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12-04-2006
CPE :
SUITE…
L’article
8 de la loi « d’égalité des chances » est retiré, remplacé par trois « contrats
aidés » issus de la loi dite de « cohésion sociale ».
Ce
gouvernement qui affirmait qu’une loi votée par l’Assemblée nationale devait s’appliquer,
s’est pour le moins montré fébrile et contradictoire pour tenter de parvenir à
ses fins.
Après
son discours pur et dur, Villepin toute honte bue, a annoncé le remplacement de l’article 8 par des
dispositions contenues dans la loi dite « Boorlo ». Mais il en a précisé
la philosophie : faire baisser le coût du travail, accentuer la flexibilité pour être en phase avec les pays qui
composent l’Europe du capital qui se construit.
Cela
prouve simplement, qu’au-delà d’un texte, ce qui est important c’est la stratégie
que celui-ci recouvre. Villepin l’a confirmé lors de sa conférence de presse.
Il
a ensuite affirmé :... « ..Nous n’avons pas l’intention de baisser
les bras, nous poursuivrons nos efforts car le problème reste entier et nous
devons trouver une solution… Il faut plus de liberté pour les employeurs et
plus de sécurité pour les salariés …Comme dans tous les pays d’Europe, c’est
cet équilibre qu’il nous faut trouver…. ».
Il
a poursuivi en expliquant à PPDA
qui faisait celui qui ne comprenait pas, qu’il fallait « …mettre en place des dispositifs
qui permettent en cas de délocalisation ou de suppression d’emploi, de passer d’une
entreprise à l’autre, sans passer par la case ASSEDIC… ».
Nous
voila prévenus. S’il y a recul dans un premier temps, l’objectif de fond
demeure inchangé. Ce qui ne peut nous étonner venant de ce gouvernement.
Il
est sur la même ligne que Mme Parisot du Medef,
que celle du représentant des PME, voire celle de De Villiers qui était très en
colère contre « les grévistes et les manifestants qui ont imposé ce recul ».
Toujours
est il que c’est grâce à la mobilisation et l’action que ce premier recul a été
imposé. Il nous faudra poursuivre
avec un rapport de force encore élargi
et conscient, pour que ces négociations répondent à nos attentes et pas à
celles du capital.
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