13-06-2009
|
Quand la Poste se saborde |
|
La Poste poursuit son objectif
rampant de privatisation. Elle se prépare non pas à la concurrence, puisqu’elle
l’organise avec le concours de l’Arcep (1)
mais à l’abandon de ses missions de service public. N’est-ce pas l’objectif
fixé derrière l’abandon du J+1, au profit du J+2, permettant à la concurrence
d’occuper sans difficulté le terrain du courrier ? L’article
paru dans Les Echos du 8.juin développe des arguments qui prêtent à sourire
pour éviter la vraie question : les
politiques de destructions massives d’emplois, plus de 49 000 depuis
2003, la politique de modification des plans d’acheminement, qui ont supprimé
des centaines de liaisons « train-poste » (la Poste vient encore d’en
supprimer une dizaine au profit des liaisons routières). Il faut avoir le
toupet du président Jean-Paul Bailly pour affirmer devant les députés donner « Un coup de pouce pour
l’environnement, mais aussi pour
les finances du groupe public ». Non
seulement la Poste abandonne les liaisons ferrées, mais ferme plusieurs
centaines de garages lui appartenant au profit de « patrons routiers ».
Du matériel polluant qui ne dérange même pas les écolos? (1) Autorité de régulation des communications électroniques
et des postes, son nouveau président Jean-Ludovic SILICANI, conseiller
d'Etat, sort du cabinet de président Sarkosy et vient d’être nommé le 8 mai
2009.
http://www.sitecommunistes.org
|