|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
16-03-2005
|
AUGMENTEZ NOS SALAIRES ! |
|
Les
richesses créées par le travail ont doublé en l’espace de deux générations.
Qui en profite ? En une seule année le
MEDEF a récupéré près de 20 milliards d’euros par des exonérations de
cotisations sociales… En un an les 40
entreprises (cotées en Bourse CAC 40) ont empoché 37 milliards de dividendes.
Les profits des grands groupes industriels et financiers continuent d’exploser
et leurs charges sociales diminuent. CHIRAC veut aller encore
plus loin en supprimant toutes les charges patronales (au titre de la Sécurité
Sociale) sur tous les salaires situés au niveau du SMIC…avec pour conséquence
une « smicardisation » généralisée. Pour les patrons ce n’est
pas encore suffisant ! Deux exemples : 1*RENAULT déclare avoir
augmenté les salaires de 4,65% en 2004. Voyons de plus près: seulement 2,1%
au titre de l’augmentation générale des salaires. Le reste est réparti en
augmentations individuelles (1,60%) en intégration de la prime de printemps
(0,70%) et en valorisation de la prime de transport (0,05%). Cette politique appelée
par les entreprises « globalisation des salaires » est de plus en
plus pratiquée. En accroissant ainsi les « avantages non salariaux »,
les entreprises réalisent une bonne opération en réduisant le « coût
fiscal ». Ajoutons que pour 2005,
RENAULT envisage une augmentation moyenne de 1,6% seulement. 1*BNP PARIBAS annonce qu’elle
va distribuer des primes représentant 25% du salaire mensuel brut qui, lui,
ne sera évidemment pas augmenté. De nombreuses entreprises
jouent ainsi de plus en plus sur l’intéressement et la participation. Ainsi un transfert s’opère
sur la partie variable de la rémunération au détriment du salaire fixe qui détermine
la base de la future retraite. « Un basculement
s’est produit en 2004. Auparavant 60% de la rémunération relevait des mesures
collectives et 40% de décisions individuelles. Aujourd’hui c’est l’inverse »
écrit Philippe CAPBLANCA directeur d’études à « Entreprises et personnel ». Les salaires, première
préoccupation des salariés L’augmentation des salaires
et retraites est la première préoccupation des salariés. Avec la « réforme »
des retraites et de la Sécurité Sociale, la situation devient dramatique. Les femmes sont encore
les plus frappées : inégalité de salaire, de carrière, temps partiel, précarité,
chômage… Lorsque le gouvernement
et le patronat parlent de « travailler plus pour gagner plus » c’est
l’argument choc utilisé pour dire non à l’augmentation des salaires. Et à l’inverse
c’est garantir des profits supplémentaires pour les actionnaires et les
propriétaires des entreprises. Résultat, les salaires et
les pensions ne cessent de perdre du pouvoir d’achat. C’est la principale
raison de la faiblesse de la consommation et de l’activité économique, de la
baisse de l’emploi et de la hausse du chômage. Le bas niveau des
salaires et des retraites, des indemnités des chômeurs, conduit à ce qu’une
grande partie des besoins de la population demeure non satisfaite. La France pays des bas
salaires. La pauvreté touche de
plus en plus de salariés. 17% des salariés (1 sur 6) gagnent moins que le
SMIC. Aujourd’hui 3 salariés sur 4 sont embauchés à un niveau inférieur au
SMIC. Les statistiques officielles avouent que la France compte 6 millions de
pauvres (1 habitant sur 10). Le nombre de RMIstes
a bondi de 9% en 2004, il concerne 1.061.000 personnes. Dans de nombreuses
branches professionnelles, le salaire de base est inférieur au SMIC. En 2002
sur les 242 branches étudiées dans le bilan des négociations collectives, 198
(soit 82%) prévoyaient des minima inférieurs au SMIC. Ca s’est aggravé
depuis. Assez discuté,
agissons ! Pour
que cette situation soit inversée il faut intervenir et agir massivement. Après
les grèves et les manifestations de 8 et 10 mars, il est impératif de
poursuivre le mouvement, de l’amplifier pour imposer un véritable rapport de
force en faveur des principales revendications et en tout premier lieu pour
une augmentation générale des salaires et des retraites.
http://www.sitecommunistes.org |