce qui explique le contrôle du Hamas sur la bande de Gaza. Nos brillants porte-parole du Capital oublient d’ailleurs régulièrement de rappeler que les Palestiniens ont majoritairement voté pour le Hamas. A ce sujet il est significatif, que sur toutes les chaînes françaises, privées ou publiques, Mahmoud Abbas soit le "président de l’Autorité palestinienne" alors que Ismaïl Haniyeh n’est que "le Premier ministre du Hamas".

On peut aussi évoquer la kyrielle d’émissions et les tonnes de salives usées par journalistes et spécialistes pour nous convaincre que la crise n’est pas celle du système capitaliste mais seulement une aberration liée aux seuls financiers.

       On se souvient avec un peu de nostalgie du slogan des années 70 et 80 qui avait cours dans le PCF d’alors : « Fermez la télé, lisez "L’Humanité" ». Plus que jamais aujourd’hui, les journalistes de l’audiovisuel ne sont pas des informateurs mais des répétiteurs de la bonne parole.

 

VII  Le financement de l’audiovisuel public

       Il n’est pas question de faire supporter le coût par l’augmentation de la redevance, qui est déjà bien assez chère. "Communistes" propose de faire payer ceux qui en ont les moyens : les actionnaires des sociétés privées de communication, les Lagardère, Bouygues et leurs amis. Les profits qu’ils réalisent depuis des années sont suffisamment élevés pour qu’ils contribuent à financer la collectivité. Dans un premier temps, il serait possible de les taxer suffisamment pour faire de la publicité un mauvais souvenir, ce moyen étant la garantie qu’ils ne mettront pas le nez dans ce qu’ils financent.

 

VIII       En guise de conclusion

Au-delà de la soi-disant réforme que met en place Sarkozy, c’est l’état actuel et à venir de l’audiovisuel qui nous alarme. Nous ne voulons plus de cette machine à transmettre l’idéologie dominante et à appâter les téléspectateurs selon la vieille tradition romaine des jeux de cirque. Nous ne voulons plus de la télé privée abrutissante inventée par Mitterrand. Nous ne voulons plus de ces véhicules de la pensée des capitalistes que sont les journalistes et les spécialistes que nous subissons à longueur d’antenne. Nous ne voulons plus de cette publicité omniprésente. Nous voulons respirer, nous aspirons à autre chose : une télévision enrichissante et débarrassée de la mainmise du Capital et de l’Etat bourgeois.

 

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