|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
15-12-2004
|
2004 :
Une très bonne année pour les patrons |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les 45 plus grosses capitalisations
affichent une santé insolente, résultat de l’exploitation des salariés et des
cadeaux fiscaux du gouvernement. . Elles affichent un cash-flow (qu’on peut
traduire par argent immédiatement disponible) de 34 milliards 700 millions
d’euros en 2004. Pas étonnant dans ces
conditions que les PDG de ces entreprises se servent copieusement. Le salaire
annuel moyen des 40 premiers d’entre eux est de 6.250.000 euros soit 400 fois
le SMIC. De quoi passer les fêtes de fin d’année dans la sérénité. 2005 se profile aussi
comme une nouvelle bonne année. Les annonces de BORLOO – RAFFARIN sont
pleines de promesses pour une nouvelle flambée des profits. Licenciements
facilités et financement de ces nouveaux chômeurs par un « contrat de
travail intermédiaire » de 12 à 18 mois, financé par l’UNEDIC et les
fonds publics (donc par les impôts et taxes que nous devons payer), avec au
bout quel emploi dans les régions sinistrées par les délocalisations, les
fermetures d’entreprises ? Le MEDEF par la voix de
SEILLIERE se réjouit : « ce sera bon pour la croissance »
dit-il. Bien sûr par croissance il faut entendre : profits capitalistes
et non par réduction du chômage. Raffarin
annonce : assouplissement des 35 heures Bref rappel de la
réduction du temps de travail. Ce fut toujours le
résultat de luttes acharnées, avec une constante dans l’argumentation
patronale. Au milieu du19ème siècle, les patrons du textile poussaient de
hauts cris lors du passage de la journée de travail de 14h. à 12h : la
concurrence allait conduire les patrons à la ruine ! Les mêmes
propos seront entendus à chaque étape : de 12h. à 10h., de 10h. à 8h. Rien de nouveau sous le
soleil, SEILLIERE n’a pas d’imagination. La réduction du temps de
travail façon gauche plurielle. Dans sa campagne
présidentielle de 1995, JOSPIN déclarait : « la réduction du temps
de travail sans perte de salaire n’est pas ma tasse de thé ». En 1997
quand il était au gouvernement avec la gauche plurielle, la question revient.
La semaine de 35h. , 7h. de travail par jour, cinq jours par semaine, voilà
une solution simple qui aurait satisfait les salariés. Trop simple sans doute
et ce gouvernement avec le soutien des centrales syndicales décide que les
35h. seraient une moyenne sur l’année comprenant des périodes dites
« hautes » et d’autres dites « basses ». C’était satisfaire la
vieille revendication du patronat sur la flexibilité du temps de travail,
avec en plus le blocage des salaires mais par contre des milliards
d’exonérations de cotisations sociales et fiscales aux employeurs (depuis
1997, les patrons ont ainsi empoché 15 milliards d’euros). Le MEDEF s’est engouffré
dans la brèche ainsi ouverte par la loi votée au parlement par la
gauche plurielle. Dans les branches et les entreprises, le patronat signait
des accords des deux mains. Le résultat : d’un
côté les salaires bloqués, une flexibilité du travail jamais atteinte depuis
50 ans, la productivité du travail considérablement augmenté. De
l’autre, une nouvelle explosion des profits capitalistes. Le résultat de cette
politique au service du capital a été d’ailleurs sanctionné en 2002 par
l’abstention massive des salariés lors du premier tour de l’élection
présidentielle. Le
capital n’en a jamais assez. Il veut la liberté
complète pour les entreprises et il vient de voir ses demandes satisfaites
par RAFFARIN qui a annoncé une loi « assouplissant » les
35h. qui sera votée au parlement en janvier 2005. Raffarin dégage la
route au patronat. « Les entreprises retrouvent plus de liberté »
titrait le journal « Les Echos ». Liberté pour les patrons de faire
travailler plus quand ils veulent et à bon compte. La négociation se fera par
branche ou par entreprise. Après bien d’autres, c’est un nouveau mauvais coup
porté au code du travail « Ceux qui veulent
gagner plus auront la liberté de travailler plus » a dit RAFFARIN.
Vieille rengaine.¨Pour gagner plus il est possible de faire simple, il n’y a
qu’à augmenter les salaires en prenant sur les profits fabuleux
des entreprises. Sa liberté, c’est la liberté du renard libre dans le
poulailler libre dont parlait déjà K. MARX en 1848, en clair c’est celle du
salarié livré sans limite à son patron. Les partis de gauche
naturellement protestent. Fortes paroles mais qui ne changent pas la réalité.
Ce sont ceux qui ont ouvert la brèche quand ils étaient au gouvernement au
service du capital. Ils referaient la même chose s’ils revenaient au pouvoir
en 2007. L’alternance, toujours l’alternance sans risque pour le Capital. Les
patrons peuvent dormir tranquilles. Les syndicats. Il ne
s’agit pas seulement de protester, il est surtout grand temps d’agir. La CGT
appelle les autres centrales syndicales à se rencontrer pour envisager une
action commune pour faire échec à ces nouvelles mesures qui frappent les
salariés. Réponse négative. Face à cela, le moment n’est-il pas venu de
lancer sans attendre davantage un mot d’ordre d’action ? Nous
pensons qu’il est urgent de le faire. Année
2003 : PROFITS Les
entreprises françaises très bien placées en Europe Parmi les 100 premières
entreprises européennes, hors Banques et Assurances, 1/3 des entreprises sont
françaises.
Rang et
nom de l’entreprise profits
http://www.sitecommunistes.org |