|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
13-12-2006
|
ILS ONT
DIT NON |
|
Ils, ce sont les salariés de Bourgeois, un
sous-traitant des groupes automobiles à Besançon. Ils sont soumis à la
pression insoutenable des donneurs d’ordres qui, pour augmenter les profits,
exigent des coûts de production toujours plus faibles. Il ne s’agit pas ici
de concurrence internationale mais d’une action systématique, organisée, de
Peugeot et Renault. Résultats : toujours moins pour les salariés,
toujours plus pour les actionnaires. Il y a quelques jours les
médias, radios et télévision en tête, faisaient savoir que suite à une
assemblée du personnel, à l’initiative de la CFTC, les salariés acceptaient
la proposition de la direction de travailler 39h. payées 35 ainsi que la
suppression du 13ème mois, ceci pour éviter 100 licenciements. La réalité est
différente. La CFTC était bien d’accord avec les propositions de la direction
mais l’assemblée du personnel ne réunissait qu’une cinquantaine de salariés
sur les 525 inscrits à l’effectif. Face à cette situation,
les syndicats CGT de Besançon appelaient le personnel à refuser de faire les
frais de cette politique. Ils appelaient à une consultation réelle des
intéressés. Précisons que dans cette entreprise, après vingt ans
d’ancienneté, le salaire est de 1200 euros mensuels. Lors de la consultation,
430 salariés se sont exprimés. 69% d’entre eux ont dit NON au retour aux 39h.
payées 35 - 87% ont dit NON à l’abandon du 13ème mois. Une bonne gifle pour la
direction et pour tous ceux qui se couchent devant ses exigences. Les médias, toujours au
premier rang quand il s’agit de mettre en avant l’acceptation des régressions
décidées par les patrons, n’ont pas consacré une ligne, une minute d’antenne,
lorsque les salariés ont dit non. La
lutte n’est pas terminée, mais un point a été marqué. Affaire à suivre.
http://www.sitecommunistes.org |