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11-11-2006 |
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Les élections de 2007 ne déchaînent pas les
passions. Les représentants du capital que sont les
Villepin, Sarkozy, Bayrou ou Le Pen n’offrent pas grand intérêt, nous
subissons leur politique anti-sociale depuis 2002, ils proposent simplement
de la poursuivre et de l’aggraver. A gauche c’est tout aussi lamentable. Au PS, l’un
se qualifie lui-même de social-démocrate, une autre veut réincarner
Mitterrand, un troisième qui a exercé la fonction de 1er ministre
semble découvrir le social, il serait temps. Quant à la gauche qui se qualifie
de « non socialiste », elle annonce d’une seule voix qu’au
second tour, elle appellera à voter socialiste. Compliqué non ? En attendant, elle se
déchire pour connaître l’heureux bénéficiaire d’une candidature unique. Il
est vrai que pour eux, le plus important c’est de négocier un accord avec le
PS pour mieux obtenir des circonscriptions pour les législatives qui suivront
et même des municipalités en 2008. Le peuple, ses aspirations, ses besoins, sont
relégués au rayon « accessoire ». Pour faire sérieux ils ont publié ce qu’ils
appellent un programme, pompeusement titré « Ce que nous voulons ». Nous le voudrions aussi si celui-ci était
crédible. Concernant le SMIC par exemple, ils affirment vouloir le porter à
1500 euros brut rapidement, avec la perspective de le porter à 1500 euros
net. Quand ? Pas simple, ils ne sont pas d’accord entre eux. Le PS lui,
propose le SMIC à 1500 euros brut… d’ici a 2012 ! Les autres promesses avancées vont dans le
même sens. La retraite ? Abrogation de la loi Fillon, des décrets
Balladur, Veil et Douste Blazy. Mis à part ce dernier, les autres
existaient déjà lorsque la gauche était au pouvoir. Ce qui n’était pas
possible hier le deviendrait aujourd’hui ? La réduction du temps de travail ? Ils
s’aperçoivent que les directives européennes ne vont pas dans le bon sens.
Mieux vaut tard que jamais, mais l’Europe de capital n’a jamais prétendu
faire dans le social, ne le savaient-ils pas ? Les 35 heures ? Leur mise en pratique a vite
démontré que la mesure était plus favorable aux entreprises qu’aux salariés
dans la grande majorité des cas. Quant aux services publics, il y aurait besoin de
faire la clarté. De quoi parle t-on ? Des services publics contrôlés par
la nation, ou de mission de services publics confiée au privé ? Rappelez
vous les privatisations de l’époque alors que le Premier ministre s’appelait
Jospin. Même constat avec l’école, la recherche, la
politique Européenne etc… Ce catalogue est destiné au premier tour de la
présidentielle pour faire des voix, mais au second tour, pourquoi avoir
déjà annoncé leur désistement pour le PS? Ce qui pourrait faire évoluer la situation dans
le bon sens, c’est la mobilisation des salariés pour imposer leurs
revendications en premier lieu desquelles les salaires apparaissent bien
comme la priorité.
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