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15-03-2007

Défense nationale ?

Vous vous moquez de nous.

 

 

 

La campagne électorale devrait être l’occasion d’un débat sur la politique de défense de la France.

Celui-ci n’aura pas lieu. Les principaux candidats, mais aussi tous les autres, ont des positions absolument identiques. Résumons :

Maintien de l’effort de dépense à 2 % du PIB, maintien de la force nucléaire, maintien de la « projection des forces » avec la construction d’un deuxième porte-avions et les forces de réaction rapide, intégration militaire européenne, maintien de l’OTAN. Rien de nouveau sous le soleil, ils remettent leurs pas dans les pas de ceux qui les ont précédés.

 

Il serait pourtant intéressant de poser la question :  qu’est-ce qui menace la sécurité de la France aujourd’hui et quelles réponses y apporter ? La question n’est jamais posée parce que la stratégie militaire actuelle n’est pas orientée vers la défense du territoire national.

 

Elle est dirigée contre ce que Bush appelle les  états voyous et le terrorisme; cette notion est chère aux dirigeants français d’aujourd’hui et de demain (voir leur position sur le Liban, la Corée, l’Iran).

 

Les leçons de l’Irak, de l’Afghanistan, de l’Afrique devraient amener à aborder les questions actuelles dans le cadre d’une politique de développement, d’émancipation, de lutte contre les idées réactionnaires véhiculées par les forces les plus rétrogrades qu’elles soient laïques ou religieuses. Ce n’est absolument pas le cas.

 

Ces positions des candidats reçoivent la bénédiction des marchands d’armes qui sont assurés de continuer à engranger de fructueux profits. Le Figaro (3-03-07) conclut en rendant compte de la position de Ségolène Royal « elle ne s’écarte donc guère d’un certain consensus français ». Les voilà rassurés s’il en était besoin.

 

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