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14-06-2008
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Scandale de l’amiante, mettre en échec le gouvernement et le Medef |
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L
a catastrophe annoncée se déploie sous nos yeux:
100 000 décès dûs à l'amiante dans les 10 ans à venir. C'est le résultat de l'exploitation
subie par des centaines de milliers de travailleurs exposés sans protection,
alors que depuis le début du siècle dernier la nocivité de l'amiante était
connue. Aujourd'hui si des dispositions de protection, des interdictions ont
été prises, nous côtoyons toujours l'amiante dans les entreprises, dans
nombre de bâtiments et de logements. Des associations bénévoles agissent pour
que les salariés touchés par la maladie obtiennent réparation des préjudices
subis. Cette réparation ne compensera jamais les souffrances endurées ou le décès d'un proche. Frapper
au portefeuille ceux qui font supporter par la sécurité sociale ce qui doit
l'être par les cotisations patronales? Frapper pénalement les auteurs de ce
que l'on peut qualifier de crime? Quantité d'entraves se dressent qui
empêchent l'aboutissement de
telles procédures. Mais il y a pire, le gouvernement veut aller vers la
dépénalisation des industriels. Il supprime ce qui dans le code du travail
protégeait la santé des travailleurs (applicable le 1er mai 2008). Ce
gouvernement avec l'aide du MEDEF a mis en place une commission de
«partenaires sociaux» pour remettre en cause certaines dispositions
favorables aux salariés; c'est clairement ce qu'indique le rapport Le Garrec. Etendre
à beaucoup d'autres entreprises et secteurs industriels ayant été au contact
de l'amiante la possibilité de retraites anticipées? Pas question. Pire une
liste d'entreprises et secteurs industriels à risque serait annulée. Il
faudrait être frappé par la maladie pour pouvoir partir en CAATA (cessation
anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante), alors que l'on sait et
les statistiques le prouvent que ceux qui ont été à un moment ou un autre à
son contact dans leur parcours professionnel ont d'une façon générale une
espérance de vie réduite. Le
formidable retour en arrière programmé, peut être mis en échec par le
développement de l’action. Cette action passe déjà par l’information, cet
article s’efforce de le faire. Pierre BERNARDINI
http://www.sitecommunistes.org |