13-06-2009
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AUTOMOBILE : CE SONT TOUJOURS LES MEMES QUI TRINQUENT |
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Si les noms de Général Motors,
Chrysler, Opel font l’actualité, rappelons que depuis trente ans l’industrie
automobile- constructeurs et sous traitants- a supprimé des centaines de
milliers d’emplois, fermé des dizaines d’usines tandis quelle s’implantait
dans les pays à bas salaires. Résultat : des milliards de dollars versés
aux actionnaires. Le
PDG de Fiat déclare, il y a quelques jours : à la fin de la crise, il
restera quatre ou cinq constructeurs dans le monde. A-t-il tort ou raison, l’avenir
le dira. Ce qui est sûr c’est que c’est dans cette voie que le capitalisme se
dirige. En
s’implantant dans les pays d’Europe de l’est et en réimportant ces voitures
sur leurs marchés nationaux sans pour autant baisser les prix, les
constructeurs empochent au passage un maximum de profits. Les
constructeurs américains victimes de la concurrence japonaise. Voyons
ce qui vient de se passer entre G.M. Chrysler et leurs concurrents japonais
implantés aux Etats-Unis. Pour des raisons historiques, le coup de la main d’œuvre
est plus élevé de 10$ de l’heure chez les constructeurs américains que japonais. D’où la baisse des profits
chez les premiers. Une situation insupportable. Après avoir supprimé 61.000
emplois depuis 2006, avoir liquidé la protection sociale, la mise en faillite
de GM et de Chrysler était pour le patronat la meilleure manière de remettre
les compteurs à zéro et de repartir dans de meilleures conditions vis-à-vis
de la concurrence. Avec en prime pour la seule GM une aide de l’état de 50
milliards de $. Les salariés payeront deux fois, comme chômeurs et comme
contribuables. Il reste 61000 salariés chez GM. L’objectif est de ramener ce
nombre à 40.000 et de fermer 16
sites. Des régions entières vont être sacrifiées. Qu’importe, pourvu
que le profit soit de retour. La
main mise de Fiat sur Chrysler pour zéro dollar semble une bonne opération
pour l’italien qui vise la place de numéro deux mondial. Obama se réjouit. Parlant de Chrysler,
il déclare : la compagnie nouvelle sera plus solide, plus compétitive. 8
usines sur 22 ne sont pas reprises par Fiat, le président ne s’en soucie pas.
Que ceux qui vont tout perdre dans cette affaire, les salariés, se débrouillent.
A ceux de GM il dit : Je veux que vous sachiez que ce que vous faites
est un sacrifice pour les prochaines générations. Un sacrifice que vous n’avez
pas choisi de faire….. Quel cynisme ! Au
total c’est 1,3 million d’emplois qui pourraient être perdus dans ces
restructurations. Des
syndicats compréhensifs. Le
syndicat américain qui gère le fonds de pension pour la couverture santé et
retraite des salariés vient de l’investir dans le capital des nouvelles sociétés
qui vont être créées. Avec tous les risques que cela comporte. Parlant des
suppressions d’emplois le président du syndicat déclare : les
concessions acceptées par nos membres sont drastiques. Mais c’étaient la
seule chose à faire. Voilà un syndicaliste comme le patronat les aime. Compréhensif
jusqu'à justifier les suppressions d’emplois. Opel.
Les discussions pour la reprise d’Opel, filiale
européenne de GM donne lieu à
une féroce bataille entre prédateurs. Qui emportera la mise entre Fiat, le
canadien Magna allié à un banquier russe ? Trot tôt pour le dire, mais
une chose est tranchée. La suppression de 11.OOO emplois est décidée en
Europe. L’état va apporter un crédit de 1,5 milliard d’euros et une garantie
de 4,5 milliards d’euros. Une entreprise chinoise s’est portée candidate pour
la reprise d’une autre filiale. La foire d’empoigne bat son plein. Une
nouvelle fois Une
nouvelle fois les états volent au secours du capitalisme. Le sort des
travailleurs n’est qu’un argument de campagne électorale et jamais tenu
celle-ci terminer. Il faut balayer tout ça.
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