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15-06-2005

Le plan De  VILLEPIN,

tout bénéfice pour les patrons

 

 

De Villepin c’est la parfaite poursuite de la politique Raffarin tout au service du capital.

 

Au moment même où il proclamait qu’il allait faire reculer le chômage, la société St Microélectronique annonçait 2300 licenciements en Europe sans préciser le nombre en France ; De Villepin n’a pas levé le petit doigt. Par contre, il ne perd pas de temps pour s’attaquer au code du travail et le liquider.

Ce qu’il est en train de faire peut se résumer en trois points :

 

1-Liberté totale pour les patrons.

Avec la création du « contrat nouvelle embauche », l’employeur pourra licencier un salarié sans aucun préavis et sans verser aucune indemnité pendant les deux ans, baptisés « période d’essai ». En clair c’est la précarité permanente pour le salarié soumis à une exploitation aucune accrue, risquant de perdre à tout moment son emploi sans aucun droit, aucun recours.

Sanctions pour les chômeurs

« Il n’est pas acceptable qu’un chômeur puisse refuser plusieurs offres d’emplois raisonnables. Des dispositifs existent pour sanctionner les abus. J’entends qu’ils soient appliqués par le service public de l’emploi »,   a déclaré De Villepin. Les chômeurs seraient contraints d’accepter n’importe quel emploi en -dessous de leur qualification, sinon ils  verront leurs indemnités supprimées, ils seront rayés des listes de l’ANPE et sanctionné par les ASSEDIC. Le gouvernement annonce la parution d’un décret prévu dans la loi  dite de « cohésion sociale », encadrant les conditions des sanctions.

2-Faire travailler les retraités

Le gouvernement annonce que les règles du cumul emploi–retraite seront « assouplies ». Le retraité est invité à reprendre le travail. Mais bien entendu, sa retraite plus son nouveau salaire ne doivent pas dépasser le dernier salaire qu’il aura touché en activité. On voit ou cela peut conduire, des retraités au travail  (pour quel salaire ?), doublement exploités  pendant que les plus jeunes n’ont pas de travail.

Par ailleurs J. F. Copé ministre délégué au budget confirme  la réduction du nombre des fonctionnaires pour 2006.

C’est ça que vous appelez « combattre le chômage » M. de Villepin ?...

3-De nouveaux milliards de cadeaux au patronat. Payés par les contribuables, les nouveaux cadeaux faits aux entreprises sur les cotisations sociales vont représenter 4 milliards 500 millions d’Euros qui s’ajouteront aux 20 milliards déjà programmés pour 2005. Depuis 1991, 155 milliards d’Euros ont ainsi été accordés aux entreprises. En 10 ans les exonérations de cotisations patronales ont été multipliées par dix. Le gouvernement annonce pour 2007 l’exonération totale de cotisations patronales pour les salaires jusqu’au SMIC. Il pousse ainsi au développement des bas salaires, il continue d’ailleurs  à refuser l’augmentation des salaires.

Depuis plus de 20 ans ces cadeaux aux entreprises gonflent les profits patronaux mais ils n’ont pas fait reculer le chômage bien au contraire.

 

Le patronat est satisfait, mais il en veut encore plus

Les petites et moyennes entreprises se déclarent leur satisfaction, tandis que le MEDEF invoque « un programme qui apparaît utile, concret mais encore limité ».

Plus ils en ont, plus ils en veulent.

 

Les biens de la nation sont vendus pour financer ces nouveaux cadeaux.

Nouvelle vente d’actions de France–télécom, ouverture le 23 juin du capital de Gaz de France (20 à 22 % du capital), poursuite de la privatisation des autoroutes, privatisation d’EDF d’ici la fin de l’année.L’Etat continue de liquider des richesses de la nation. Qui en profite ? les grands groupes capitalistes financiers.

 

Face à cette nouvelle attaque, quelles réactions ?

 

Les luttes. La seule chose que le gouvernement et le MEDEF redoutent ce sont les luttes.

Les travailleurs ne doivent compter que sur leur action. Quand ils luttent tous ensemble contre le capital ils représentent une force immense.

Forts de ces millions de NON au référendum du 29 mai poursuivons le combat pour les faire reculer et pour que ça change.

L’heure n’est pas à attendre 2007. Les multinationales et tous ceux qui les soutiennent ne perdent pas de temps, n’en perdons pas non plus.

 

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